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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 10:03
 

Nos modèles sociaux peuvent-ils résister à la crise ?

par Claude Emmanuel Triomphe - 28 Novembre 2011

 

Cet - couleur

Grèce, Espagne, Italie, Sarkozy, Merkel, Obama, G 20, triple A, démocratie, austérité : chaque semaine qui passe donne lieu à de nouveaux développements, de nouvelles annonces, de nouvelles incertitudes. La crise actuelle est pour les Européens comme pour les Américains au moins comparable à celle de 1929 et sans doute encore plus grave, tant les bouleversements à l'œuvre, ou à venir, sont profonds. Il y va aujourd'hui d'un certain mode de vie et de croissance. Il y va aussi de nos modèles sociaux européens, dans leurs diverses variantes. L'austérité annoncée un peu partout va-t-elle provoquer leur démantèlement ?

 

Revenons d'abord sur les caractéristiques du modèle social européen, qui nous est peu ou prou commun. Dans un tel modèle, la société s'oblige à des devoirs envers ses citoyens: accès à des biens de base (éducation, santé), garantie d'un minimum vital pour tous, protection contre certains risques (maladie, chômage, vieillesse), redistribution en faveur de certains groupes (familles, handicapés), droit à une activité rémunératrice, conditions de travail décentes et sécurité - même relative - de l'emploi. Ajoutons-y un droit du travail et des relations professionnelles qui déterminent les salaires et nombre de conditions d'emploi, etc.... : tous ces « acquis », issus de conquêtes ou de compromis sociaux ont par le passé contribué à réduire nombre d'inégalités, notamment de revenus. Par ailleurs, ce sont ces mêmes protections et cohésion sociales qui ont permis la croissance et donc la performance d'un certain type de capitalisme.


Pourtant du fait du chômage, de la démographie, d'un système financier qui capte une partie démesurée de la valeur, le système se grippe : son fonctionnement devient problématique, ses protections sont de moins en moins universelles et, par dessus tout, les inégalités se creusent à nouveau, parfois de manière considérable. Les gouvernements ont privilégié réduction de l'inflation et stabilité macroéconomique plutôt que plein emploi, les actifs sont moins enclins à prendre en charge les inactifs et le leitmotiv est à la valorisation du travail. Nous sommes entrés dans l'époque du donnant-donnant, le droit à des prestations étant lié à des devoirs envers la société. La mise sous condition des aides sociales ne cesse de monter : il faut occuper un emploi quelle qu'en soit la rémunération - on pense ici aux jobs à 1 € en Allemagne - et de nombreuses prestations reposent désormais sur des efforts de mobilité, là sur des conditions d'activité, de séjour, le tout couronné par le renforcement de la lutte contre les fraudes sociales. Enfin, et peut-être de ce fait, la crédibilité dans les vertus du système s'étiole aux deux bouts de la pyramide sociale : en haut par ceux qui peuvent s'en passer - tout en profitant largement, ça va de soi, en bas par ceux qui n'en bénéficient pas, plus, ou si peu. Le modèle social européen a-t-il donc un avenir ? ......

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 09:55

"Nous devons nous battre pour garder ce que nous avons acquis dans la douleur"

1er décembre 2011

 

Nombreux étaient les travailleurs à avoir répondu à l’appel de la CGTR à la grève et au rassemblement mardi devant la Préfecture. C’est la mobilisation pour l’emploi et la sauvegarde de la prime COSPAR, qui permet aux travailleurs ayant les salaires les plus bas d’avoir droit à une prime de 50 euros. Depuis l’arrivée de ce gouvernement, le BTP paie aux prix fort les conséquences des choix politiques faits à Paris. Quelques jours avant la manifestation de mardi, Jacky Balmine, secrétaire général de la CGTR-BTP, expliquait la nécessité de l’action. Voici en substance son analyse, avec des inter-titres de "Témoignages".


<p>Mobilisation mardi devant la Préfecture. Sous la pression, le gouvernement a été obligé de créer les conditions pour le maintien de la prime COSPAR une année supplémentaire. Mais pour la pérenniser dans les salaires, le mot d'ordre est de ne rien lâcher. (photos Imaz Press Réunion)</p>

Mobilisation mardi devant la Préfecture. Sous la pression, le gouvernement a été obligé de créer les conditions pour le maintien de la prime COSPAR une année supplémentaire. Mais pour la pérenniser dans les salaires, le mot d’ordre est de ne rien lâcher. (photos Imaz Press Réunion)

 

 

