Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 19:28

1) Plus de 10 000 signatures de l’appel à la proscription des tests d’âge osseux sur les mineurs isolés étrangers. Il faut continuer et imposer au gouvernement que sa prochaine loi les interdise. Encore plus quand on voit, à l’histoire de Julio ci-dessous, les dégâts que ces pratiques permettent !

Pour signer si vous ne l’avez pas encore fait : http://resf.indo/P2852

2) SANS PAPIERS 2008-2015 : LES PRESIDENTS CHANGENT, LES PERSECUTIONS RESTENT

En Ille et Vilaine, personne n'a oublié Julio, un lycéen angolais arrêté en 2008 lors d'une sortie scolaire. Il est placé au centre de rétention de Rennes après avoir subi des tests osseux. Cette arrestation déclenche une indignation collective légitime et une large mobilisation. Une notoriété dont Julio se serait bien passé :

http://www.liberation.fr/contre-journal/2008/03/26/julio-la-peur-au-ventre_68169

A l'époque, nous découvrions les tests osseux :

"Un jeune lycéen angolais prénommé Julio est arrêté lors d'un contrôle dans le métro alors qu'il se trouvait accompagné de camarades pour une sortie scolaire. Trop noir, trop jeune et trop poilu pour être honnête ? La Préfecture a alors mis en doute sa pièce d'identité indiquant qu'il était mineur et n'a pas hésité à lui infliger des tests pseudo-scientifiques humiliants, dignes de l'esclavagisme dans le seul but de justifier un placement en rétention en vue d'une expulsion ! Examen osseux, pilosité et organes génitaux - pourquoi ne pas regarder ses dents, sa mâchoire, tâter ses muscles et déclarer qu'il est bon pour les îles de sucre amer- ? Cette méthode d'instrumentalisation de la science à des fins judiciaires est une fois de plus une grave dérive de la politique des quotas. Pauvre ado humilié dont la vie n'est alors plus que chiffres : âge, mensuration, dates, heures de passage aux tribunaux, un numéro à comptabiliser dans des comptes infamants" (blog sans-patrie - mars 2008).

C'était sous l'ère sarkoziste. C'est du passé. Ben non ! Sept ans plus tard, cette pratique s'est banalisée partout en France et Julio se retrouve à nouveau enfermé !

Cette fois-ci, on ne conteste plus son âge, mais la préfecture d'Ille et Vilaine exige un passeport pour lui renouveler son titre de séjour. Julio est né d'une mère angolaise et d'un père congolais, il n'aura jamais de passeport, mais la préfecture de veut rien savoir. Pas de passeport, pas de papier !

Depuis 2013, Julio est sans-papiers. Il continue son travail comme maçon en CDI dans la même entreprise depuis cinq ans. Il paye ses impôts. Sa copine est enceinte. Il aimerait bien prendre un appartement pour vivre avec elle, mais il ne le peut pas. Il aimerait bien passer son permis, mais il ne le peut pas. Il aimerait bien vivre comme tous les jeunes de son âge, mais il ne le peut pas. Alors il continue à vivre comme un clandestin, à squatter à droite à gauche chez des copains...

Vendredi 13 février à 15h, la PAF se présente à son domicile. Il est arrêté et placé en retenue administrative, avant d'être transféré au CRA de Rennes avec une nouvelle OQTF. Le cauchemar recommence pour Julio...

Lundi 15 février à 11h, le juge administratif examine la situation de Julio. Son patron et ses collègues sont présents pour le soutenir. Contre toutes attentes, Le TA de Rennes confirme l'OQTF : Julio est à nouveau expulsable.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/02/16/un-jeune-angolais-menace-d-expulsion-656775.html

Où sont-ils tous ces élus socialistes qui manifestaient à nos côtés en 2008 en demandant la régularisation de Julio ? Où sont-ils ceux-là mêmes qui nous donnent depuis un mois des leçons de "vivre ensemble" ?

Tant qu'il restera un seul Julio privé de liberté, nous continuerons à lutter contre ces décisions arbitraires, injustes et inacceptables.

