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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 19:31

~~ Assurance chômage: vers un échec des négociations?

. Le Medef avait prévenu, le document présenté jeudi ne serait pas beaucoup modifié ce vendredi lors de l'ultime séance de négociation sur l’assurance chômage. A sa lecture, les syndicats se sont montrés très réservés, voire énervés. Frank Mickula, négociateur pour la CFE-CGC, déplore de nombreuses attaques contre les cadres. «On est désespéré, ça va se finir dans l’après-midi, sur un constat d’échec.» Il faut dire que le patronat n’a pas bougé d’un iota sur la dégressivité des allocations à partir du treizième mois d’indemnisation versées à un chômeur, les ramenant de 7.184 euros brut à 3.592 euros, alors que seuls 23 000 personnes touchent des montants entre 3500 et 7000 euros. Une disposition qui recueille l’opposition de tous les syndicats et constitue un gros point de blocage. Cette mesure viserait en premier lieu les encadrants. Dans un communiqué, l'UGICT-CGT dénonce « une tentative populiste et rappelle que les cadres contribuent aujourd'hui beaucoup plus au financement de l'UNEDIC qu'ils ne lui coûtent ».

Autre disposition qui passe mal : l’allongement du délai de carence de 75 jours pour bénéficier de ses allocations chômage en cas de versement d’un chèque de départ de la part de l’employeur, qui serait porté à 200 jours. Le Medef bloque Pour Yves Razzoli, négociateur pour la CFTC, « le patronat ne veut pas faire preuve de sagesse. Différer l’indemnisation est inacceptable, on va défaire dans cette négociation, ce qui a été gagné par d’autres syndicalistes sur le terrain ? » De son côté, Eric Aubin, chef de file de la CGT remarque « qu’Il n’ y a pas de volet recette supplémentaire. Le Medef propose un milliard d’euro d’économies alors que les droits rechargeables (NDLR : la possibilité d’être mieux indemnisé en cas de réinscription à Pôle emploi sans avoir épuisé ses droits antérieurs) ne coûteront que 300 millions. On a fait des propositions avec d’autres syndicats pour trouver des revenus supplémentaires pour l‘Unédic comme la taxation des contrats courts. Mais le Medef nous a dit qu’il n’avait pas de mandat pour aller plus loin que ce texte.

Nous sommes très très loin d’un accord ». Les intermittents mobilisés Si syndicats et patronat n’arrivent pas à s’entendre aujourd’hui, le gouvernement peut décider de prolonger la convention existante ou de reprendre la main. Michel Sapin, ministre du travail, préfère pour l’instant écarter cette dernière hypothèse. Ce matin, il avait mis coup de pression pour que les négociateurs « arrivent à un accord ». En parallèle, une centaine d’intermittents et d’intérimaires poursuivent leurs actions. Ils sont une centaine à occuper le Carreau du temple, lieu culturel situé dans le 3 eme arrondissement de Paris. 18 heures, coup de gueule et statu quo Alors que la séance est suspendue depuis ce midi, les conciliabules de couloirs battent leur plein notamment entre le Medef et la CFDT. Agacé, Eric Aubin, négociateur pour la CGT, pousse un coup de gueule, « On est là, mais on ne sert à rien, on attend que le patronat se soit mis d’accord avec les secrétaires généraux des organisations susceptibles de signer. Voilà comment se déroule les négociations, ça pose un problème de loyauté. Miche Sapin est au téléphone avec eux. Quand le ministre parle de l’autonomie des partenaires sociaux, va falloir qu’il arrête de jouer avec nous !

Le gouvernement a une lourde responsabilité dans le déroulé des discussions, qui se passent avec quelques un et pas avec la CGT en tout cas ! Nous, on attend, on regarde les oiseaux passer... » Pendant ce temps, Franck Mikula, négociateur pour la CFE-CGC, erre dans le hall du bâtiment du Medef. Finalement, Véronique Descaq, chef de file pour la CFDT, descend prendre une pause. Pour elle, c’est aussi mal parti…"A ce stade le texte est pas signable. Ca commence à devenir intéressant sur les droits rechargeables, mais, pour l'instant, le Medef discute tout seul..., explique la syndicaliste qui n'a pas pourtant pas montré le bout de son nez de toute la journée.

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