Les raisons de l’appel à la grève de la CGTR, à travers la fédération BTP, sont plus que justifiées.
Le point positif aujourd’hui c’est que l’État veut prolonger d’un an l’exonération de charge. Mais en aucun cas, cela ne doit nous détourner de notre bataille. Ce geste c’est pour nous faire reculer pour mieux sauter, car les élections présidentielles sont en marche. La mobilisation les a fait reculer, nous devons rien lâcher et faire que cette prime intègre le salaire, point.
On est en train de continuer à casser le BTP, qui se ne relève pas encore de ce qu’il a subi. Il avait été observé un léger frémissement.
Mais voilà que l’État supprime le dispositif "Scellier", pour la fin d’année 2012. Cela va freiner la programmation de logements à La Réunion, c’est sans aucun doute quelque chose qui n’est pas fait pour aider l’emploi ici. Ce sont des changements qui font que casser le peu d’élan qui subsistait.
Toutes les dispositions de la Loi favorables à la construction de logement continuent à être supprimés : "Scellier", "Girardin", accession à la propriété (logement intermédiaire) au travers la défiscalisation.
Quand le gouvernement annonce 4.600 logements sociaux, c’est en réalité entre 1.100 et 2.000 logements neufs, le reste c’est de la réhabilitation. La question c’est tout simplement : comment répondre à 25.000 demandeurs de logements actuellement, et surtout tenir compte de la démographie ?

Les problèmes s’aggravent

Beaucoup de problèmes s’aggravent : l’emploi, les conditions de travail, les 12.000 salariés du BTP qui souffrent. Ce sont plus de la moitié des chômeurs qui arrivent en fin de droit, nos jeunes sont plus de 53% à être frappés par le chômage. Les retraites et les salaires ne suivent pas la hausse des prix. Tout augmente sauf notre pouvoir d’achat.
De plus en plus, nous devenons des mendiants, alors même que nous créons la richesse de nos patrons, tout cela doit nous pousser à ne pas baisser les bras, ne pas nous résigner, mais se battre, avec les autres syndicats, sans que cela empêche chaque syndicat d’avoir sa propre initiative.
Nous salariés, nous payons doublement une crise, dont nous ne sommes pas responsables. On licencie nos camarades sans état d’âme, nous avons des salaires de misère. Il y a en plus la volonté d’un gouvernement qui met en place des plans d’austérité, pour sauver des banques qui ont elles-mêmes dilapidé leur capital.

Tout augmente de plus en plus sauf les revenus

Nous à la CGTR, nous n’oublions pas comment est né le COSPAR : dans une situation de crise. Nous devons nous battre pour garder ce que nous avons acquis dans la douleur.
Comment nous faire croire qu’aujourd’hui, alors que l’économie se dégrade, que la prime COSPAR arrachée pour les salaires les plus bas doit être remise en cause ? Rien que cela, c’est du mépris, et plus encore cela relève de la provocation, de l’irresponsabilité du patronat. Alors que cet argent là, injecté dans l’économie de La Réunion, est pour 90% repris par ses mêmes patrons.
Pendant ce temps, la mutuelle augmente de plus de 13%, le carburant, le coût de la vie, tout augmente de plus en plus sauf notre salaire et le revenu de nos retraités.
En plus des augmentations à tout va, voilà un gouvernement qui appauvrit les salariés en décidant 2,1% d’augmentation de SMIC au 1er décembre 2011, alors que l’inflation et de 2,3%.

Quelles perspectives ?

Le danger est sur notre profession : pas de Comité Départemental d’Habitat jusqu’à ce jour alors qu’il doit définir les perspectives des travaux et d’emplois. Ceci apparemment sera pour le mois de février 2012.
À cela s’ajoutent les élections présidentielles. Nous savons que dans ce type de campagne électorale, tout s’arrête, car plus personne ne prend de décision, cela n’est pas fait pour nous rassurer.
Alors rien que pour ça, la mobilisation reste le seul moyen pour nous de faire prendre conscience des enjeux économiques et sociaux de notre île.

 

ttp://www.temoignages.re

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 09:52

CAPTAIN PEDALO CONTRE MERCKELTECKEL EN FINALE ???

dimanche 20 novembre 2011 par Loulou

 

Historique ? Le mot est galvaudé, mais quand même : c’est la première fois qu’une nana, comme ils disent, est en charge de l’édito de la Banquise. Coup de flemme (assumé) de João Silveirinho, notre rédac’ chef ? Prudence de sioux (non assumée) de Jean-Luc Gonneau, notre dirlo de la publication ? Tout ça a dû jouer mais qu’importe, on s’y colle. Et on en profite pour lancer un vibrant appel : le Cactus et la Banquise ne manquent ni d’adhérentes ni de lectrices, parfois pointilleuses, mais les contributrices sont trop rares : donc, chères sœurs, à vos claviers ou vos stylos. Mais trêve de lamentations et venons-en au fait.