Rassemblement devant la cité judiciaire de Rennes mercredi 18 février à 14h

Pour faire savoir aux intéressés trop intéressés dans quelle estime on tient leurs agissements :

A la préfecture d’Ille et Vilaine, le Secrétaire général

patrice.faure@ille-et-vilaine.gouv.fr

Elysée :
Secrétaire général : jean-pierre.jouyet@elysee.fr
Directeur-adjoint de cabinet : boris.vallaud@elysee.fr


Matignon :
Premier ministre : Manuel VALLS
premier-ministre@pm.gouv.fr
Chef de cabinet : Sébastien GROS sebastien.gros@pm.gouv.fr
Cheffe de cabinet adjointe : stephanie.bes@pm.gouv.fr

Ministère de l’Intérieur :
Cabinet du ministre,
Téléphone : 01 40 07 60 60 (standard, demander le Cabinet),
Directeur adjoint :Pierre-Antoine MOLINA : pierre-antoine.molina@interieur.gouv.fr
Chef de cabinet : Gabriel KUNDE : gabriel.kunde@interieur.gouv.fr

Conseiller Immigration : Raphael SODINI : raphael.sodini@interieur.gouv.fr

jean-pierre.jouyet@elysee.fr

boris.vallaud@elysee.fr

premier-ministre@pm.gouv.fr

sebastien.gros@pm.gouv.fr

stephanie.bes@pm.gouv.fr

bernard.cazeneuve@interieur.gouv.fr

gabriel.kunde@interieur.gouv.fr

pierre-antoine.molina@interieur.gouv.fr

raphael.sodini@interieur.gouv.fr

Repost 0
17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 19:44

Administrateur de l’Organisation internationale du travail (OiT) depuis juin 2014, bernard Thibault réagit aux tentatives patronales de remettre en cause l’existence même de normes sociales internationales. il plaide pour une réactualisation des prérogatives de l’organisation onusienne qui lui permette notamment de poursuivre les multinationales.

HD. quel est votre rôle au sein de l’OIT ?

Bernard ThiBault. J’ai été élu en juin 2014 par les syndicats de différents continents au conseil d’administration où nous sommes 14 travailleurs. Celui-ci est aussi composé de 28 représentants des États et de 14 représentants des employeurs. Le conseil veille à l’accomplissement des missions de l’OIT. Il dispose d’un budget. Il fixe des orientations politiques. Il ratifie les rapports sur les infractions aux conventions qui lui sont soumis. Faire fonctionner cette instance est un exercice délicat en raison de son caractère mondial mais surtout tripartite. Les États disposant de la moitié des mandats d’administrateurs, leur attitude est déterminante. Le fonctionnement et les moyens dont dispose l’OIT ont été fixés à sa création, en 1919. Je crois qu’il est nécessaire de les réactualiser pour qu’ils soient adaptés à l’économie mondialisée que nous connaissons aujourd’hui.

HD. Quelles réactualisations proposez-vous ?

B. T. Par exemple, aujourd’hui, seuls les États, quand ils enfreignent les conventions, sont attaquables devant l’OIT. Il faut responsabiliser les employeurs et en particulier les multinationales. Tout le monde a encore en mémoire la catastrophe du Rana Plaza, cette usine vétuste qui s’est écroulée au Bangladesh,

provoquant la mort de 1 138 travailleurs. Pour empêcher que ce genre de drame ne se reproduise, il faut bien sûr agir sur les États comme le Bangladesh pour qu’ils adaptent leur législation. Mais on ne peut pas ignorer le fait que la responsabilité de ce type de catastrophe incombe aussi aux multinationales, qui profitent des défaillances des États, de leur incapacité à jouer leur rôle de gardiens de l’ordre public social et, parfois même, de la corruption de leurs dirigeants. La situation des salariés au Bangladesh est intimement liée à l’attitude des multinationales qui les surexploitent grâce des mécanismes de sous-traitance en cascade. Je crois qu’il faut doter l’OIT des moyens d’intervenir sur ce terrain.

« BEAUCOUP DE SALARIÉS DANS LE MONDE NE PEUVENT S’APPUYER QUE SUR LES CONVENTIONS DE L’OIT, AUJOURD’HUI DANS LE VISEUR DU PATRONAT. » BERNARD THIBAULT

HD. Depuis deux ans, le patronat entrave le fonctionnement de l’OIT. Quelles en sont les conséquences ?

