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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 20:37

nde - le 16 Septembre 2012

 

Ce dimanche après-midi à la Fête de l'Humanité, la cause des prisonniers palestiniens était à l'affiche des débats de l'Agora. Fadwa Barghouti,  femme du député palestinien Marwan Barghouti, emprisonné depuis dix ans et Salah Hamouri, le franco-palestinien revenu de sept années de détention, deux interlocuteurs pour des témoignages poignants.


Fadwa Barghouti. «C'est un grand honneur pour moi de revenir ici à la fête de l'Humanité alors que Salah Hamouri a été libéré. C'est aussi grâce à votre mobilisation et au peuple français connu pour ses valeurs humanistes et je vous en remercie. Ce combat pour la libération des prisonniers palestiniens est une cause nationale pour nous.

Je vous rappel qu'il y a eu près de 750 000 personnes détenues en près de 40 ans. Toutes les familles palestiniennes ont été un jour touchées par ce problème. Mon époux, Marwann, est le drame de tout un peuple pas seulement d'un individu. Je veux que l'on continue à se mobiliser, je veux revenir ici un jour à la fête de l'Humanité avec mon mari libéré" .


Salah Hamouri. " Le 13 mars 2005 j'ai été arrêté à un check-point israélien. C'était un enfer. Près de 20 heure par jour sous tension avec des interrogatoires à répétition. Les gardiens israéliens font tout pour nous casser le moral. Certains sont torturés avec l'accord de tribunaux israéliens totalement illégaux. Lorsque les prisonniers décèdent, il faut savoir que les israéliens gardent les corps jusqu'à la fin de la peine. Nous n'avions pas de médecins et les associations ne peuvaient pas intervenir. J'ai du attendre une quarantaine de jours pour avoir la première visite de la Croix-Rouge.

Mais j'ai survécu grâce à vous, grâce au comité de soutien en France. Cette solidarité m'a fait chaud au cœur. Quand le corps reste en prison, le cerveau s'évade par les lettres reçus. Les soldats israéliens étaient totalement perturbés par le nombre de courriers que je recevais en prison. Pour le reste, nous essayions de garder le moral. Les journées sont longues mais nous organisons la vie des prisonniers, il y a des cours de politique, des réunions pour continuer la mobilisation pour parler de ce qui se dit à notre sujet partout ailleurs. Nous mobilisons aussi les jeunes prisonniers pour qu'ils se battent" .

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