 

Les « penseurs uniques » libéraux ont gagné une première manche, en installant « la dette » au cœur de ce début de campagne présidentielle, avec l’aimable complicité des amis de François Hollande. Nous avons trouvé une métaphore très parlante dans un texte de l’économiste Joël Halpern reproduit par le blogueur associé à Marianne Jean-Paul Brighelli : « Dans la célèbre parabole de la « main invisible » d’Adam Smith, présentant les vertus du marché, le boucher vend de la bonne viande à ses clients et réalise du même coup le bonheur de ces derniers et le sien propre, puisqu’il gagne d’autant mieux sa vie qu’il aura satisfait les autres. Si le marché de la viande fonctionnait comme un marché financier, le boucher vendrait de la viande pourrie que ses clients achèteraient avidement pour la revendre plus cher (et toujours plus pourrie) à d’autres opérateurs eux-mêmes à la recherche d’une plus-value future, et non de quelque consommation. La viande parviendrait-elle finalement à un véritable consommateur, ce dernier n’en serait que promis à l’intoxication. Mais il est probable que le boucher n’aurait même pas vendu de la véritable viande, tout au plus la promesse d’en fournir sur les bovins de l’avenir… ». Et c’est ce système dont il serait impossible de s’échapper ? Les prêcheurs de l’austérité, même déguisée en « équitable » sont en réalité les ambassadeurs de l’impuissance politique. Peut-il en être autrement ? Cela fut, et cela reviendra. Encore faut-il ouvrir les yeux, et éviter l’intoxication sémantique des laudateurs de l’inexorabilité de la suprématie du marché, malgré leur omniprésente médiatique. Récemment, exemple entre cent, un débat dans l’émission « Mots croisés » animée par Yves Calvi à propos de « la dette » : quelques « experts » formidablement « modérés » et deux « politiques », Bruno Lemaire pour l’UMP, Pierre Moscovici pour le PS. D’accord sur l’essentiel, en désaccord sur la façon de traiter l’essentiel. Pas d’écolo, pas de Front de gauche. Pas d’alternative de nature systémique. On reste en « bonne compagnie », dans la ouate et le tiède.

 

Il a été reproché, au sein de la gauche, à Jean-Luc Mélenchon, de traiter François Hollande de « capitaine de pédalo ». J’avoue que dans un premier temps, je me suis interrogée : lard ou cochon ? Et puis j’ai lu l’entretien du Journal du Dimanche dans lequel la phrase figurait, où Mélenchon argumentait, sérieusement, sur les insuffisances des propositions socialistes, et sur la pertinence des propositions du Front de Gauche. De tout cela, ce n’est pas une surprise, les commentateurs médiatiques n’ont retenu que le « capitaine de pédalo ». Et quelques bonnes âmes de jouer la contrition : quel dommage, il se flingue lui-même, la presse ne parle que du pédalo. Elles oublient, les bonnes âmes, que sans le pédalo, cette presse n’aurait parlé de rien du tout. Elle agit avec le Front de Gauche comme elle avait agi avec les « nonistes » du référendum européen : une indifférence teintée de mépris. Et puis, n’est-ce pas, tant que François Hollande manquera d’audace, il n’est pas forcément malvenu de lui piquer un peu les fesses.

 

Pendant ce temps, l’hyperprésident français faisait semblant de jouer les pompiers (quoique son passé soit davantage pyromaniaque que soldat du feu) de l’Europe, collant aux basques de Madame Merckel, aboyant avec abondance pour créer l’illusion que toutes les initiatives, d’ailleurs malingres, venaient de lui, donnant des leçons aux « mauvais élèves européens », ce qui est tout de même gonflé de la part d’un type qui n’a même pas la moyenne dans sa discipline. Et toute cette esbroufe pour masquer une réalité moins glorieuse : Sarkozy, dans cette période agitée, est devenu le petit toutou de l’Allemagne, le teckel de Merckel (merci à João Silveirinho, maître ès-allitérations d’avoir trouvé celle-là en émergeant, brièvement, de sa sieste).

 

Chacune et chacun d’entre nous ont sans doute entendu ce refrain, dans les conversations de bistro ou de machines à café : tout de même, Hollande, ce sera, comme disent les québécois, moins pire que Sarkozy. Oui, d’accord. Mais nous, on voudrait plus. Et on ne voudrait pas qu’au bout de cinq ans, nos concitoyens, déçus, se tourne vers, par exemple Jean-François Copé. Car dans la droite dite (de moins en moins) « républicaine », nous pouvions penser qu’il serait difficile de trouve pire que Nicolas Sarkozy. Eh bien, non, ça existe, et ça s’appelle Copé.


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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 09:44

 L’IMPOSSIBLE DISCOURS DU PRESIDENT SARKOZY

 

samedi 19 novembre 2011 par Serge Grzesik

 

Françaises, Français, Chères et chers compatriotes,

Depuis 2007, j’essaie de travailler à vous protéger des crises qui secouent notre planète. Par l’intermédiaire de vos mandataires, députés et sénateurs vous m’avez donné les moyens de ce travail avec un budget de l’Elysée conséquent à hauteur de 112 298 700 euros pour l’année 2011 (30 800 euros par jour). Je tiens d’ailleurs à vous remercier de l’effort sans précédent que vous avez consenti sur votre pouvoir d’achat pour que je puisse exercer sereinement et pleinement cette mission. En 2007, vous m’avez accordé votre confiance et j’ai pensé très sincèrement qu’ en favorisant les grands investisseurs, j’allais donner à la France un visage moderne avec moins d’impôts, plus de travail afin que notre république rayonne au plus haut niveau international. A cet effet, j’ai mené une politique fiscale favorisant les grands investisseurs : suppression du bouclier fiscal, réforme avantageuse de l’impôt sur la fortune, maintien de la niche Copé qui exonère d’impôt sur les sociétés les plus-values encaissées par des personnes physiques ou morales (holdings) en cas de vente de leurs filiales ou titres de participation détenus depuis plus de deux ans, notamment. A cet effet, j’ai mené une politique d’endettement de notre pays toujours tournée vers ces mêmes grands investisseurs, par exemple, en leur réservant exclusivement la souscription du Grand Emprunt de 35 milliards d’euros.