B. T. Le patronat a décidé d’empêcher l’OIT d’accomplir sa mission de contrôle du respect des conventions internationales. Il a décidé de remettre en cause la commission internationale, de 20 juristes, qui assume ce rôle et produit chaque année des expertises sous forme de rapports qui sont soumis à l’approbation de l’OIT. Cette commission examine notamment les plaintes des syndicats. Elle a instruit, par exemple, celle déposée par la CGT contre la décision de Nicolas Sarkozy, lors du conflit sur les retraites en 2010, de réquisitionner les salariés des raffineries dont la grève menaçait l’approvisionnement du pays en carburant. Le rapport a jugé cette décision contraire aux conventions sur les libertés syndicales. Bien sûr, cette adoption intervenant a posteriori, elle n’a eu aucun effet sur la réquisition de 2010, mais elle crée une jurisprudence qui interdit à un futur gouvernement de reprendre le même type de décision à l’avenir.

Le patronat conteste la légitimité de cette commission d’experts, en affirmant qu’ils vont au-delà de leurs mandats sur la question du droit de grève. Alors qu’ils ne l’avaient jamais fait auparavant, les employeurs prétendent maintenant que le droit de grève n’est pas universel, bien qu’il ait toujours été considéré comme tel par l’OIT.

HD. Pourquoi ce revirement ?

B. T. Ce revirement est symptomatique du fait que la délégation patronale est dominée par une conception toujours plus libérale de l’économie qui doit être débarrassée de ce qu’elle considère comme des contraintes en matière de droit social, même s’il s’agit de libertés fondamentales comme le droit de grève. Le patronat use du prétexte qu’aucune convention de l’OIT ne traite du droit de grève ès qualités pour contester que la grève soit au titre des libertés syndicales considérée comme un moyen de l’action syndicale. Sans droit de grève, il n’y a pas de négociation collective. Derrière les arguments de forme du patronat, c’est l’édification même de normes sociales qui est remise en cause. Si,dans certains pays comme le nôtre, les salariés voient leurs libertés fondamentales, dont le droit de grève, protégées par la Constitution et tout un ensemble de lois, dans beaucoup d’autres pays, ils ne peuvent s’appuyer que sur les conventions de l’OIT.

« SEULS LES ÉTATS SONT ATTAQUABLES DEVANT L’OIT. LES EMPLOYEURS ET MULTINATIONALES DOIVENT ÊTRE RESPONSABILISÉS. »

HD. Quelle est l’attitude du patronat français ?

B. T. Le patronat français et européen ne fait pas entendre de voix divergentes. Tout laisse à penser que le MEDEF est en phase avec cette remise en cause des normes sociales internationales. Souvenons-nous qu’en novembre 2014, son président, Pierre Gattaz, a souhaité que la France se retire de la convention 158 de l’OIT qui interdit les licenciements sans motif.

HD. Comment débloquer la situation ?

B. T. L’OIT fonctionne habituellement sur la recherche de consensus. Mais, dès lors qu’une partie conteste les mécanismes de prise de décisions, cette méthode ne fonctionne plus. L’institution se trouve paralysée, ce qui est l’objectif du patronat.

Lors de la dernière réunion du conseil d’administration, en novembre, nous avons donc proposé, conformément aux statuts de l’OIT, de saisir la Cour internationale de justice (CIJ) pour trancher le désaccord. Les employeurs rejettent cette procédure. Et pour cause, on peut penser que la CIJ ne leur donne pas raison et considère le droit de grève comme une liberté fondamentale et universelle.

Les représentants des États se sont montrés divisés et aucune majorité n’a été trouvée pour saisir la CIJ. Précédée de rencontres de préparation, en février, une nouvelle réunion du conseil d’administration aura lieu en mars. D’ici là, nous espérons que la mobilisation du 18 février partout dans le monde, à l’appel de la Confédération syndicale internationale (CSI), ramènera les employeurs à la raison ou convaincra une majorité du conseil de voter en faveur du recours devant la CIJ.

