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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 14:03

Depuis 1791 où Marie-Olympe de Gouges, humaniste, a écrit la «
Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » à travers le
monde la conquête de l’application de ces droits et de l’égalité est
restée une longue lutte à ce jour insuffisante.

Le 8 mars 1910 est instituée à Copenhague, sous l’impulsion de la
féministe Clara Zetkin, par une confédération internationale de femmes
socialistes de 17 pays, une « journée des femmes » en vue de revendiquer
pour elles le droit de vote.

Les Nations Unies ont officialisé le 8 mars comme  journée
internationale de la femme en 1977, invitant chaque pays de la planète à
célébrer une journée pour les femmes par diverses manifestations pour :
- revendiquer l’égalité ;
- faire un bilan sur la situation des femmes dans la société ;
- manifester afin de faire aboutir leurs revendications et améliorer
leur condition.

En France,  c’est en 1982 que, sur décision du gouvernement de gauche,
la célébration du 8 mars devient officielle. Mais aujourd’hui en France,
les femmes, à travail égal, restent toujours moins payées que les hommes
et ont de plus petites retraites; une femme meurt tous les trois jours
sous la violence.

A l’occasion du 8 mars, le MRAP tient à réaffirmer sa solidarité avec
les femmes qui, partout dans le monde, luttent pour leur dignité et
leurs droits.

Il soutient les peuples qui se soulèvent contre les régimes
autocratiques et dictatorieux (Tunisie, Egypte, Libye...) . A ces
mouvements participent de nombreuses femmes afin de défendre leur droit
à la liberté, à l’égalité, et au respect de leurs droits humains
fondamentaux.

Le MRAP est solidaire des femmes iraniennes qui luttent, au prix de
lourds sacrifices, pour un Iran laïc et démocratique.

Le MRAP est solidaire des courageuses femmes afghanes - éprises de paix
et de liberté - luttant pour les droits humains, la justice sociale, et
la démocratie malgré l’oppression sanglante du patriarcat
fondamentaliste. Elles n’ont pas hésité sous le régime taliban à
scolariser clandestinement des milliers de femmes et d’adolescentes.

Le MRAP est solidaire de ceux qui luttent pour que dans certains pays,
le fait d’être une petite fille ne soit pas un handicap, qu’il s’agisse :
- de la Chine où la politique de l’enfant unique contribue à l’abandon
de bébés filles ou l’interruption de grossesse lorsque l’enfant à naître
est une fille,
- du Nord de l’ Inde, au Pendjah la municipalité et les notables d’une
ville se sont engagés activement dans la défense du droit des petites
filles à naître en soutenant financièrement ses proches.

Le MRAP tient également à rappeler qu’aujourd’hui, près de la moitié des
« migrants » à travers le monde sont des femmes migrantes. Elles se
trouvent exposées à tous les dangers sur leurs parcours de migration,
rendus de plus en plus périlleux par le renforcement des contrôles
souvent féroces qu’exercent les pays d’origine - en particulier la Lybie
- pour le compte de l’Union Européenne. En 2009, environ une femme sur
trois prise en charge par MSF au Maroc déclarait avoir subi une ou
plusieurs agressions sexuelles dans son pays d’origine ou pendant la
migration.

Le MRAP, solidaire des femmes africaines qui s’opposent avec courage aux
mutilations sexuelles, exige notamment que l’asile soit accordé à celles
qui ont cherché refuge en France pour éviter l’excision de leur fille.

Il est solidaire des femmes et des jeunes filles victimes partout sur la
terre de la prostitution et du tourisme sexuel.

Le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples
apporte son soutien à toutes les femmes
- pour la conquête et le respect de leurs droits humains dans tous leurs
aspects, à savoir, la liberté, l’égalité, le droit à l’éducation,
- pour leur représentation - à parité - dans toutes  les instances
politiques et administratives nationales et internationales.

Paris, le 7 mars 2011.

--
Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples
43 bd Magenta - 75010 Paris - Tél. : 01 53 38 99 99
Site web : http://www.mrap.fr

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 14:02

 

Depuis les  cellules de la prison, on peut entendre des voix parfois
indignées qui parlent des droits de l’homme….Ces hommes politiques, ces
gouvernements qui prétendent défendre les droits de l'homme et appliquer
la justice savent-ils ce qui se passe dans les prisons de  l'occupation
israélienne ? Savent-ils que plus de 8000 prisonniers sont victimes de
mort lente ?

 


Parfois des voix s’élèvent lors de réunions au sommet, il arrive que
quelqu'un parle des prisonniers politiques palestiniens mais on parle de
nous comme des terroristes, des numéros sans visage alors que comme tous
les êtres humains, nous sommes parfois faibles, parfois forts, nous
aimons et nous détestons, nous rions, nous avons même des moments de
joie ou nous pleurons aussi quand nous pensons à nos familles.
Pour exprimer notre souffrance, il me faudrait écrire 10 livres mais
même une encyclopédie ne ferait pas bouger vos consciences s’il vous en
reste une après la course au pétrodollar de l’Oncle Sam qui occupe
l’Irak en guise de démocratie.

 


Vous soutenez la justice et les droits de l’homme dans certains endroits
du monde mais ici, vous soutenez et légitimez l’occupation et nous en
payons le prix dans nos cellules.
Avez-vous déjà imaginé une femme palestinienne accouchant en prison, les
pieds et mains liés ?