 

Au niveau international, au G20 dont j’ai assuré la présidence, j’ai proposé des politiques volontaristes. Aujourd’hui, il me faut constater que les résultats espérés de cette politique ne sont pas au rendez-vous. A mon grand regret, je vois la courbe du chômage atteindre des sommets, nos systèmes d’éducation et de santé se détériorer et la pauvreté s’installer durablement dans le paysage social. La dette publique de la France s’envole : 1 211,6 milliards d’euros (64,2 % du PIB) en 2007, 1 646,1 milliards d’euros ( 84,5 % du PIB) au premier trimestre 2011. Le montant des intérêts versés s’élève à 40,5 milliards en 2008, 39,0 milliards en 2009, 40,1 milliards en 2010 et représente dans notre budget la deuxième dépense après celui de l’Education Nationale (60 milliards d’euros). Au G20 de Cannes en ce mois de novembre 2011, le dernier de ma présidence, je n’ai obtenu que des positions de principe : Taxe sur les transactions financières pour soutenir le développement : un petit pas, un "wait and see" américain ; matières premières : des avancées concrètes... mais qui seront actées ultérieurement ; système monétaire international : la réévaluation du yuan et sa convertibilité n’ont pas été clairement évoquées ; régulation financière : l’engagement d’appliquer les mesures prises antérieurement ; croissance mondiale : de belles promesses et de grandes professions de foi ; gouvernance mondiale : absolument rien ; le développement des pays pauvres : pas grand-chose.

 

Françaises, Français, Chères et chers compatriotes, cette situation m’est devenue insupportable, il nous faut changer de cap. Il n’est plus l’heure de se diviser sur la Laïcité, sur l’Immigration, sur la Sécurité, questions certes importantes mais combien secondaires par rapport à la crise financière et de la dette qui nous frappe. L’heure est au rassemblement pour faire face à l’oligarchie financière qui menace notre quotidien. Est-il normal que l’Article 104 du Traité de Maastricht consacre l’abandon aux banques privées de la création monétaire ? Est-il normal que l’Article 123 du Traité de Lisbonne, qu’hélas j’ai fait ratifié par voie parlementaire, est-il normal donc que cet article oblige les états membres de la Communauté européenne à emprunter auprès de banques privées, moyennant de très forts intérêts ? Alors qu’auparavant, les prêts accordés aux nations concernées par leur banque centrale n’étaient pas assujettis à l’intérêt, seul le montant net de l’emprunt était remboursé. Est-il normal que l’article L. 141-3 du Code financier et monétaire français modifié en 1973 par Valéry Giscard d’Estaing interdise à la Banque de France d’autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics et d’acquérir directement des titres de leur dette ?

 

Voilà autant de mesures qui limitent l’action publique, il ne s’agit pas pour autant d’opposer l’emprunt auprès d’une banque centrale et emprunts auprès d’organisme privés, les Etats pourront toujours faire appel au crédit privé pour procéder à des dépenses" exceptionnelles" et ainsi ne pas déstabiliser la monnaie de manière excessive. Il y a tant à faire ou à faire différemment qu’il m’a fallu choisir des priorités ou plutôt une priorité. Le fonctionnement de l’Europe est cette priorité. Je ne veux pas sortir de la zone Euro. Mais l’Europe doit réformer ses institutions monétaires et se doter d’outils de régulation pour combattre le dumping social à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Europe. Je suis tout à fait conscient que les résistances, les freins sont puissants aussi bien au niveau national, qu’au niveau européen et international. Aussi ai-je besoin de votre concours. J’ai besoin d’un souffle puissant pour faire avancer la voile de l’avenir, de l’espérance, j’ai besoin du souffle puissant du peuple de France. A cet effet je propose de vous consulter par voie référendaire sur les questions suivantes : voulez-vous que soit apporté des modifications aux articles 104 du Traité de Maastricht, 123 du Traité de Lisbonne et L. 141-3 du Code financier et monétaire français ? Voulez que l’Europe se dote d’outils de régulation interne et externe à la zone européenne ? Les peuples d’Europe nous regardent, soyons à la hauteur des enjeux. Vive la France et son peuple. Vive la République

 

Epilogue : Je me réveille François Fillon présente son énième plan d’austérité. Et le discours du Président Sarkozy ? Ce n’était donc qu’un rêve !!! Alors, il nous faut encore lutter pour une autre politique, pour une république libre, égalitaire et fraternelle. Alors, allons grossir le flot des "Indignés"

Le blog de Serge Grzesik http://legalite.over-blog.com

La gauche Cactus


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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 08:49

  

 

« Injustice » 29/11/2011 à 17h39
Emilie Brouze
Journaliste
Mis à jour le mardi 29 novembre 2011 à 22h00
Confirmation : la famille a porté plainte ce mardi.
 

