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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 21:23

Politique - le 26 Avril 2013

Mélenchon : la violence dans le monde du travail, c’est 564 morts par an

Invité sur France 2, Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche s'est déclaré jeudi "consterné" et "blessé" par la décision de s'opposer à la proposition de loi communiste sur l'amnistie sociale, pourtant votée au Sénat. Il a clairement recadré que la véritable violence au travail, n’est pas le fait de syndicalistes qui se battent pour sauver leur gagne-pain.

"La violence dans le monde du travail c'est 564 personnes par an qui perdent la vie au travail, 100.000 personnes qui arrivent en fin de droit chaque mois, c'est ça la violence quotidienne, c'est 300.000 personnes sans toit, 1.2 millions de travailleurs pauvres". Il a de fait accusé le président François Hollande de "duplicité". "Quelle duplicité parce qu'il m'a promis les yeux dans les yeux qu'il ferait l'amnistie", a-t-il dit précisant que cette promesse avait été faite "la première fois (qu'il) l'a rencontré après son élection". "J'en donne ma parole d'honneur", a-t-il dit. "J'en appelle à la conscience des parlementaires de gauche, ne trahissez pas votre famille, rompez les rangs, votez avec nous !", a lancé l'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle.
Le Front de gauche, appuyé par la CGT, s'était fortement mobilisé pour ce texte, voté au Sénat, y compris par des élus socialistes, avant d’être que le ministre des relations avec le Parlement, Alain Vidalies, n’affirme l’opposition du gouvernement à ce texte.

"C'est tout ce que vous avez trouvé pour la gauche ?" s’est plaint d’emblée Jean-Luc Mélenchon qui, dans le dispositif de l’émission Des Paroles et des Actes, s’est retrouvé opposé à Jaques Attali. Et à raison. Le contradicteur a clairement plombé le débat, jugeant sans argument "inapplicables" les propositions économiques du Front de gauche, puis de lancer : "ça nous conduira à la Corée du Nord" avant de quitter le plateau sans que Jean-Luc Mélenchon ait la possibilité de répondre.

Le co-président du parti de gauche a tout de même pu exposer quelques propositions concrètes, à appliquer s’il était nommé à Matignon, ce à quo il se dit « candidat » "Je veux qu'on change le centre de gravité, qu'on applique une autre politique". "Je sais quoi faire" a-t-il affirmé. D'abord "rassurer les nôtres: on passe à toute vitesse la loi contre les licenciements boursiers, répression de tous ceux qui ont truandé, moratoire sur la dette et après on commence à donner de la respiration au pays, des sous, de la thune...On titularise tous ceux qui sont en précarité dans la fonction publique (...) et après on convoque la constituante". Pour la VIème république, et de rappeler l’important rendez-vous du 5 mai, marche contre l’austérité et pour une nouvelle constitution.

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