 


Avez-vous déjà vu un enfant de 12 ans menotté a un check point et laissé
des heures au soleil ou sous la pluie par la volonté d'un simple soldat ?
Savez-vous qu’un grand nombre de mes camarades a déjà passé plus de 20
ans  derrière les barreaux ? Beaucoup ont perdu leurs parents sans
pouvoir leur dire "adieu".


Les gouvernements occidentaux se doivent de réviser leurs positions
concernant le Proche- orient avant qu’il ne soit trop tard.
Depuis quelque  temps, les révolutions de peuples arabes sont en train
de mettre fin á des dictatures qui ont le plus souvent servi vos
intérêts au lieu de défendre leurs peuples.

 Vive les révolutions arabes ! Vive le pouvoir des peuples ! Vive la
liberté
Salah Hamouri
Section 1
Prison de Guilboa, le 20 février 2011

_____

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 11:19

http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1904

 

Israël et la révolution d’Égypte : "Mauvais pour les juifs"

Le 19 février 2011 par Ilan Pappé

 Ce point prospectif par Ilan Pappé, sur la conception sioniste de la question israelo-palestinienne et sa critique, vues des révolutions démocratiques tunisienne et égyptienne et de leur "effet domino" social et utopique en Afrique et au Moyen-Orient, est une traduction française de l’éditorial inédit du magazine anglophone "e.i. — Electronic Intifada" du 14 février 2011, sur internet. (Dernières corrections le 21-02-011)

 

A PROPOS

 

Ilan Pappé

Ilan Pappé est un intellectuel universitaire israélien, historien, chercheur, et activiste pour les droits fondamentaux et égaux des palestiniens, ancien membre du parti communiste israélien, il fut contraint pour sa sécurité personnelle de quitter Israël en 2006, où il tenait la chaire professorale des études palestiniennes à l’université d’Haïfa. Il est actuellement chercheur en sciences sociales à l’université de Cornouailles Exeter, au Royaume Uni, directeur du Centre européen d’études sur la Palestine (ECPS), et compagnon de l’Institut des études arabes et islamiques (IAIS). Co-fondateur du mouvement pour un seul État démocratique israélo-palestinien (ODSG), considérant que les palestiniens sont victimes d’un apartheid et d’une violence relevant de l’Afrique du Sud avant la démocratie "arc-en-ciel", il a appelé à rejoindre le mouvement global BDS - Boycott, Divestment and Sanctions (créé en 2005 par 171 organisations palestiniennes non gouvernementales à l’instar de la proposition de Gush Shalom en 1997), et est membre duTribunal Russell sur la Palestine, fondé en mars 2009 pour réclamer justice des crimes, des destructions, et des responsabilités dans l’opération militaire israélienne Plomb Durci, qui du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009 dévasta la bande de Gaza et sa population.

Voir la bibliographie en anglais de ses ouvrages de librairie (amazon.com), parmi lesquels les plus récents : Out of the Frame : The Struggle for Academic Freedom in Israel (novembre 2010), recensé par Raymond Deane comme l’histoire de la "lutte des académies israéliennes contre le McKartyisme", Gaza in Crisis : Reflections on Israel’s War Against the Palestinians avec Noam Chomsky, entretien réalisé et rédigé par Frank Barat (novembre 2010), et The Ethnic Cleansing of Palestine, (2007-2006).

Tous les ouvrage de Ilan Pappé traduits en français sont accessibles en librairie (ici le lien sur amazon.fr).

La page académique actuelle de Ilan Pappé (University of Exeter, Cornwall, The UK).

Gaza Youth Breaks Out (Profil iconographique sur Facebook)

 

 

 Le point de vue d’Israël est que les révolutions tunisienne et égyptienne si elles réussissent en effet soient mauvaises, très mauvaises. Les Arabes instruits — pas tous habillés comme "des Islamistes", quelques-uns d’entre eux parlant un anglais parfait, et dont le désir pour la démocratie est articulé sans recours à la rhétorique "anti-occidentale" — sont mauvais pour Israël.

Les armées arabes qui ne tirent pas sur les manifestants sont également mauvaises tout comme beaucoup d’autres images qui ont déplacé et enthousiasmé tant de personnes dans le monde entier, même à l’Ouest. Cette réaction mondiale est aussi mauvaise, très mauvaise. Cela fait ressembler l’occupation israélienne en Cisjordanie et dans le territoire de Gaza, ainsi que ses politiques d’apartheid à l’intérieur de l’État, aux actes d’un régime "arabe" typique.

Pendant un moment, on n’a pas pu dire ce qu’était la pensée officielle d’Israël. Dans son premier message de principe à ses collègues le Premier ministre Benjamin Netanyahu demanda à ses ministres, à ses généraux et aux politiciens de ne pas se prononcer publiquement sur les événements en Égypte. Pour un bref instant on pensa qu’Israël passait de voyou du quartier à ce qu’il fut toujours : un visiteur ou un résident permanent.

Il semble que Netanyahu ait été particulièrement gêné par les propos malheureux sur la situation prononcés publiquement par le général Aviv Kochavi, le chef du renseignement militaire israélien. Ce top expert israélien sur les affaires arabes avait déclaré en toute confiance à la Knesset (il y a deux semaines) que le régime de Moubarak était toujours aussi solide et résistant. Mais Netanyahu ne put rester la bouche close si longtemps. Et quand le patron parla tous les autres suivirent. Et quand tous réagirent, les commenter fit ressembler les reporters de Fox News à "une bande de pacifistes et de hippies de l’amour libre venus des années 1960".