L’OIT, UNE INSTITUTION PRESQUE CENTENAIRE

Créée en 1919, l’Organisation internationale du travail (OIT) est devenue une institution spécialisée de l’ONU en 1946. Elle compte 185 pays membres. C’est la seule institution internationale tripartite. Elle est en effet composée de trois collèges : États, employeurs et travailleurs. L’OIT assume trois missions essentielles. La première consiste à élaborer des conventions internationales du travail, c’est-à-dire une sorte de Code de travail mondial. Il existe aujourd’hui 200 conventions sur de multiples domaines : les libertés syndicales, les conditions de travail, les horaires, ou encore les droits des travailleurs migrants. La deuxième mission de l’OIT consiste à contrôler l’application des conventions et à examiner les infractions qui peuvent être signalées sous forme de plainte par des organisations syndicales ou des États. La troisième mission est d’aider les États à mettre en oeuvre les conventions.

Repost 0
17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 19:30

Manuel Valls a annoncé mardi devant l'Assemblée nationale qu'il engageait sa responsabilité sur le projet de loi Macron, qui sera donc considéré comme adopté en première lecture si une motion de censure ne renverse pas le gouvernement.

Faute de majorité dans son propre camp, le gouvernement s'apprête à commetre un véritable coup de force pour faire passer la loi Macron. "Le recours au 49.3 montre qu'il n'y avait pas de majorité de gauche pour soutenir une politique d'inspiration libérale", s'insurge le frondeur Laurent Baumel.

Manuel Valls, a expliqué qu'il faisait ainsi jouer l'article 49-3 de la Constitution, car il ne voulait pas prendre "le risque d'un rejet" de ce texte, sur lequel la majorité était "incertaine". Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone (PS) a ensuite suspendu le débat dans l'attente du dépôt d'une motion de censure de l'UMP. M. Valls a expliqué avoir été autorisé par le Conseil des ministres, réuni en urgence sous la présidence de François Hollande à 14H30 mardi, à engager la responsabilité de son gouvernement sur ce texte dont les dispositions sont, selon lui, "essentielles pour relancer la croissance" et "lever un certain nombre de blocages dans notre économie".

André Chassaigne avait prévenu ce matin même dans nos colonnes : " Des voix sont venues de tous les camps de la gauche pour exprimer leur refus du parti pris libéral. C’est encourageant. C’est la première fois que des députés socialistes, en particulier, s’expriment avec autant de détermination. Un véritable front du refus s’est dessiné avec des convergences qui n’avaient jamais, depuis 2012, été aussi loin à l’Assemblée. On verra le résultat du vote aujourd’hui, mais un vent s’est levé et devrait s’amplifier."

Manuel Valls et François Hollande ont décidé de passer au-dessus du débat parlementaire. Un coup de force autoritaire s'est immédiatement insurgé Patrick Le Hayric, directeur de l'Humanité et député au parlement européen.

L'article 49-3 n'a plus été utilisé depuis Dominique de Villepin avec le Contrat première embauche (CPE) en 2006. Il ne peut être utilisé que sur un projet de loi budgétaire, ou, une fois par an seulement, sur un autre texte comme la loi Macron. La tension est montée d'un cran en fin de matinée lorsque Manuel Valls avait affirmé, à la surprise générale, devant le groupe PS "qu'à ce stade, la loi ne passe pas". Si certains responsables socialistes s'attendaient à un vote serré, personne ne doutait que le texte serait in fine adopté.

Mais cet optimiste avait été douché en début de matinée par les déclarations de frondeurs, comme Christian Paul, selon lequel "plusieurs dizaines de députés PS" n'allaient pas voter la loi. Selon un autre frondeur, Mathieu Hanotin, "de 25 à 30 députés PS" s'apprêtaient à voter contre et d'autres à s'abstenir, principalement à cause de l'extension du travail dominical.

En outre, la grande majorité des députés écologistes devaient voter contre, de même que les députés Front de gauche opposés à un texte "archaïque et rétrograde". A droite, "97 à 98%" des députés UMP devaient voter contre, selon M. Jacob. En revanche, une courte majorité des députés UDI devraient soit s'abstenir, soit voter pour.

Le groupe socialiste compte 288 députés, l'UMP 198, l'UDI 30, les écologistes et radicaux de gauche 18 chacun, le Front de gauche et ses alliés d'outremer 15, et neuf députés ne sont inscrits à aucun groupe.

Si la droite, UMP en tête, a concentré l'essentiel de ses attaques sur la réforme des professions réglementées du droit, dont les notaires, la gauche s'est divisée principalement autour de l'extension du travail dominical, décriée comme une "régression" sociale par Martine Aubry, des nouvelles règles de licenciements collectifs ou de la réforme des prud'hommes.

