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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 18:28

Rencontre gouvernement-syndicats à Matignon mercredi

  - le 8 Décembre 2012

ArcelorMittal

Par Bernard Devert, dirigeant de la fédération 
de la métallurgie CGT.


Bernard Devert, dirigeant de la fédération 
de la métallurgie CGT affirme dans l'Humanité qu'il faut organiser rapidement "une rencontre entre syndicats, direction, élus et gouvernement pour voir comment on fait pour redresser la sidérurgie. Et nous demandons la même chose au niveau européen". Point de vue.


« Nous avons eu la confirmation, mercredi à Matignon, que l’accord conclu avec Mittal est vide. C’est la stratégie de Mittal qui s’applique tout simplement, avec peut-être une compensation sur l’aménagement du plan social. Une stratégie de réduction de la voilure en France et en Europe. Nous avons vu 
un premier ministre et ses ministres en très nette difficulté pour justifier ce pacte avec la direction d’ArcelorMittal.

Comment maintenir des hauts-fourneaux pendant deux, trois ans, sans emplois, sans investissements ? Et si cela redémarrait, avec qui et comment ? Aucune réponse. Je rappelle que le rapport Faure, commandé par le ministère de l’Industrie, démontrait qu’il fallait à tout prix, à Florange, sauver l’ensemble du site, un site non seulement viable, 
mais indispensable si on veut relancer la sidérurgie 
en France et en Europe. Cet accord n’est pas viable.


Redressement productif

Le gouvernement doit se ressaisir : nous demandons 
une rencontre entre syndicats, direction, élus et gouvernement pour voir comment on fait pour redresser la sidérurgie. Et nous demandons la même chose au niveau européen, sachant que neuf pays sont atteints par la stratégie de Mittal. Nous avons là l’occasion de donner un signe fort d’un redressement productif en France 
et en Europe.


Florange, la sidérurgie peut être un levier pour impulser une politique répondant au besoin des populations, des pays, d’avoir une maîtrise de l’industrie, des capacités, des savoir-faire. Nous maintenons notre demande de contrôle public sur Florange. Le premier ministre dit que cela coûterait 1 milliard d’euros ? 
Mais cette somme en réalité correspond à l’ensemble 
du groupe ArcelorMittal en France. Prendre le contrôle 
de Florange seulement, c’est 400 millions. Combien 
a coûté au contribuable la politique de M. Mittal ? 
Ça s’élève à des milliards. Nous sommes sensibles 
au budget public, mais nous préférons investir dans 
une entreprise pour relancer une activité qui concerne des milliers d’emplois et de nombreuses régions."

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