L’essentiel de la narration israélienne est simple : il s’agit d’une révolution de type iranien aidée par Al Jazeera et stupidement autorisée par le président américain Barack Obama, le nouveau Jimmy Carter, et le monde est stupéfait. Les anciens ambassadeurs d’Israël en Égypte sont le fer de lance de l’interprétation israélienne. Toute leur frustration d’avoir été enfermés à l’étage élevé de leur appartement cairote éclate maintenant comme un volcan inextinguible. Leur tirade peut se résumer aux paroles de l’un d’eux, Zvi Mazael, disant à la télévision israélienne Channel One, le 28 Janvier : "C’est mauvais pour les juifs, très mauvais."

Bien sûr en Israël, quand vous dites "mauvais pour les juifs" vous voulez dire les israéliens — mais en outre vous voulez dire qu’indépendamment d’être mauvais pour Israël c’est mauvais pour les juifs du monde entier (malgré l’évidence du contraire depuis la fondation de l’État).

Par contre, ce qui est vraiment mauvais pour Israël c’est la comparaison. Nonobstant la façon dont tout cela pourrait finir, les erreurs et les prétextes d’Israël s’exposent comme jamais auparavant. L’Égypte expérimente une intifada pacifique face à la violence mortelle de la part du régime. L’armée n’a pas tiré sur les manifestants ; et même avant le départ de Moubarak, à sept jours de protestations, le ministre de l’intérieur qui avait ordonné à ses brigands de fondre violemment sur les manifestants était déjà mis à la porte — et il sera probablement poursuivi en justice.

Oui, ce limogeage était fait pour gagner du temps et tenter de convaincre les manifestants de rentrer chez eux. Mais même cette scène, à présent oubliée, ne pourrait jamais se produire en Israël. Israël est un endroit où tous les généraux qui ont ordonné de tirer sur les manifestants palestiniens et juifs contre l’occupation rivalisent maintenant pour le plus haut poste de chef général de l’état-major.

L’un d’eux est Yair Naveh, lequel en 2008 donnait les ordres de tuer les suspects palestiniens, même ceux qui pouvaient être arrêtés tranquillement. Il ne va pas en prison ; mais Anat Kamm, la jeune femme qui révéla ces ordres, est maintenant face à neuf ans de prison pour leur fuite dans le quotidien israélien Haaretz. Pas un seul général israélien ni politicien n’a passé ou n’est susceptible de passer un seul jour en prison pour avoir commandé aux troupes de tirer sur des manifestants non armés, des civils innocents, des femmes, des vieillards et des enfants. La lumière rayonnante de l’Égypte et de la Tunisie est si forte qu’elle illumine en même temps les espaces les plus sombres de la "seule démocratie du Moyen-Orient".

Les Arabes non violents, démocratiques (qu’ils soient religieux ou pas), sont mauvais pour Israël. Mais peut-être que ces Arabes furent tout le temps les mêmes, non seulement en Égypte mais également en Palestine. L’insistance des commentateurs israéliens sur la question la plus importante en jeu — le traité de paix israélien avec l’Égypte — est une déviation, et elle a très peu de pertinence envers l’impulsion puissante qui secoue le monde arabe tout entier.

Les traités de paix avec Israël sont des symptômes de corruption morale, pas d’une maladie en soi — c’est pourquoi le Président syrien Bashar Asad, sans aucun doute un leader anti-israélien, n’est pas immunisé de la vague de changement. — Non ; ce qui est en jeu ici, c’est le prétexte qu’Israël soit un pays stable, civilisé, l’île de l’ouest dans une mer agitée de barbarie islamique et de fanatisme arabe. "Le danger" pour Israël consiste en ce que la cartographie restant la même cependant la géographie change. Ce serait encore une île, mais de barbarie et de fanatisme, dans une mer d’États démocratiques et égalitaires nouvellement formés.

Aux yeux des larges couches de la société civile de l’Ouest l’image démocratique d’Israël a depuis longtemps disparu, mais maintenant elle peut s’estomper et se ternir aux yeux des autres, en charge de la politique et du pouvoir. Quelle est l’importance de l’image ancienne, positive d’Israël, pour le maintien de sa relation privilégiée avec les États-Unis ? Seul le temps nous le dira.

Mais d’une façon ou d’une autre, le cri élevé depuis la place Tahrir, au Caire, est un avertissement que les mythologies apocryphes de la "seule démocratie au Moyen-Orient", le fondamentalisme chrétien hardcore (bien plus sinistre et corrompu que celui des Frères musulmans), la cynique entreprise militaro-industrielle qui profite, le lobbying brutal et son néo-conservatisme, ne garantiront pas éternellement la durabilité de la relation spéciale entre Israël et les États-Unis.

Et même si cette relation spéciale persévérait quelque temps, elle serait maintenant installée sur des bases encore plus instables. L’étude des cas diamétralement opposés tels d’un côté les pouvoirs régionaux anti-américains jusqu’ici résistants comme l’Iran et la Syrie et d’autres, parmi lesquels dans une certaine mesure la Turquie, et de l’autre côté la chute du nec plus ultra des tyrans pro-américains, est indicative : le soutien américain de "l’État juif" de la minorité ethnique et raciste, serait-il toléré sous cette forme, ne suffira pas pour le maintenir au cœur d’un monde arabe en mutation, à l’avenir.

Ce pourrait être une bonne nouvelle pour les juifs, même pour les juifs en Israël à long terme. Être entouré par des peuples qui chérissent la liberté, la justice sociale et la spiritualité et naviguant parfois tranquillement et parfois grossièrement entre la tradition et la modernité, le nationalisme et l’humanité, la mondialisation capitaliste agressive et la survie quotidienne, ne va pas être facile.