« J'ai peur de reprendre le travail. » Philippe Toulouse, délégué CGT à l'Association d'action éducative et sociale (AAE), rapporte les propos d'un de ses collègues. Le 17 novembre, un éducateur s'est suicidé.

Le corps de Fabrice Hrycak, 38 ans, père de famille, a été retrouvé au matin sur le pont de Rosendaël à Dunkerque. Philippe Toulouse raconte :

« Il s'est pendu sur la voie publique : il n'a pas voulu que sa mort passe inaperçue. »

Les salariés ont depuis exercé leur droit de retrait : au-delà du choc, ils dénoncent leurs mauvaises conditions de travail.

Une altercation avec un jeune

Fabrice Hrycak était éducateur au sein de l'unité Jean-Bart à Dunkerque ; un internat de deux étages pour jeunes de 12 à 18 ans, accueillis dans le cadre d'un placement judiciaire, de la protection de l'enfance ou de l'ordonnance de 1945. Ce type d'établissement reçoit des adolescents délinquants ou victimes de maltraitance.

Le 8 septembre, il a une altercation avec M., 14 ans, récemment exclu d'un autre établissement et placé depuis trois semaines à Jean-Bart. M. est signalé comme étant violent. La veille, il a agressé physiquement une éducatrice ; Fabrice Hrycak veut donc s'expliquer avec lui.

M. n'accepte pas la discussion. Il frappe l'éducateur à coups de poings. Pour se dégager, l'éducateur lui donne un coup de tête et le maintient au sol. Le jeune n'aura aucune séquelle. Ses parents, qui envisageaient un temps de porter plainte et de « casser la gueule de l'éducateur » (selon les menaces proférées par le père) viennent discuter avec l'équipe. Et finalement, renoncent à leur plainte.

Fabrice Hrycak, lui, s'en tire avec deux côtes cassées. Il s'en était déjà fêlé une suite à une précédente altercation avec un autre jeune, le 2 juin.

Licencié pour faute grave

Philippe Toulouse, secrétaire du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), raconte la suite :

« Plutôt que de soutenir le salarié, la direction l'a enfoncé. L'Association a refusé de porter plainte contre le jeune en son nom et de déclarer [Fabrice Hrycak] en accident de travail. »

Le CHSCT est informé de l'accident par une lettre de licenciement « pour faute grave », que Fabrice Hrycak a reçue.

Les salariés le soutiennent. La direction de l'AAE fait finalement marche arrière : elle sanctionne tout de même l'éducateur d'un avertissement, doublé d'une mutation à Hazebrouck (Nord). A près de 40 km de chez lui, « alors qu'ils savaient qu'il n'avait pas de voiture ».

Légitime défense

Philippe Toulouse explique que Fabrice Hrycak n'aurait pas supporté la sanction signifiant qu'il avait mal fait son travail. Un collègue de l'unité témoigne :

« Il aimait son boulot. C'était de la légitime défense alors on ne comprenait pas la sanction : quand on se fait agresser, on doit se laisser frapper ? »

Cet éducateur en poste dans l'unité depuis juin préfère rester anonyme. Il parle de la violence subie à Jean-Bart, « monnaie courante ». Et pointe le sous-effectif :

« Ailleurs, on est un peu plus nombreux. Ici, on a le sentiment de faire du chiffre. Notre travail ressemble plus à du gardiennage. Et ça joue : il n'y a pas autant de violence dans les autres structures. »

« Des semaines de 50 à 90 heures »

Philippe Toulouse confirme :

« Pour nous, le problème, ce ne sont pas les jeunes. Ils ont des soucis affectifs, des troubles du comportement ; c'est notre métier de les gérer. Ce qui a entraîné tout ça, c'est le manque de moyens et une mauvaise réorganisation. »

La restructuration remonte à 2010. En septembre, officiellement. « Dès juin », affirme le délégué CGT. Les 356 salariés de l'Association, créée en 1964 et majoritairement financée par le conseil général, sont regroupés en différents pôles d'activités.

C'est à ce moment, assure Philippe Toulouse, que les problèmes se sont aggravées, avec une traduction immédiate – « explosion » des arrêts maladie et des accidents.

Le délégué dénonce la pression hiérarchique et la surcharge de travail :

« Les éducateurs sont de plus en plus seuls. Ils encadrent parfois 14 à 16 jeunes, les collègues font 50 à 90 heures par semaine. C'est de la folie. »

40 000 euros pour « fliquer » les véhicules du personnel

Presque un an avant la mort de Fabrice Hrycak, le CHSCT avait alerté la direction de la « souffrance sur le terrain ». A l'époque, le Comité demande une expertise suite à la réorganisation : refus de la direction.

