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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 17:32

Dépression collective et choc de compétitivité
par Claude Emmanuel Triomphe - 05 Novembre 2012

 

Pour lire l'article dan son intégralité il faut se rendre sur le site de Metis

Il y a plus d'un point en commun entre l'Europe, les Etats-Unis et le Japon, toutes puissances des siècles précédents, qui doivent affronter aujourd'hui la montée vigoureuse du reste du monde et de ce qu'on appelle encore les « émergents ». A l'heure actuelle, aucune d'entre elle n'est vraiment sortie de la crise, même si ses impacts ne sont pas identiques ici et là. La crise qui les - nous - touche est économique et financière, mais aussi plus profonde : elle est multi dimensionnelle pour ne pas dire globale. Car à l'économie s'ajoute aujourd'hui la difficulté à faire ensemble société tant les solidarités de base - familiales, professionnelles, culturelles, religieuses - sont mises à mal.

 

A cela s'ajoute une question démographique, et dans bien des cas, démocratique. Non que cette dernière soit en situation de danger grave et imminent, pour employer un terme que les spécialistes de la santé au travail connaissent bien, mais il s'agit plutôt d'un essoufflement. Essoufflement d'un système représentatif qui peine, et à représenter et à décider. Essoufflement aussi de la morale publique : corrosion et corruption grandissantes, conflits d'intérêts en pagaille, communications qui tiennent lieu de vision et souvent d'action, corporatismes qui se substituent à l'intérêt général, auto reproduction des élites et des castes, ces dérives se sont multipliées...

Le reste du monde n'en est évidemment pas exempt - il suffit de se tourner vers la Chine, l'Inde, le Brésil ou l'Afrique du Sud - mais il fait preuve, lui, d'une vitalité économique et sociale qui aujourd'hui nous fait grandement défaut.

 

La récession révèle dans bien des pays une sorte de dépression collective. Et si tous n'en meurent pas, nombreux sont ceux qui sont touchés. C'est à ce genre de défi que doivent répondre aujourd'hui les leaders de tous poils. Or, à un monde qui se défait mais qui se refait aussi, Obama comme Romney opposent la restauration du leadership américain sur la planète... Le gouvernement japonais veut rendre au Japon sa fierté... Quant aux leaders européens, passée semble-t-il la crise de l'euro, ils ne voient que le passage par l'austérité comme condition d'un nouveau grand dessein qu'ils peinent à esquisser. Et l'on voit de plus en plus mal ce qui distingue conservateurs et progressistes, au niveau national, communautaire ou international........

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