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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 19:37

Nicolas Sarjkozy aux commémorations de l'armistice du 11 novembre 1914

  - le 11 Novembre 2012

11 novembre

11 Novembre : 
un Memorial Day à la française ?

Nicolas Sarkozy avait souhaité que cette date devienne une journée de commémoration de « tous les morts pour la France ». François Hollande n'a pas voulu changer cette ultime imposture idéologiques sarkozyste.

Le testament sarkozyste sera donc respecté. Le nouveau gouvernement n’a pas choisi de revenir sur l’ultime imposture idéologique de l’ancien chef de l’État, faisant du 11 Novembre « la commémoration de tous les morts pour la France ». C’était il y a tout juste un an. Nicolas Sarkozy décide alors que « la disparition du dernier combattant du Premier Conflit mondial… implique de faire évoluer la portée symbolique de la journée nationale du 11 Novembre ». Et propose en conséquence « d’établir une filiation directe entre les ­différentes générations du feu ». « Tous ceux qui ont donné leur vie pour la France, que ce soit pour la défense de la patrie ou lors des opérations extérieures auxquelles notre pays participe, seront également associés à cet hommage solennel de la nation », avait alors précisé l’Élysée.

Habits de chef de guerre

Anciens combattants, ­historiens, politiques s’étaient aussitôt insurgés, notamment dans nos colonnes, contre cette loi qui facilite les confusions, gomme toutes les spécificités et consiste, in fine, à légitimer toutes les opérations extérieures de la France. C’était d’ailleurs le but de la manœuvre, lui ­permettant d’endosser les habits de chef de guerre, lui qui a envoyé les soldats français sur de nouveaux fronts, en Côte d’Ivoire et en Libye.

Le candidat Hollande contre

Tout juste investi par les primaires socialistes, François Hollande avait alors désapprouvé le projet, faisant valoir que « cette journée doit rester le rappel des ravages des nationalismes, des esprits de revanche et des haines entretenues ». Mais, concrètement, lors du vote à l’Assemblée, en janvier, sur les 197 députés du groupe socialiste, seuls 87 avaient voté contre, les autres n’ayant pas pris la peine de venir s’exprimer sur le sujet. C’est ce qui explique sans doute que le nouveau chef de l’État n’ait pas décidé de revenir sur cette loi. « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels », écrivait ­Anatole France dans une lettre à ­Marcel Cachin. Pourtant, la France devra désormais se contenter d’un Memorial Day à la sauce sarkozyste, 
où toutes les guerres se valent, où les conflits colonialistes sont élevés au même rang que la victoire contre la ­barbarie nazie.

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