Pourtant, il y a un horizon, et il porte l’espoir de déclencher des changements semblables en Palestine. Il peut apporter de clôturer plus d’un siècle de colonisation sioniste et de dépossession, remplacés par la réconciliation plus équitable entre les victimes palestiniennes de ces politiques criminelles où qu’elles soient, et la communauté juive. Ce rapprochement serait construit sur la base du droit au retour des Palestiniens, et sur tous les autres droits pour lesquels le peuple d’Égypte a si vaillamment combattu pendant ces vingt derniers jours.

Seulement ayez confiance que les Israéliens ne manquent pas une occasion de rater la paix. Ils veulent crier au loup. Ils veulent demander et recevoir davantage de fonds du contribuable américain en raison de la nouvelle "évolution". Ils veulent interférer clandestinement de façon destructrice pour saper toute transition vers la démocratie (vous souvenez-vous quelle force et quelle méchanceté caractérisèrent leur réaction à la démocratisation de la société palestinienne ?) Et ils veulent porter la campagne islamophobe à de nouveaux sommets jamais atteints.

Mais qui sait ? Peut-être que le contribuable américain ne voudra pas bouger pour le moment. Et peut-être que les hommes politiques européens voudront suivre le sentiment général de leur audience publique pour permettre non seulement à l’Égypte d’être radicalement transformée, mais encore d’accueillir un changement semblable en Israël et en Palestine. Dans un tel scénario, les juifs d’Israël ont une chance de devenir une partie du Moyen-Orient réel, et non pas un alien ni le membre agressif d’un Moyen-Orient qui fut le fruit d’une imagination sioniste hallucinatoire.

Ilan Pappé, le 14 février 2011

Source originale :
http://electronicintifada.net/v2/article11803.shtml

Traduction personnelle en français sous CC, Aliette G. Certhoux pour La revue des ressources, 18 février 2011 ; Ilan Pappé, Egypt’s revolution and Israel : "Bad for the Jews", source : Electronic Intifada, 14 février 2011.

This work is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivs 3.0 Unported License.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 11:14

J’éprouve bonheur, fierté et espoir ! »
Publié par Politis le 3 mars

*Pour la première fois, Leïla Shahid s’exprime sur les révolutions
arabes et nous dit son émotion. Elle analyse les conséquences
internationales de ces bouleversements, notamment sur le conflit
israélo-palestinien. Tandis qu’en Libye Kadhafi, rejeté par tout un
peuple, s’obstine dans le crime.*

Politis : *Qu’avez-vous ressenti en voyant tous ces événements dans le
monde arabe ?*

Leïla Shahid : Avant tout, un immense bonheur, une fierté, un espoir
dans ce monde arabe. Je dois avouer que j’étais résignée à l’idée que
cette société civile arabe n’ait ni les moyens ni le désir d’une
Intifada. J’insiste sur ce mot auquel je veux donner son sens premier :
le sursaut, le retour de la confiance en soi. Je suis avant tout une
Arabe. Et, pour moi, ce mouvement a la même importance que les
indépendances. De Mauritanie jusqu’en Irak, de Turquie jusqu’au Yémen,
les États sont différents, mais les sociétés civiles ont en partage une
langue, une identité, une culture. Les gens récitent les mêmes poésies
et fredonnent les mêmes chansons.

Nous avons eu la génération de la Nakba (la « catastrophe » de 1948),
celle de la Naksa, la défaite de 1967, celle de l’Intifada, en 1987, et
voici la génération de la Hadatha, la « modernité ». En tant que femme,
en tant que citoyenne arabe palestinienne, ce qui me semble important
c’est la façon dont cette jeunesse arabe est entrée en politique, par la
plus grande porte. Celle de la résistance à l’injustice et de la défense
du droit. Alors que tout avait été fait pour les individualiser et les
inciter à ne pas s’intéresser à la politique, ces jeunes ont fait une
révolution non-violente, citoyenne, incluant tous les aspects de la vie
sociale, et n’ont cédé à aucun moment à des antagonismes religieux.
Voyez ces Tunisiens, dont on nous disait qu’ils étaient le peuple où les
hommes portent du jasmin derrière l’oreille, tout juste capables
d’accueillir les Européens pour des vacances au Club Med ! Ce sont eux
qui ont montré le chemin aux Égyptiens et aux Libyens, même si pour ces
derniers, hélas, la révolution est plus sanglante parce que Kadhafi est
un psychopathe.

Ces jeunes sont entrés dans la modernité en usant des instruments de la
modernité, comme les réseaux sociaux. Ils les ont utilisés pour
s’auto-organiser et communiquer avec le monde. C’est un mouvement qui
s’est montré d’emblée extraordinairement mûr sur un plan politique, et
qui a su se donner un but auquel il n’a pas renoncé : faire tomber les
dictatures. Moi qui ai consacré toute ma vie à la politique, je me
réjouis de voir que ces jeunes sont la relève, celle du respect des
droits des citoyens. Ce qu’ils ont dit et fait est d’une immense
sophistication. Ils ont réfléchi à toutes les transformations
constitutionnelles nécessaires, au processus électoral qu’ils voulaient,
à la séparation des pouvoirs… Jamais ils n’ont cédé à la violence
aveugle. Ils ont su aussi rester unis, classes moyennes et pauvres,
citadins et paysans, croyants et non-croyants. Leur force, c’est leur
nombre, et c’est d’avoir su se regrouper physiquement place Tahrir, ou
avenue Bourguiba. Ces mouvements nous ont donné une immense leçon
d’humilité.

