Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 19:42

Oser dire non


La petite histoire que je veux vous conter laisse choir l’ennui pour la félicité.

Elle commence par le rire en décodage scolaire, puis s’envole en voyage entêté sur la sphère monétaire, plongeant en virevolte sur une parabole sociale à la révolte, où elle prolonge le slam jusqu’au champ d’une roulotte…

A l’école et dans les institutions, j’ai tenu à dire non.
On m’y a appris le conformisme, en m’offrant le plateau des rimes de mots clôts, et l’individualisme inter-nominatif pas très beaux.

Occultant l’individu on a fait des mathématiques assidues. J’ai compté les étoiles en oubliant l’astronomie. Numérologie et astrologie sont passées à l’as, on n’a rien vu. On a joué à saute-mouton pour faire les cons, et j’ai dit non.

La direction avait l’amour de l’esprit contrarié pour l’écolier, m’occultant les jours où gaie j’étais volée. Les jours de colère, face à l’injustice non éphémère, je fus punie au piquet en l’ayant amère, pour apprendre à être une joyeuse mère disciplinée, inhibée. Alors j’ai dit non, et j’ai pris mon baluchon.

La vie m’apprit hors des classes et colonies, l’histoire de l’esclavage, Hitler et compagnie, auxquels j’ai dit non!

Mon voisin a voulu m’inviter à manger des hamburgers, et j’ai dit non. Je suis entrée dans sa cuisine pour la transformer en restaurant, prise d’assainissement, j’ai jeté plus d’la moitié des aliments.

Ça puait le chimique, le reconstitué, la vache folle en gélatine, les colorants malodorants, la bête avariée qu’on n’sait même plus si c’est l’homme ou la bête…
Ni qui est la machine, entre tout ce décor inox, entre le labo et les tartines, et la roue de la fortune des industries… Le soleil vert, ce vieux film, est une sorte de réalité d’actualité, sans mousse médiatisée, ni publiée.

J’ai fait la nique aux hamburgers,
et j’ai dit non aux hamburgers!

Ma famille a voulu me choisir l’profil de mon mari, et j’ai dit non. J’ai cassé la vaisselle en la jetant par la fenêtre.
J’ai regardé mes parents dans la vaisselle de leur mariage…

J’ai fait la belle aux émissions radio, ma guitare a pété, et la télé fut étonnée de me voir si révoltée… à dire non.

J’ai choisi un homme et non un mari, et j’ai dit non à la routine. Mon cœur s’est enflammé pour ses bottines, qui disaient non aux sentiers tout tracés!

Mon patron a voulu m’asservir par son contrat à quatre sous, et j’ai dit non. J’ai préféré oublier l’turbin usine, pour récolter les fruits de mes mains.

Bosser dans la rue et la cohue, à faire du théâtre qui dit non aux lamentations…
Et qui dit oui à l’imagination!

Marre de consommer ce qui tue les humains et les non…
Marre de fabriquer ce qui tue les humains et les non…
Adieu patron, oppresseur, oppressé et l’exploitation!

L’état a voulu que je garde un domicile fixe.
Comme on fixe des dépenses inutiles.
Comme on fixe un rêve qui shoot à mort. Et j’ai dit non.

Je suis allée dans les forêts, j’y ai rejoint des amis, j’y ai posé ma roulotte. Pour que mon cœur ne soit pas un champ dormant…

Adieu clapiers!
Adieu mouroirs en cités!
Adieu les factures et dieu la télé aux bibelots sanctifiés!

La banque a voulu que j’aie un domicile fixe.
Encore des histoires de salaires et de fixes.
Autant que d’angoisses, d’agios et d’intérêts boursiers.
Et j’ai dit non.

On a créé une association, pour utiliser les lois dans nos intérêts. Pour sortir du bataillon des vampires capitalistes, qui ratissent en utilisant la peur, et qui saignent autant que Napoléon.

En droguant les gens d’anti-dépresseurs, drogues, télévision, attrape-con… Avec le contrat: logement – emploi – assurance – voiture – banqueroute fixe!
Ils ont les idées focalisées sur leur bourse comme des crotales. Et on a dit non.

Un vieillard est tombé dans la rue, j’ai voulu l’aider à se relever. Et des gens m’ont dit non.

Il portait le poignard de l’indifférence, du froid et de la désolation, de la solitude et de la corruption.
Alors j’ai appelé au secours pour dire non à l’exclusion!
L’hôpital a voulu le guérir et pour qu’il retourne à trimer la misère, ils lui ont greffé une béquille.

Alors j’ai crié de toutes mes forces…
Me débattant entre les non!
Pour trouver la compassion qui ne signifie rien sans compréhension…

J’suis partie pour aller m’instruire dans la course, affamée d’parler aux gens, d’aller à leur rencontre librement, dans un partage où je garde le droit de dire non. On m’a montrée du doigt, traitée de fouteuse de merde, en m’accusant de me différencier d’la masse…
Comme une brebis qui veut apprendre à voler!

Ils m’ont reproché de pleurer pour des noirs, et de dire à l’école que ma peau blanche était une illusion. Pourtant mon cœur de noire vibrait comme un arc-en-ciel!
J’les ai laissés sur leur tas d’merde, et j’suis allée rencontrer ceux qui d’leur fumier font du bon compost, avec la joie de savoir dire non.

J’ai dit non à la connerie qui meurtrit, et j’ai dit oui à la vie!

Oser dire non - Chanson satirique

Oser dire non - Chanson satirique


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Par Martine Valla - Publié dans : écrits... - Communauté : Société et politique
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 19:36

" On se bat pour que nos allocataires soient correctement traités "

mardi 22 mai 2012, par Sabine Ferry


Une assemblée générale a confirmé la détermination des agents grévistes de la Caisse d’allocations familiales de Marseille à passer à un mouvement plus dur. Pour obtenir une vraie politique d’embauche, le bras de fer, commencé le 9 mai dernier, continue.

C’est l’une des CAF les plus fréquentées du département. Elle compte près de 390 000 allocataires. Depuis le 9 mai 2012, ses agents, qui réclament « une vraie politique d’embauche, un service public qui puisse remplir correctement ses missions  », comme le souligne Lionel Zaouti, délégué CGT, avaient opté pour des arrêts de travail de 55 minutes journaliers.
Depuis ce matin, le mouvement se durcit. L’intersyndicale CGT, UGICT-CGT, FO, SNFOCOS a appelé à des grèves de 24 heures reconductibles. Elle décrit une situation devenue ingérable, chiffres à l’appui : « Nous avons 62 000 dossiers en attente, il faudrait un minimum de 30 nouvelles embauches pour résorber ce retard et assurer un suivi sérieux des allocataires. Mais la direction n’en propose que sept à partir de juin. »
Dénoncée, également, une politique d’informatisation, aux dépens de l’humain, qui crée « un fossé désastreux entre la CAF et une population fragile et un peu perdue ».

Par Martine Valla - Publié dans : Actualité / Acualité Sociale - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 21:31

 

 

 

 

 

 

Par Martine Valla - Publié dans : Musique - Communauté : Société et politique
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 21:28

 

Par Martine Valla - Publié dans : Musique - Communauté : Société et politique
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 21:23

 

 

 

 

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