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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 23:05


Clotilde, de nationalité française, et Abdou, étudiant de nationalité tunisienne, vivent une relation amoureuse depuis 2009, ils s'aiment et ont choisi de se marier.
Le 22 janvier 2013, ils se rendent à la mairie de Toulouse pour y déposer un dossier de mariage.
Une personne de l'entourage de Clotilde, estimant que cette union ne devait pas voir lieu, la dénonce au Procureur de la République dès le 29 janvier.
Clotilde et Abdou sont alors entraînés dans les rouages de l'administration et de ses pratiques complexes.
Alors qu'ils ignorent tout de la saisine du Procureur qui a eu lieu, le couple s'inquiète de ne pas avoir de retour de la mairie sur l'évolution de leur demande et sur la date prévue de célébration deleur mariage.
Clotilde et Abdou contactent au mois de mars les services de l'état civil pour faire le point sur l'avancée de leur demande.
Ils sont alors informés à leur grande surprise que pour des raisons indépendantes de la mairie leur dossier est « en suspens ». Ils apprennent par ailleurs que les bans avaient été publiés au mois de Février sans qu'ils n'en soient informés.
Au mois de mars la Police Aux Frontières convoque Clotilde, seule, à deux reprises. Les agents qui la reçoivent multiplient au cours de ces deux auditions les tentatives de dissuasion et d'intimidation, tout en l'interrogeant sur sa relation avec Abdou.
Le 16 Avril, c'est Abdou qui reçoit un coup de fil de la PAF pour être auditionné à son tour.
La convocation écrite que le couple exige avant qu'Abdou, en situation irrégulière, ne se rende au commissariat, indique qu'il est convoqué pour une « enquête sur dossier de mariage et situation administrative ».
Le 17 Avril, Clotilde accompagne Abdou dans les locaux de la Police Aux Frontières pour son audition prévue à 14h.
A 14h05, un policier l'informe qu'aucun doute n'est émis sur les intentions matrimoniales du couple, mais qu'Abdou doit être interrogé sur sa situation administrative.
Deux heures plus tard, Abdou et Clotilde repartent séparément.
Le Préfet de Haute-Garonne, sollicité par la PAF, a émis une OQTF à l'encontre d'Abdou et autorisé son placement au centre de rétention Cornebarieu.
Le détournement de l'enquête initialement prévue pour contrôler les intentions matrimoniales du couple et qui a permis l'interpellation d'Abdou, ainsi que la décision d'éloignement prise à l'encontre d'Abdou sont autant d'atteintes à la liberté constitutionnelle du mariage, pourtant garantie par la Constitution et les Conventions internationales de protection des droits de l'Homme. Rappelons qu'une simple dénonciation est à l'origine de cet engrenage.
A ce jour, aucune opposition à mariage n'a été prononcée et les bans ont été publiés.
Nous demandons aujourd’hui la libération d'Abdou, afin qu'il puisse se rendre à la mairie pour y épouser Clotilde et que soit ainsi respecté son droit à la vie privée et familiale !
Soutenez Abou et Clotilde en signant la pétition ci-dessous et en écrivant au Préfet de Haute Garonne selon le modèle suivant :

Monsieur le Préfet de Haute Garonne
1, place Saint Etienne
31038 TOULOUSE
CEDEX 9

Monsieur le Préfet,

Par une décision du 17 avril 2013, vous avez ordonné le placement de Monsieur Abdelkaddous SAADAOUI ressortissant tunisien né le 07/07/1983 au centre de rétention administrative de Cornerbarieu, et prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire Français.
Monsieur Abdelkaddous SAADAOUI vit en couple avec Mademoiselle Clotilde CAZAL depuis plusieurs années.
Vous n’êtes pas sans ignorer qu’ils ont déposé un dossier de mariage à la mairie de Toulouse le 22 janvier 2013.
Convoqué pour une audition portant sur « le mariage et sur sa situation administrative », Monsieur Abdelkaddous SAADAOUI a été interpellé et placé en centre de rétention administrative , le 17 avril dernier.
La procédure d'enquête semble entachée de bon nombre d'irrégularités et laisse à penser que tout est mis en œuvre pour empêcher la célébration de cette union.
Le droit de se marier est une liberté fondamentale, reconnu par le Conseil Constitutionnel et par la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
En maintenant Monsieur Abdelkaddous SAADAOUI en centre de rétention, vous privez ce couple de l’exercice de leur liberté de se marier.
Par conséquent, je vous demande donc de procéder à la libération, sans délai, de Monsieur Abdelkaddous SAADAOUI.
Recevez, Monsieur le Préfet, l’assurance de mes salutations respectueuses,

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