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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 19:51

Mercredi 7 janvier 2015, des journalistes et des salariés de Charlie Hebdo, des fonctionnaires de police ont été abattus.


Qu'ils s'appellent Charb ou Ahmed, Wolinski ou Moustapha, ils ont été odieusement assassinés.


Certains parce qu'ils avaient dessiné des caricatures, d'autres parce qu’ils y travaillaient, d’autres enfin parce qu'ils réalisaient leur mission de sécurité publique.


La condamnation de cet acte doit être totale. Elle est totale parce quoi que l’on pense, la violence, en démocratie, ne doit pas être utilisée pour imposer ses vues.


Qui utilise la plume doit se voir répondre par la plume. Pas par des balles.
La démocratie, c’est le pluralisme des pensées qui dialoguent ensemble. La confrontation verbale peut être vive, mais elle s’en tient aux mots.


Vote, manifestation, réunion publique, chanson, articles, action en justice, les voies sont nombreuses pour manifester ses opinions. Sans violence physique. Sans morts.
Quelle que soit nos origines, réelles ou supposées, où que l’on vive, en centre-ville ou en quartier, en campagne ou en ville, que l’on ait apprécié les caricatures publiées par le journal ou que l’on s’en soit senti offusqué ou blessé, l’attentat barbare et fanatique qui a décimé la rédaction de Charlie Hebdo nous endeuille et nous plonge dans l’affliction, pour les victimes, leur famille et leurs amis mais aussi pour notre pays.


Que se passera-t-il demain ? La question de la protection des libertés publiques a été posée de façon brutale.


Alors que des journalistes, défendant la liberté de s’exprimer, ont été abattus, il ne faudrait pas que cédant à une vague de terreur, les libertés individuelles s’en voient restreintes.
Alors que des journalistes militants antiracistes ont été abattus, il ne faudrait pas qu’en raison de leur appartenance réelle ou supposée à l’islam, des individus soient pris pour cible.
Pour garantir l’exercice des libertés fondamentales nécessaires à l’épanouissement de la démocratie, il nous faut, tous, être vigilants et faire en sorte que le vivre ensemble ne soit pas un slogan., que l’unité nationale, en ce moment de deuil se manifeste par des actes.

Alors, pour que liberté et démocratie ne soient pas que des mots, retroussons-nous collectivement les manches. Travaillons ensemble, entre individus de bon sens et de bonne volonté, venons renforcer ce qui est fait au quotidien et en silence depuis des années, peut-être insuffisamment par manque de bras et de moyens. Parce que nous avons peur pour demain, agissons à construire un futur plus positif.


Aide aux devoirs, actions pour l’orientation scolaire et professionnelle, pour l’insertion socio-professionnelle, éducation à la laïcité, actions pour améliorer les relations entre police et population. Tous ces enjeux peuvent sembler petits face à la violence qui a surgi hier.
Pour autant, s’il faut aller manifester, s’il faut dire « nous sommes tous Charlie », pour faire que la démocratie ne soit pas un mot, il nous faut aussi individuellement et collectivement nous y investir. Alors indignons-nous et organisons nous.

http://union.wesign.it/fr

Réda Didi
Fondateur du think-tank
Graines de France
+33674089189

www.grainesdefrance.fr

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Graines de France

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