*Ne croyez-vous pas que cette révolution arabe s’adresse aussi à
l’Europe, qui s’est si bien accommodée des dictatures ?*

Bien sûr, si l’Europe des États renonce à son autisme, et si elle –
l’Europe des États – se remet en cause. La politique
euro-méditerranéenne est un échec total. Les Européens ont une
responsabilité particulière dans le fait que ces révolutions sont
finalement venues si tard. Le plus grand mea culpa que doit faire
l’Europe, c’est d’avoir réduit ce projet magnifique à un marché de
libre-échange, limité à la seule dimension économique et commerciale. On
a voulu la liberté de circulation des marchandises, mais surtout pas
celle des citoyens. On a construit ce mur invisible de Schengen comme
bouclier. On a conçu tout ce projet sans proposer aux sociétés civiles
un véritable projet de coexistence avec l’Europe. Cela vient d’un
préjugé très profond qui considère qu’au fond il n’y a pas de valeurs
communes. On a certes inscrit dans les accords d’association avec les
États arabes, comme avec Israël, une clause de respect des droits de
l’homme. Mais les Européens ne les ont jamais fait respecter.

Bien sûr, je ne me fais pas d’illusions. Je sais qu’à l’origine le
projet Euromed avait pour objectif de limiter l’immigration. Mais, pour
atteindre cet objectif, il aurait fallu un vrai projet de
codéveloppement et un partage des richesses. Or, les investissements
européens n’ont pas créé d’emplois. Ils sont allés dans les poches des
corrompus. Les dirigeants européens le savaient très bien. Mais ils
croyaient qu’ils allaient assurer la stabilité économique dont ils
avaient besoin, uniquement par un pacte sécuritaire avec des régimes
policiers. Au lieu de penser que la vraie stabilité résulterait d’un
système démocratique qui assurerait aux citoyens des droits, ils ont
appliqué le concept israélo-américain qui veut imposer la stabilité par
la force militaire et policière. Ils doivent donc tout revoir et se
demander ce que doit être un partenariat économique, politique et
civilisationnel avec les pays de la Méditerranée.

*Que doit faire aujourd’hui l’Union européenne pour créer des relations
sur de bonnes bases avec les pays du bassin méditerranéen ?*

Il faut remettre la société civile et le respect de la démocratie au
cœur du projet. L’Union européenne doit revenir à l’application de cette
clause qui conditionne les accords d’association (économiques) au
respect des droits humains. Et cela, de la Mauritanie à Israël. Mais
l’Union européenne est déboussolée. Avec ces révolutions, c’est la
foudre qui s’est abattue sur Bruxelles. Et puis il y a une autre
difficulté : l’Europe n’est pas une vraie Union. Il y a 27 États
membres, dont la différence de perception est parfois énorme. Le
consensus est très souvent impossible, et la bureaucratie européenne
alourdit les décisions. Le Parlement européen est le seul endroit où un
vrai débat démocratique a lieu, mais il n’a pas de pouvoir exécutif !

*Pendant ce temps-là, que devient le processus de paix
israélo-palestinien ?*

Il va mal. On a même l’impression qu’Européens et Israéliens profitent
de la situation pour faire passer en douce des décisions qui vont dans
le mauvais sens. Le 23 février, Israël a obtenu, sans aucune condition,
le « réhaussement » de ses accords commerciaux avec l’Union européenne.
Une décision qui était gelée depuis l’offensive contre Gaza, en décembre
2008. Cet accord confère à Israël tous les avantages d’un État ­membre
sans en avoir les devoirs. Et cela, avec le pire gouvernement israélien
que nous ayons connu, représenté au Conseil d’association par son
ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, qui est une insulte
pour l’intelligence du peuple israélien.

*Comment ces révolutions ont été reçues en Palestine ?*

Elles interviennent à un moment très difficile pour les Palestiniens.
Nous avons dépassé les trois ans de rupture entre Gaza et la
Cisjordanie, et entre le Hamas et le Fatah. Les tentatives de
réconciliation ont été des échecs. Les Palestiniens ont vécu ces
révolutions avec un mélange de joie, parce que ce sont leurs concitoyens
arabes qui conquièrent leur liberté, et de tristesse parce qu’ils ne
­peuvent en faire autant, étant sous occupation. Les manifestations de
solidarité ont scandé un slogan qui faisait écho aux manifestations de
Tunisie et d’Égypte. Pendant que celles-ci voulaient faire tomber le
régime, chez nous on disait : « Le peuple veut ­mettre fin à la
division », « le ­peuple veut mettre fin à l’occupation ! »

*Mais les premières manifestations ont été interdites…*

C’est vrai. Mais elles intervenaient au lendemain d’une campagne très
violente d’Al-Jazira contre l’Autorité palestinienne, avec la
publication de documents sur les négociations israélo-palestiniennes. Ce
qu’on a appelé la « Jaziraleaks », à la manière de WikiLeaks. L’Autorité
craignait que les manifestations ­fassent partie de cette campagne.
Quand il a été admis qu’il s’agissait vraiment de rassemblements de
solidarité avec l’Égypte, le gouvernement a octroyé plusieurs permis de
manifestations auxquelles plusieurs dirigeants ont participé.

/Mahmoud Abbas a tout de même eu des mots de soutien à Moubarak…/

Le Président Abbas a été déstabilisé par ces événements. Surtout par
rapport à l’Égypte, qui joue un rôle clé dans la diplomatie arabe. Il
est convaincu que les Palestiniens ne parviendront pas seuls à un État.
Or, depuis 1948, l’Égypte est le pays le plus important dans la région.
Qu’elle ait soutenu bien ou mal les Palestiniens, depuis Nasser, on peut
évidemment en discuter. Mais elle a toujours été présente dans le
conflit, aux côtés des Palestiniens.