Le coût (environ 90 000 euros) était l'une des raisons évoquées par la direction pour justifier son refus. En avril, elle fait pourtant une grosse dépense avec la mise en place d'un système de géolocalisation « fliquant » les véhicules du personnel. Facture : environ 40 000 euros de frais fixes.

Selon La Voix du Nord, les onze plus gros salaires de l'Association se partagent 700 000 euros de rémunération annuelle.

Rue89 n'a pas réussi à joindre l'AAE lundi, tour à tour « en communication » puis « en rendez-vous ». Idem ce mardi.

La Voix du Nord rapporte les propos de Daniel Lemang. Le président de l'AAE et adjoint au maire PS de Dunkerque reconnaît les dégradations de travail mais pointe le public hébergé, « de plus en plus dur ». Il promet « davantage d'accompagnement et de soutien ».

Une plainte pour homicide involontaire

A Dunkerque, une marche silencieuse a réuni près de 550 personnes le 21 novembre pour rendre hommage au disparu. « Ta mort ne sera pas impunie », lit-on sur les banderoles.

Marche silencieuse à Dunkerque pour Fabrice Hrycak, France 3 Nord-Pas-de-Calais

Depuis le suicide de Fabrice Hrycak, plus aucun dialogue entre la direction et les salariés. Ces derniers exercent toujours leur droit de retrait depuis près de quatorze jours. Dans un communiqué adressé aux éducateurs, le conseil d'administration de l'AAE leur demande de réintégrer leur poste. Un médiateur a été nommé le 25 novembre.

Ce mardi, la famille de Fabrice Hrycak a porté plainte pour « homicide involontaire ou par négligence » avant d'envisager une procédure pour faire reconnaître son suicide comme un accident du travail. Leur avocat, David Brouwer avait rencontré Fabrice Hrycak quinze jours avant son suicide : il voulait contester sa mutation. L'avocat se souvient :

« On sentait quelqu'un à bout. Il vivait la sanction comme une injustice. »

 

 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 22:01
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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 21:59

La Cgt présente pour le développement humain durable

mardi 29 novembre 2011, par Isabelle Chasserant

 

Depuis le 28 novembre et jusqu’au 9 décembre se tient la 3e Conférence de Durban (Afrique du Sud) sur le changement climatique.

Le protocole de Kyoto arrivant à expiration en 2012, les négociations pour assurer le futur cadre de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont un enjeu considérable.

 

Si, dès 1995, la CGT a intégré dans ses orientations les questions de développement durable et de changement climatique, elle a placé au cœur de sa démarche en 2009 la notion de « développement humain durable » qui suppose une rupture avec les logiques financières et une meilleure répartition des richesses par de profondes transformations économiques, sociales, environnementales et culturelles.

 

Engagée au sein de la Confédération Syndicale Internationale (CSI - ITUC) et de la Confédération Européenne des Syndicats (CES – ETUC), la CGT était présente lors des conférences de l’ONU sur le changement climatique à Cancun en 2010 et sera au prochain sommet de la Terre à Rio en juin 2012.

Consulter le blog "Développement humain durable" sur lequel vous pourrez télécharger la publication Pdf (84 pages) "Où en sommes-nous ?"

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 21:51

L’Europe livre les peuples à la loi de la finance

Jour après jour on a l’impression d’une inquiétante fuite en avant dans la crise qui ronge l’Union européenne. Celle-ci ne cesse d’imposer des sacrifices insupportables aux peuples, les uns après les autres. Loin de protéger nos concitoyens de la crise, elle les livre à la voracité des puissances d’argent. C’est le système financier lui-même, qui, après avoir obtenu la « liberté totale de circulation des capitaux », l’interdiction pour toute puissance publique d’intervention, ne cesse de générer des dettes des Etats. Pourtant, ce sont les Etats qui ont renfloué et renflouent encore des banques.

 

Ceci est une donnée très importante : l’augmentation des dettes publiques ne provient pas d’une exagération des dépenses sociales ou publiques, mais bien du renflouement des banques par les Etats, donc par les recettes de fiscalité, payées par les citoyens et des taux d’intérêt élevés qu’imposent les mêmes  banques aux Etats eux-mêmes.

 

Ainsi, en France, toutes les recettes de l’impôt sur le revenu servent à payer les intérêts de la dette, soit cinquante milliards d’euros ! Une augmentation arbitraire de 1,5 à 2% des taux d’intérêt sur la dette actuelle aboutit à prélever 15 millions de plus sur le budget de l’Etat. Voilà la raison essentielle du second plan d’austérité de M. Fillon.