La création, par décret, de "zones touristiques internationales" où les commerces pourront être ouverts en soirée jusque minuit et tous les dimanche, a aussi irrité la maire PS de Paris Anne Hidalgo.

Sans bouleverser les volets phares du texte, le gouvernement avait accepté des modifications souvent souhaitées par le rapporteur général Richard Ferrand (PS) ou les rapporteurs thématiques, comme sur le mécanisme d'encadrement des tarifs des notaires, la réforme du permis de conduire ou la liberté laissée aux élus d'autoriser l'ouverture des commerces jusque 12 dimanches par an.

Le Premier ministre Manuel Valls sera l'invité du 20 heures de TFI ce mardi pour répondre aux questions sur l'engagement de la responsabilité du gouvernement sur le projet de loi Macron, a indiqué la chaîne. Manuel Valls a annoncé mardi devant l'Assemblée nationale le recours à l'article 49-3 de la Constitution sur le projet de loi Macron, qui sera donc considéré comme adopté en première lecture si une motion de censure ne renverse pas le gouvernement. La motion de censure déposée par les groupes UMP-UDI sera mise au vote jeudi à 18 heures.

Repost 0
12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 19:00

RROMS :

Du harcèlement aux violences policières : Jusqu’où ? Jusque quand ?

La situation des migrants en France, et singulièrement dans notre région, est insupportable.

Elle l'est notamment du fait du harcèlement incessant des forces de police à leur encontre.

Mais, ce 8 février, un nouveau pallier a été franchi dans l'intolérable : dans un bidonville situé aux Quatre Cantons, à Villeneuve d'Ascq, les policiers de la BAC ont violenté les populations de culture rom, femmes et enfants compris, et ont même fait usage d'armes à feu.

Jusqu'où et jusque quand, les pouvoirs politiques, les services publics continueront à ignorer le droit fondamental de chaque individu à la dignité, au respect le plus élémentaire. Les militant-e-s du MRAP sont attérré-e-s - mais peu surpris - que ces incidents, s'ils sont confirmés, aient eu lieu.

La violence institutionnelle, malheureusement, est subie quotidiennement par les immigrés et leurs soutiens. L'accès aux droits vitaux est tous les jours remis en cause par la mise en place de procédures iniques concernant notamment l'aide médicale d'état, la scolarisation, les titres de séjour, et par la multiplication des expulsions et la banalisation des discriminations, instaurant un véritable apartheid les condamnant à la précarité et aux marges de la société, de la République.

Nous demandons aux autorités :

- que la vérité soit faite et la justice rendue en toute transparence sur les conditions de l'intervention de la BAC

- que des mesures soient prises pour mettre fin définitivement à ces violences et attitudes arbitraires de la part des forces de police

- qu'une véritable politique d'insertion et de respect des droits fondamentaux élémentaires soit mise en œuvre en faveur des migrants, de culture rom ou non.

Lille, le 12 février 2015

Repost 0
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 19:16

Le MRAP inquiet des dérives sécuritaires

Le MRAP s’inquiète des dérives auxquelles on assiste depuis l’attentat contre Charlie Hebdo et la prise d’otages dans le magasin Casher : enfants de moins de dix ans convoqués au commissariat, un professeur de philosophie suspendu sans qu’il sache ce qui lui est exactement reproché, agents municipaux suspendus pour ne pas avoir respecté la minute de silence. En deux semaines, 117 procédures ont été ouvertes pour « apologie de terrorisme ».

Si l’apologie du terrorisme constitue bien un délit, les pratiques policières et judiciaires qui s’installent n’ont rien à voir avec la pénalisation de ce délit : un enfant de 8 ans ne sait pas ce qu’est le « terrorisme », ne pas respecter une minute de silence imposée ne signifie pas une approbation du crime. Quand Jean Marie Le Pen provoque « je ne suis pas Charlie, je suis Charlie Martel » est- il convoqué au commissariat ?