*Pourrait-on imaginer des mouvements de même nature en Palestine ?*

Les Palestiniens ont été les premiers à faire l’Intifada, mais
aujourd’hui, ils ne peuvent pas aller plus loin que le premier
check-point. L’occupation israélienne est une politique de fragmentation
du territoire palestinien. Les check-points n’ont rien à voir avec la
sécurité, ils ont à voir avec l’atomisation de la société palestinienne.
Or, la force d’une société, c’est sa capacité de fonctionner en masse.
C’est une politique très pernicieuse qui empêche la société de se
projeter en mouvement de masse, comme cela a été le cas en Égypte. Les
Égyptiens ont créé un lieu symbolique de leur unité, la place Tahrir. Il
ne peut exister de lieu comme celui-là en Palestine sous occupation.

*Les révolutions arabes n’auront donc pas d’effet directement positif
sur le conflit israélo-palestinien ?*

Ce ne sera pas le cas sans volonté politique. Je crains même que les
Palestiniens paient la facture. J’ai déjà évoqué l’affaire de l’accord
d’association avec l’Europe. Quant à Obama, peut-être pour rassurer
Israël, mais aussi pour assurer sa réélection, il a eu le culot de poser
son veto à une résolution des Nations unies qui ne faisait que
réaffirmer des principes que, la veille encore, l’ambassadeur des
États-Unis défendait. Qui va protester ? Tout le monde regarde la
démocratisation dans le monde arabe. Or, cette démocratisation et la
construction de la paix pour les Palestiniens devraient constituer un
seul et même processus. La démocratie en Israël et en Palestine ne peut
pas exister dans une situation d’apartheid. //Mahmoud Abbas veut
organiser des élections. Est-ce possible sans réconciliation entre Fatah
et Hamas ?//

Il veut donner la parole à la société civile palestinienne. Il veut que
la société nous dise ce qu’elle pense du bilan du Premier ministre,
Salam Fayyed. Les élections auraient dû avoir lieu en 2010. La décision
de reprendre les trois élections – en juin, les municipales ; et en
septembre, les législatives et la présidentielle – fera plus pour la
réconciliation que la multiplication des réunions entre ­quatre murs au
Caire. Le Hamas doit aussi répondre de sa gestion devant ses électeurs,
qui ne comprendraient pas qu’il refuse les élections. Quant à la
communauté internationale, il ne faut pas qu’elle réédite son erreur :
vouloir des élections et ne pas en reconnaître le résultat parce qu’il
ne lui convient pas. Et, surtout, il faut œuvrer pour que 2011 soit
l’année de l’État de Palestine. _Propos recueillis par Denis Sieffert

publié par Politis

http://www.politis.fr/Leila-Shahid-...
<http://www.politis.fr/Leila-Shahid-J-eprouve-bonheur,13248.html>

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 11:12

9 mars 2011

 

Lettre de protestation de parlementaires français et européens

suite à la nomination de M. Alvaro Uribe en France


 

Nous, parlementaires français et européens, tenons à faire part de notre indignation suite à la nomination de l'ex-président colombien M. Alvaro Uribe Velez comme enseignant à l'École Nationale d'Ingénieurs de Metz (ENIM), en contre-partie des contrats juteux passés entre cette institution éducative et l'Etat colombien.
L'Union européenne et la France se revendiquent de la défense des droits de l'homme. Ce serait ajouter une nouvelle incohérence à l'accomplissement de ces objectifs politiques, et ce serait rendre un bien mauvais service à l'éducation de jeunes européens que d'accepter une telle nomination.
Nous tenons à rappeler le bilan des mandats de Monsieur Uribe en termes de droits de l'homme :

  • M. Uribe a mis en place une politique controversée dite de "sécurité démocratique" visant officiellement à lutter contre l’insécurité et renforcer l’Etat de droit. Dans le contexte du conflit armé que connaît la Colombie depuis plus de 50 ans, celle-ci promet notamment aux soldats, primes et avantages pour chaque guérillero tué au combat. Cette « politique du chiffre » catastrophique a eu pour effet d’inciter les militaires à assassiner plus de 3000 civils innocents, issus de quartiers pauvres, afin de les déguiser et de les présenter comme « guérilleros morts au combat »
  • De nombreuses affaires de corruption, d’assassinat et les révélations conséquentes à la mise en œuvre de la loi « Justice et paix » ont permis de mettre en évidence les liens forts existant entre les escadrons de la mort (paramilitaires) liés à la mafia et la famille politique de M.Uribe. Plus de 120 politiciens proches de son gouvernement ont été mis en examen et plusieurs dizaines d'entre eux ont déjà été condamnés pour ces liens criminels. M. Mario Uribe, cousin et associé politique de l'ex-président, vient d'être condamné à sept années et demi de prison pour s’être allié et avoir utilisé ces organisations criminelles afin de faciliter son élection au parlement national et pour s’approprier illégalement une grande quantité de terres fertiles.
  • La Colombie est aujourd’hui le 2ème pays (derrière le Soudan) qui compte le plus de déplacés internes au monde. Bien que ce phénomène ait commencé avant l’arrivée au pouvoir de M. Alvaro Uribe, on estime qu’environ 2,4 millons de personnes ont été déplacées durant son mandat. On dénombre par ailleurs l’existence de plus de mille fosses communes en Colombie. Une zone d’enfouissement de plus de 2000 corps non identifiés, « alimentée » par les militaires depuis 2005, a été récemment mise à jour dans le département du Meta. Dans d’autres régions, des rapports font état de l’existence de fours crématoires pour faire disparaître les corps des victimes.
  • De nombreuses affaires de corruption impliquant le gouvernement et la famille politique de M. Uribe ont émaillé son mandat. A titre d'exemple aujourd'hui son ex-ministre de l’agriculture est mis en examen pour avoir détourné d’énormes sommes d’argent de leur objectif initial (aides à la petite paysannerie) au profit de grands propriétaires terriens et pour contribuer indirectement au financement de la réélection de M. Uribe.
  • Sous la présidence de M. Uribe, les services secrets colombiens (DAS) ont été utilisés pour espionner, persécuter, menacer, stigmatiser et attaquer des défenseurs de droits humains, des syndicalistes, des opposants politiques, des journalistes, et la Cour Suprême de Justice ; la récente découverte de documents internes du DAS a même permis de révéler la volonté de surveiller et de discréditer la Sous-Commission des droits humains du Parlement européen, le Bureau du Haut-commissaire aux droits humains de l’ONU, et les ONGs de défense de droits humains. Parmi ces organisations ou personnes, nombreuses sont celles qui ont été explicitement désignées par l’ex-président comme « vitrine intellectuelle » des FARC, les mettant de ce fait en danger de mort.

