Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 19:42

Jean-Luc Mélenchon, en marge de la mobilisation contre l'ANI, le 5 mars 2013

Politique - le 26 Mars 2013

Tirs nourris au PS contre "la violence verbale" de Jean-Luc Mélenchon

 

Plusieurs personnalités du parti socialiste ont appelé ce mardi Jean-Luc Mélenchon à cesser ses attaques contre la politique gouvernementale et mis en cause ses "propos outranciers".

Ces prises de position interviennent après un week-end de polémiques et une intervention du co-président du Parti de gauche sur France Inter, au cours de  laquelle il a revendiqué un "dru et cru".


"Apprentis sorciers"

Lors d'un point presse ce mardi matin, l'une des porte-parole du PS, Annick Lepetit, a dénoncé les "apprentis sorciers" qui, de l'UMP concernant le projet de loi sur le mariage pour tous, à Jean-Luc Mélenchon, "jettent de l'huile sur le feu". Soulignant que le gouvernement et la majorité ne comptaient "pas céder à ces formes d'intimidation qui dénaturent le débat", la porte-parole a précisé qu'elle le disait "aussi pour Jean-Luc Mélenchon et le Parti de Gauche", qui, "en insultant le ministre des Finances et en tenant des propos outranciers ont insulté toute la gauche."

"Jean-Luc Mélenchon a choisi de s'illustrer par l'invective, la violence verbale, l'intimidation, et la brutalité des propos fait partie de son fonds de commerce. Non seulement il ne s'en excuse pas, mais il le revendique", a déploré Mme Lepetit, se demandant "jusqu'où mène la violence verbale".


"Donner des leçons"

De son côté, Thierry Mandon, autre porte-parole du groupe PS, a lancé dans les couloirs: "Il s'en est pris au ministre de l'Economie et des Finances, élu et réélu dans l'une des circonscriptions les plus ouvrières de France. Quand Jean-Luc Mélenchon aura fait ses preuves au suffrage universel direct dans une circonscription ouvrière, il pourra donner des leçons de gauche à ceux qu'il critique."


"Dans l'opposition"

Sur France 3 mardi, le président du groupe des députés socialistes à l'Assemblée, Bruno Le Roux, classe le cofondateur du Parti de gauche dans l'opposition. "Il n'est pas un allié, il est dans l'opposition depuis plusieurs mois, dans l'opposition la plus dure, la plus caricaturale, qui emploie des termes qui n'ont jamais été employés dans le débat politique à gauche. Il faut que cela cesse. Il faudrait que chacun ait le sens de l'intérêt national plutôt que de l'intérêt partisan."

Interrogé sur le score élevé de la candidate Front national à la législative partielle dans l'Oise ce dimanche, Julien Dray, ancien leader du courant Gauche socialiste, "ne tire pas un trait d'égalité entre Mélenchon et Le Pen", mais souligne qu'"on ne combat pas le FN en employant ses instruments. Attention à ne pas diviser la gauche au point, comme dans l'Allemagne des années 1930, de laisser le fascisme s'installer", met-il en garde.


"Manoeuvre"

Ce mardi matin, invité sur France Inter, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé "une manoeuvre montée par le Parti socialiste contre moi qui a essayé de m'accuser d'antisémitisme pour faire taire le débat sur sa responsabilité dans l'affaire de Chypre". Dans cette île, "un parlement national a voté contre des mesures proposées par un comité de l'Eurogroupe et on a décidé de s'asseoir dessus. C'est un événement immense dans la vie de l'Union européenne."

Vidéo: l'intervention de Jean-Luc Mélenchon sur France-Inter

 

Récusant toute forme d'outrance, le candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012 a mis en cause le traitement de l'information dans les médias, "intéressés à aucun raisonnement, aucun texte du congrès du Parti de Gauche (...) jusqu'à ce qu'il y ait le mot salopard: vous êtes des petits amusants, on vous manipule comme des pantins en agitant des chiffons rouges et vous rappliquez tous".


"La colère du peuple"

"Il y a 15 jours, vous étiez tous rassemblés autour de la momie d'Hessel, en train d'agiter vos palmes et vos engins à encens: indignez-vous, c'est magnifique! Mais il faut s'indigner dans le langage de la bonne société, il faut dire prout-prout, parler gentiment". "Ce n'est pas comme ça que s'exprime la colère du peuple, les gens en ont par dessus la tête, ils ont besoin d'avoir des dirigeants qui parlent dru et cru, qui disent les choses comme elles sont", a assuré Jean-Luc Mélenchon.

Partager cet article

Repost 0

commentaires