Il n’y a donc qu’une solution pour s’en sortir : déclarer la guerre à la haute finance. Désarmer ces marchés financiers. Et l’un des moyens de le faire est de changer les statuts et les missions de la Banque centrale européenne afin de lui permettre de reprendre tout ou partie de la dette de certains Etats et de fournir du crédit à taux quasi nul aux Etats. Aujourd’hui elle fournit du crédit à 1% aux banques et celles-ci prêtent cet argent aux Etats avec des taux d’intérêt qui vont de 3,5% à 19% selon les pays. Plus un pays est en difficulté, plus le taux d’intérêt est élevé. Ainsi sa dette augmente d’elle-même. Et c’est aux peuples qu’on demande de payer la note qui enrichit les requins de la finance.

 

Ceci pousse les pays européens à la ruine. Les inquiétudes ne cessent de grandir sur l’avenir même de l’Union européenne et de la monnaie. Elles sont d’autant plus légitimes que, la semaine passée, de nouveaux pays ont été placés dans l’œil du cyclone, dont l’Allemagne, dont on nous disait qu’elle était solide. En vérité, il n’en est rien. Pourtant, la chancelière allemande impose ses vues, sommet après sommet, tandis que le Président français obéit aux ordres. Voilà maintenant qu’ils veulent modifier les traités européens pour donner les pleins pouvoirs à la Commission de Bruxelles pour décider des budgets des Etats et des systèmes de protection sociale qui devront être des budgets de super austérité permanente, cassant les droits sociaux des citoyens.

 

Une attaque sans précédent contre la démocratie et les droits des peuples à disposer d’eux-mêmes est en train de se préparer en Europe.

 

Plus que jamais soyons vigilants. Plus que jamais il est nécessaire de refuser l’austérité. C’est au contraire la satisfaction des besoins humains qui permettra de faire reculer la crise.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 21:50

 

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évènement respect mag

"CONFERENCE DEBAT : SIDA ET MINORITES, LES DOUBLES DISCRIMINATIONS EN QUESTIONS"

Rendez vous

Mardi 6 décembre 2011, de

19h00 à 21h00

à l'Auditorium de l'Hôtel de Ville

Entrée par le 5, rue Lobau

75004 Paris

M° Hôtel de Ville

ENTREE LIBRE - Inscription obligatoire

INSCRIVEZ VOUS ICI

Comment parler du sida aux jeunes issus des minorités ethniques et à ceux ayant une orientation sexuelle différente?

Etre séropositif et homosexuel, ou séropositif et étranger, est ce le risque de se voir doublement discriminé?

En partenariat avec la Mairie de Paris, et à l'occasion de la sortie de la 2ème édition de son hors série "Jeunes et VIH", Respect Magazine a le plaisir de vous inviter à la conférence débat

"Sida et minorités, les doubles discriminations en questions"

 

Discours d'ouverture de Mme Yamina Benguigui, adjointe au Maire de Paris, chargée des droits de l'homme et de la lutte contre les discriminations

Débat en présence de

Ludovic Zahed, fondateur du collectif Homosexuels musulmans de France

Nicolas Derche, chef de service du Kiosque info Sida et du Checkpoint, centre de dépistage rapide du VIH

Un représentant d'une association de prévention auprès des migrants

La rencontre sera animée par Bénédicte Mathieu, journaliste et rédactrice en chef du hors série "Jeunes et VIH de Respect Mag"

Evènement réalisé en partenariat avec

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Télécharger ici le Hors série Gratuit "Aimer sans risque"

A l'occasion du 1er décembre et pour la 2ème année consécutive, Respect Mag s'engage activement dans la lutte contre le sida en publiant ce hors série gratuit destiné à sensibiliser le plus grand nombre.

Téléchargement libre, version print diffusée par les associations étudiantes membres de la FAGE

 

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Respect Mag est une publication du Groupe SOS
Contacts Medias:Télés, radios, presse : redac@respectmag.com

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 21:41

 

Nouvelle hausse du chômage
150.360 Réunionnais inscrits à Pôle emploi

29 novembre 2011

C’est hier à 21h que les services de l’État ont rendu public les derniers chiffres du chômage. C’est à une heure encore plus tardive que le mois dernier, et manifestement c’est pour tenter de minimiser le plus possible l’impact de chiffres désastreux. Toutes les campagnes de pub de l’UMP ne peuvent masquer la réalité : plus de 150.000 Réunionnais étaient inscrits à Pôle emploi le mois dernier. Demain dans "Témoignages", tous les détails. Ces données rendent d’autant plus d’actualités les initiatives des parlementaires Paul Vergès et Elie Hoarau pour lutter contre les effets de la crise. Voici le communiqué diffusé hier par l’administration.

DEMANDEURS D’EMPLOI INSCRITS ET OFFRES COLLECTÉES PAR PÔLE EMPLOI A LA REUNION EN OCTOBRE 2011

Les données sur les demandeurs d’emploi sont présentées selon de nouveaux regroupements statistiques (catégories A,B,C,D,E). La plupart des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi sont tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi : certains sont sans emploi (catégorie A), d’autres exercent une activité réduite courte, d’au plus 78h au cours du mois (catégorie B), ou une activité réduite longue, de plus de 78 heures au cours du mois (catégorie C). Par ailleurs, certaines personnes inscrites à Pôle Emploi ne sont pas tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi : elles sont soit sans emploi et non immédiatement disponibles (catégorie D), soit pourvus d’un emploi (catégorie E).

