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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 21:12

 
 
Une vie de famille après la violence et l'exil ?
 
Tant de nos patients ont été obligés de quitter leur pays en laissant tout derrière eux, leur famille, leurs enfants... Et pourtant, certains réussissent à partir en famille. Mais comment construire une vie de famille après la torture et la violence ?

Les 46 familles suivies au Centre Primo Levi (venues du monde entier : Géorgie, Tchétchénie, Sri Lanka, Colombie…) font face à d’innombrables difficultés.
Vivre en permanence avec le souvenir d’actes horribles subis devant les enfants.
Survivre à 4 ou 5 dans une minuscule chambre d’hôtel insalubre.
Changer d'hébergement toutes les semaines.
Scolariser les enfants dans un pays dont on ne parle pas la langue.
Chercher un équilibre, une relation d’amour et d’autorité entre parents et enfants, après le choc de la violence et malgré la misère ici en France...


 
Papa, maman, trois enfants : dessin d'un petit patient qui a retrouvé sa famille
 
Le suivi de ces familles suppose, de notre côté, des trésors d’organisation et de polyvalence !
Les membres de la famille doivent pouvoir être reçus en même temps (pour leur éviter d’inutiles trajets) par des psychologues différents, avec des interprètes différents.
Lorsque la famille entière est reçue par un clinicien (psychologue, assistant social, juriste), il faut de la place, un bureau plus grand, parfois calmer un bébé qui pleure...
Toujours penser à prévenir la halte-garderie du quartier (qui nous garde deux places) que des enfants lui seront amenés pendant la consultation d’une maman...
 
Toutes ces difficultés n’entament pas notre détermination, tant nous sommes impressionnés par ces personnes, leur force, leur courage, leur espoir d’une vie meilleure...
 
Toute l’équipe du Centre Primo Levi

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