La nomination de M. Uribe au poste de « professeur des universités » à l'ENIM n'est pas fortuite. Elle survient après l'attribution par l'administration colombienne alors que M. Uribe en était encore le président, de contrats pour de la modernisation de centres de formation colombiens (SENA). Monsieur Uribe avait du reste déjà été nommé "Ingénieur Honoris Causa de l'ENIM" à cette occasion. Rattrapé dans ces graves affaires dans son pays, il avait déjà tenté de se donner une respectabilité en se faisant nommer professeur à l'Université de Georgetown (USA). Mais cette tentative avait suscité un fort rejet de la part du milieu universitaire et de la société civile des Etats-Unis.
Nous appelons aujourd'hui toutes les citoyennes et tous les citoyens français-e-s et européen-ne-s à faire de même aujourd’hui en dénonçant avec nous la nomination de M. Alvaro Uribe à l’ENIM, et nous exigeons de cette institution éducative qu'elle rompe au plus tôt ce contrat qui lui fait honte.
Nous estimons que le système éducatif européen ne peut servir à blanchir des personnes ayant commis des violations des droits de l'homme, et que Monsieur Uribe doit répondre de celles dont il est responsable devant la justice colombienne, ou à son défaut, devant la Cour pénale internationale.
 
Signataires:  
Jürgen Klute, député Européen, Allemagne, Délégation à l'Assemblée parlementaire EUROLAT. 
Jean-Luc Mélenchon, député Européen, France, Vice-président Commission des affaires étrangères.  
Nikolaos Chountis, député Européen, Grèce, Commission des affaires économiques et monétaires.  
Martine Billard, députée française, Vice présidente du Groupe d'Amitié France-République de Colombie.  
Marie-Christine Vergiat, députée Européenne, France, Sous-commission de Droits de l'Homme.  
Cornelia Ernst, députée Européenne, Allemagne, Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures.  
Gabriele Zimmer, députée Européenne, Allemagne, Commission du développement.  
Eva-Britt Svensson, députée Européenne, Suède, Présidente de la Commission des droits de la femme et de l'égalité des genres.  
Georgios Toussas, député Européen, Grèce, Commission des transports et du tourisme  
Charalampos Angourakis, député Européen, Grèce, Commission du développement régional.  
Bairbre de Brún, députée Européenne, Royaume-Uni, Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire.
Thomas Händel, député Européen, Allemagne, Commission de l'emploi et des affaires sociales.
Willy Meyer, député Européen, Espagne, Vice-président de la Délégation à l'Assemblée parlementaire EUROLAT.
Sabine Wils, députée Européenne, Allemagne, Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire.
Helmut Scholz, député Européen, Allemagne, Commission du commerce international.
Catherine Grèze, députée Européenne, France, Délégation à l'Assemblée parlementaire EUROLAT.
Yves Cochet, député français, Secrétaire de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire
Sabine Losing, députée Européenne, Allemagne, Commission des affaires étrangères.
Miguel Portas, député Européen, Portugal, Commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale.
Jacky Henin, député Européen, France, Commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie.
Raül Romeva i Rueda, député Européen, Espagne, Délégation à l'Assemblée parlementaire EUROLAT.
Dominique Voynet, parlementaire française, Secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.
Noël Mamère, député français, Secrétaire de la commission des lois.
Francois de Rugy, député français, Secrétaire de l'Assemblée nationale.
Jean Desessard, parlementaire français, Commission des affaires sociales.
Ivan Renar, parlementaire français, Vice-Président de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication.
Marie-Christine Blandin, parlementaire française, Secrétaire de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication.
Michel Billout, parlementaire français, Vice-Président de la commission des affaires européennes.
Alima Boumediene-Thierry, parlementaire française, Membre de la commission des affaires européennes.
Anny Poursinoff, députée française, Membre de la commission des affaires économiques.
Pascal Canfin, député Européen, France, Commission des affaires économiques et monétaires.

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 14:54

Solidarité avec le président du MRAP 94, victime d’une agression

Le président du MRAP 94, membre du comité technique de Romeurope et de
Romeurope 94 a été agressé samedi 5 mars à Ivry lors d’une distribution
de tracts bien reçus par la population. Ce tract expliquait la
situation des roms d’Ivry (soutenus par la ville et par un comité de
soutien très important et diversifié) Il expliquait aussi les raisons de
cette situation.