Demandeurs d’emploi de catégorie A

Fin octobre 2011, 120 900 réunionnais sont inscrits à Pôle emploi en catégorie A (en recherche active disponible et sans emploi), soit une hausse de 0,4 % par rapport au mois précédent. Sur un an, leur nombre augmente de 6,8 %. En France, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A augmente de 1,2 % par rapport à la fin septembre 2011 (5 % en un an).

Demandeurs d’emploi de catégorie A, B, C

Fin octobre 2011, les demandeurs d’emploi réunionnais de catégories A, B, C (en recherche active, avec ou sans activité) inscrits à Pôle emploi sont 136 530, soit une diminution de 0,3 % par rapport à fin septembre. Sur un an, leur nombre augmente de 6,6 %. En France, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégories A, B, C augmente de 0,4 % par rapport à la fin septembre 2011 (5,3 % sur un an).

Demandeurs d’emploi de catégorie D et E

Les demandeurs d’emploi de catégorie D et E sont 13 830 fin octobre 2011, à La Réunion. Le nombre de demandeurs de catégorie D est en baisse de 0,6 % sur un mois, celui des demandeurs de catégorie E augmente de 4,3 %.

Demandeurs d’emploi selon le sexe et l’âge

Fin octobre 2011, à La Réunion, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a augmenté de 0,7 % pour les hommes (+ 4,8 % sur un an) et de 0,1 % pour les femmes (+ 8,8 % sur un an).

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A diminue de 0,3 % pour les jeunes de moins de 25 ans. Dans le même temps, l’augmentation de la demande d’emploi des 25 – 49 ans marque le pas avec + 0,2 %, en raison d’une diminution de la demande des femmes de cette classe d’âge (- 0,1 %). Une nouvelle fois, les demandeurs d’emploi de 50 ans et plus sont les plus touchés par la hausse de la demande d’emploi en augmentant de 2 % ce mois-ci (+ 18,7 % sur un an). Parmi eux, les hommes subissent la plus forte hausse avec + 2,2 %.

Demandeurs d’emploi selon l’ancienneté d’inscription

Fin octobre 2011, 70 330 réunionnais sont inscrits à Pôle emploi en catégorie A, B, C depuis un an ou plus. Ils sont 10 070 de plus, par rapport à octobre 2010, soit une augmentation de 16,7 %. En France, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an, en catégorie A, B, C est resté stable au cours de ce mois et a augmenté de 7,5 % sur un an.

Les entrées et sorties de Pôle emploi

En octobre 2011, 10 240 demandeurs d’emploi réunionnais se sont inscrits à Pôle emploi en catégorie A, B, C, soit 670 inscriptions de moins qu’en septembre 2011. Les inscriptions des trois derniers mois sont en baisse de 1 % par rapport aux trois mois précédents.

Parallèlement, 10 220 demandeurs d’emploi sont sortis des fichiers de Pôle emploi, en octobre 2011, soit 970 sorties de plus qu’en septembre 2011. Les sorties des trois derniers mois sont en hausse de 1,1 % par rapport aux trois mois précédents. Les sorties pour reprises d’emploi déclarées ont nettement augmenté avec + 15,7 % par rapport aux trois mois précédents. Dans le même temps, les sorties pour défaut d’actualisation ont diminué (-3,9%).

Les offres collectées par Pôle emploi

En octobre 2011, Pôle emploi a collecté 3 420 offres d’emploi à La Réunion. Sur les trois derniers mois, cette collecte est en hausse de 18,2 % par rapport aux trois mois précédents et de 9,7 % par rapport aux mêmes trois mois de l’année précédente. Le nombre d’offres d’emplois durables est en augmentation de 3,3 % en variation trimestrielle.

La publication « Demandeurs d’emploi inscrits et offres collectées par Pôle emploi à La Réunion données à novembre 2011 » paraîtra le 26 décembre à 21h00.

Avertissement :

Les données présentées concernent les demandeurs d’emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi. La notion de demandeurs d’emploi inscrit à Pôle emploi est une notion différente de celle du chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT) : certains demandeurs d’emploi ne sont pas chômeurs au sens du BIT et certains chômeurs au sens du BIT ne sont pas inscrits à Pôle emploi. Au-delà des évolutions du marché du travail, différents facteurs peuvent affecter les données relatives aux demandeurs d’emploi : modifications du suivi et de l’accompagnement des demandeurs d’emploi, comportements d’inscription des demandeurs d’emploi… L’ensemble des définitions figurent dans les encadrés 1 et 2 pages 7 à 9 de la publication.

Informations : La Dares mène chaque année une campagne de réactualisation des coefficients de correction des variations saisonnières (CVS) et des effets jours ouvrables (CJO). Cette campagne modifie l’ensemble des séries CVS-CJO nationales et CVS régionales diffusées sur la période janvier 1996 – décembre 2010.

http://www.temoignages.re

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