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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 19:34

~~ La tribune de Nicolas Sarkozy révulse à grande échelle

Les outrances de l'ancien président, dans une tribune publiée ce vendredi matin, et particulièrement sa comparaison entre les écoutes policières et la Stasi, ont choqué jusqu'aux syndicats de police et aux magistrats, mis en cause par celui sur lequel pèse des soupçons de trafic d'influence. Le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI, majoritaire chez les officiers de police) a ainsi déclaré que la "police n'(était) pas la Stasi". Il "regrette qu'un ancien président de la République et ancien ministre de l'Intérieur puisse faire de telles déclarations". "Comment peut-il oublier que la Stasi pratiquait des écoutes administratives généralisées alors que dans cette affaire il s'agit d'une interception téléphonique intervenant dans le cadre d'une instruction judiciaire relative au délit supposé de trafic d'influence. (M. Sarkozy) oublie également que dans notre pays la police travaille conformément au code de procédure pénale, sous le contrôle des magistrats et dans un cadre très strict.". Le SCSI "regrette qu'une fois encore dans ce débat politico-médiatique, l'ensemble de la classe politique instrumentalise la réalité du travail des policiers". Principes de base Même réaction courroucée de la part des magistrats. Dans un communiqué, le syndicat de la magistrature s'étonne "que celui qui a été le gardien constitutionnel de l’indépendance de la justice agite le spectre d’une justice partiale et laisse croire aux citoyens que la justice use de méthodes comparables à celle d’une police politique est proprement intolérable". Le syndicat rappelle les principes de base de la justice française: "La défense est un droit sacré, les institutions sont là pour le préserver. L’ancien Président de la République est un justiciable comme les autres et il bénéficie de toutes les garanties procédurales de notre Etat de droit. En se plaçant – pour détourner l’attention du fond de l’affaire – sur le terrain de l’invective, l’ancien Président de la République met en péril nos institutions démocratiques." Plus étonnant, la présidente du tribunal de grande instance de Paris, Chantal Arens, est sortie de sa réserve pour rappeller 'que les juges d'instruction, statutairement indépendants, instruisent à charge et à décharge et que leurs décisions sont soumises au contrôle des juridictions supérieures". La magistrate "souhaite qu'ils puissent exercer leurs fonctions en toute sérénité".

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