Le MRAP condamne avec force cette agression et apporte à notre ami  son
soutien, y compris juridique.

Cette agression prend sa place dans un climat délétère entretenu et
développé par la xénophobie de l’Etat. Elle fait suite aux expulsions
violentes de roms par la police et aux propos présidentiels tenus en
août à Grenoble. Un tel climat ne peut que libérer les pulsions
agressives et racistes.

Le MRAP salue le combat du MRAP 94 et du comité d’Ivry en faveur des
droits des roms. Il poursuivra cet engagement.

Paris, le 7 mars 2011.
--
Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples
43 bd Magenta - 75010 Paris - Tél. : 01 53 38 99 99
Site web : http://www.mrap.fr
Aider le MRAP : http://secure.mrap.fr

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 14:39

FLAMNET-RÉTRO: Hommage aux FLAM: Des membres fondateurs à la jeunesse militante et vaillante

par Mouhamadou Kaaw Touré, mercredi 9 mars 2011, 08:28

 

 

par Ba Mamadou Sidi Membre-fondateur des Flam, Conseiller politique du Président des Flam et membre du Conseil National 

 

Le 27ème anniversaire de nos justes et glorieuses FLAM m'offre l'agréable occasion, en tant que co-fondateur de cette organisation, de rédiger ce témoignage relatif à l'histoire de notre mouvement. Je voudrai d'abord rendre un hommage mérité à nos compagnons disparus qui n'ont jamais failli à leur mission de combattants; ceux qui avaient toujours mis la cause au- dessus de toutes considérations personnelles. Je citerai quelques noms: Djigo Tapsirou mort à Oualata, Moussa Kébé, Aboubekri Khalidou BA, Ibrahima Kassoum BA. Mes pensées vont également à l'endroit de mon ami et compagnon de lutte Feu Saidou Kane co-fondateur de l 'UDM cette première force organisée du nationalisme négro-africain militant. Saidou Kane et moi, avions eu le privilège de représenter l'UDM au congrès constitutif des FLAM le 14 mars 1983 (Chez Aboubekry Khalidou BA). Il est également réconfortant de constater que la quasi totalité de cette première génération des FLAM reste aujourd'hui encore dans les rangs de notre mouvement, par fidelité, par conviction et par respect à nos martyrs; nous citerons par exemple Samba THIAM le Président des FLAM dont le courage politico-militaire n'est plus à démontrer; Ibrahima Abou Sall avec sa conviction inébranlable, l'exemple d'un leader- combattant désintérressé au dirigisme; notre Secrétaire nationale des relations extérieures Hapsa Banor Sall, grande combattante, courageuse, ses origines guerrières, expliqueraient certainement la détérmination de notre amazone; mon ami d'une quarantaine d'années Boye Alassane Harouna écrivain qui est aujourd'hui l'élément le plus politique du mouvement, Idrissa BA dit Pathe, toujours prêt à accomplir les missions les plus difficilles; Kamara Abdoul Khoudouss le sage qui avait accueilli chez lui la rencontre d'avril 1978 du premier noyau qui allait plus tard participer à la création de l'UDM. Mes hommages également à cette génération des Kaaw TOURE, Ibrahima Mifo SOW, Mamadou BARRY, Cheikh Oumar BA, Aboubackrine Ndongo, Abou Hamidou SY, Abdoulaye THIONGANE, Amadou Mody THIAM, Abderrahmane WONE, Houlèye Thiam entre autres, qui est prête aujourd'hui à assumer ses responsabilités historiques.

 

J'articulerai ce témoignage sur deux points  1- Le contexte historique de la création des FLAM. 

 

2)-  La création de FLAM. ..    

 

 

Lire la suite au lien Flamnet:

  

http://www.flamonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=92%3Aspecial-anniversaire-des-flam-27-ans-de-lutte-&catid=1%3Adossiers-anniversaires

 

Bonne lecture, la lutte continue!

 

 

 

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 14:32

 

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Paris, ce n’est ni le Fouquet’s ni les Champs-Élysées ; Paris, c’est Bastille, République, Nation, Paris, c’est l’Hôtel-de-Ville ; Paris, ce sont ses pavés, ses barricades, ses rues et ses monuments, ses inscriptions, toutes ces traces célèbres ou oubliées du souvenir des luttes et des victoires pour la liberté, l’égalité et la fraternité.


Paris, où vivent ensemble 117 nationalités différentes, c’est, en dépit de toutes les lois xénophobes passées et présentes,  l’accueil de l’étranger, de l’Autre, du réfugié, du persécuté, c’est l’amitié entre les peuples.


C’est pour découvrir ou redécouvrir le visage vivant et généreux de ce Paris antiraciste et des droits de l’homme que la Fédération de Paris du MRAP organisons ce rallye sportif à vélo, à rollers et à pied ; il promènera les participants à travers le temps et l’espace parisiens, à la recherche de témoignages matériels de ces victoires et de ces défaites aussi, de ces gloires et de ces tragédies qui ont fait ce Paris que nous aimons, que nous voulons faire connaître et honorer.

 

Ce rallye s’inscrit naturellement dans la campagne nationale que le MRAP met en œuvre, « Non au racisme dans le sport », à l’heure où certains tentent de dévoyer les manifestations sportives pour en faire des expressions brutales de xénophobie et de racisme.

 

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 12:50
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Martine Valla - dans HUMOUR
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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 12:43
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