Nous avons été des millions le 11 janvier pour dire «Nous sommes Charlie » mais aussi pour défendre la liberté de parole et de pensée. C’est pour cette liberté que les journalistes de Charlie Hebdo sont morts. Le tout répressif ne fera pas reculer le terrorisme et n’assurera pas notre sécurité ; il ne fera qu’accroître les fractures qui existent dans la société française qui, comme l’ensemble de l’Europe, est malade de la crise, du chômage, du mal vivre, du racisme. Il renforcera un climat délétère de suspicion et de rejet d’une partie de la population et encouragera la délation.

Le MRAP en appelle à la raison pour sauvegarder les valeurs de la République de liberté et de fraternité.

Paris, le 4 février 2015

Repost 0
1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 16:55
Repost 0
28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 18:44

Les auteurs-marcheurs sont: - Valérie, née en 1973 à Lyon (69), petite-fille de Républicains espagnols exilés en France à l’occasion de la Guerre civile (1939, Retirada). Membre du Comité International de Sachsenhausen, représentant les déportés espagnols de ce camp depuis 2012. Dessinatrice. - Michel, né en 1961 à Orthez (64), fils du déporté matricule 66213 du camp de Sachsenhausen. Auteur de « Terre ! N’efface pas leurs visages » (2006, Éditions Atlantica), et de « Une mémoire philatélique des camps » (2014, Éditions du Signe, en partenariat avec l'UNADIF). Photographe au sténopé. Membres de plusieurs associations engagées dans le travail de mémoire et la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, ils ont contribué à la mise sur pied de plusieurs expositions : - Présentation en 2009 à La Corderie Royale de Rochefort (17) de l’exposition « Fragments ou la transmission de la mémoire de la Shoah » de Stéphane Brunel. - Exposition en 2010 à Tonnay Charente (17) à l’occasion du 65ème anniversaire de la libération des camps : évocation de la déportation de 5 tonnacquois à travers objets, lettres, photographies, témoignages. - Exposition en 2012 au Musée d’Agesci à Niort (79) sur le thème « Résister dans les camps ».

Repost 0
28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 18:43

Sortir du colonialisme et le CRAN invitent les journalistes à la 3e édition du Colonial Tour. Le thème de cette année : « Paris, capitale des crimes coloniaux ». Les organisations interpelleront à cette occasion Christiane Taubira en lui demandant de mettre en place une commission Vérité et Justice. RDV est donné à la presse le mercredi 4 février, à 9h, au 177, Rue d’Alésia, 75014.

***

Pour cette troisième édition du Colonial Tour, Sortir du colonialisme et le CRAN ont choisi comme thème « Paris : capitale des crimes coloniaux ». En amont de la semaine anticoloniale, la visite proposée aux journalistes permettra donc de voir des lieux où ont été assassinés des militants du Maroc, d'Algérie, de Palestine, d'Afrique du Sud, du Kurdistan etc., autant de crimes demeurés à ce jour impunis. Quand il a été décidé d’organiser ce Colonial Tour, on ne savait pas combien l’assassinat politique dans Paris serait une tragique actualité, il était donc plus impératif encore, de concrétiser cette initiative.

De Mehdi Ben Barka, le leader marocain, à Dulcie September, représentante de l'ANC en France, en passant par Mahmoud Al Hamchari, représentant de l'OLP, et Henri Curiel, le militant anticolonialiste, tous ont été tués dans des conditions obscures, et dans tous ces assassinats politiques, sont impliqués à la fois des Etats étrangers, mais sans doute aussi l'Etat français, d'une manière ou d'une autre. Chacun de ces assassinats sera évoqué par des proches, comme Bachir Ben Barka, fils de Ben Barka, Marie-Claude Al Hamchari, par des personnalités comme l’écrivain Gilles Perrault, par des avocats Antoine Comte, Maurice Buttin ou le responsable du FLN Ali Haroun.

A la fin de la visite, les militants interpelleront officiellement la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, en lui demandant de mettre en place une Commission Vérité et Justice, afin de faire la lumière sur ces événements tragiques, qui ont marqué l'histoire de la capitale.

Contacts :

- Louis-Georges Tin, tin@le-cran.fr, 06 19 45 45 52

- Gisèle Felhendler, jzl2805@gmail.com, 07 86 10 95 30

- Henri Pouillot, henri.pouillot@orange.fr 0686 400 201

Repost 0
24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 18:53
Repost 0
24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 18:31
Repost 0