Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 21:49

30 janvier 2013, 08:54

Droit de vote des étrangers : Matignon réaffirme sa détermination sur le dossier

 Notarianni Laetitia/ABACA

Notarianni Laetitia/ABACA

Le projet sur le droite de vote des étrangers, promesse de campagne de François Hollande, n'est pas «enterré», a confirmé Matignon mardi 29 janvier. Ce même jour, commençait l'examen parlementaire de la première grande réforme sociétal du quinquennat. L'opposition a immédiatement réagi en taxant l'initiative du gouvernement de «manoeuvre de diversion». C'est Jean-marc Ayrault en personne qui a annoncé, hier, à la sortie de sa rencontre avec le groupe parlementaire Europe Ecologie – Les Verts qu'il allait "entamer des consultations avec tous les groupes [parlementaires] sur tous les sujets constitutionnels, pas uniquement sur le droit de vote, pour vérifier si nous avons la majorité des trois cinquièmes". 


En effet, comme le souligne Le Monde,  la réforme du droit de vote des étrangers implique en effet une modification de la Constitution, possible uniquement selon deux modes opératoires : l'organisation d'un référendum ou l'obtention d'une majorité des trois cinquièmes des élus (députés et sénateurs) réunis en Congrès.  Dans le premier cas, de nombreux responsables au PS jugent  l'opération compliqué au Parlement, estimant qu'à l'orée des municipales 2014, il sera difficile d'obtenir le soutien d'une partie de l'opposition. Or, comme le rappelle 20 Minutes, certains membres de la majorité évoquent l'idée de faire voter ce projet en même temps que la réforme constitutionnelle (cumul des mandats, etc) prévu pour 2013.


Sur Europe 1, le député-maire de Nice Christian Estrosi a déclaré, mercredi 30 janvier : «C'est vouloir imposer le droit de vote des étrangers contre une immense majorité de Français de droite et de gauche qui n'en veulent pas». «Ce qui me révolte le plus, c'est de donner le droit de vote à des personnes qui haïssent la France, qui détestent la laïcité et qui refusent nos lois», a-t-il renchéri. Au même micro, Jean-Vincent Placé, président du groupe écologiste au Sénat, a estimé cette réaction «lamentable», ajoutant que le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales était «un engagement pris par le président de la République pendant sa campagne et (...) une condition très forte de l'ensemble de la gauche».

Partager cet article

Repost 0

commentaires