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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 14:17
Le sarkozysme qui se nourrit de nos divisions a désormais révélé son vrai visage, visage néfaste pour la cohésion et l’unité de notre pays. Ambition démesurément personnelle, connivence avec les puissants, impuissance face à la crise, promotion sans cesse des valeurs de l’extrême droite, abdication face aux communautarismes (CRIF, CRAN, CFCM). Mépris de la volonté du peuple, rupture avec les valeurs de justice, de droit et de solidarité que notre pays a toujours cherché à défendre à travers le monde. Voilà ce qui le caractérise et voilà pourquoi il est aujourd’hui désavoué par les urnes.

En face, hormis nos amis écologistes qui essayent tant bien que mal de renverser la vapeur, il n y a pour le moment aucune opposition crédible.

Les socialistes ont renoncés à la défense des masses populaires, 1ères victimes de la crise économique sans précédent que nous traversons. Ils ont renoncé à la promotion du vivre ensemble dans le respect de nos différences, à la défense des peuples opprimés à travers le monde, à la défense du droit au respect et à la dignité de nos concitoyens notamment afro européens mais aussi des immigrés qui vivent dans notre pays.

N’acceptons plus qu’une partie de nos concitoyens soit sans cesse jetée à la vindicte populaire par une droite décomplexée, qui, parce qu’elle est incapable de sortir notre pays du marasme économique, cherche sans cesse à trouver des bouc émissaires pour masquer ses échecs. N’acceptons plus ces surenchères droitistes nauséabondes qui n’ont d’objectif que de diviser les français, de les opposer les uns aux autres.

A tous, nous proposons une méthode, nous désignons une échéance. Profondément convaincus de la justesse de cette méthode, nous vous appelons à la mettre en œuvre vous-même et pour vous même dans chacune des communes et des cantons de France.

Le moment est venu de transformer cette majorité d’idées en majorité politique, de passer du combat de l’opinion au combat pour le pouvoir. Dans un an exactement, les élections cantonales en constitueront la première occasion. Ce scrutin sera celui de l’émergence et de l’implantation : émergence d’élus d’une espèce nouvelle, de terrain et de conviction ; implantation dans tous les départements ou cela sera possible, installation dans le paysage politique local. Dans des circonscription à taille humaine, des femmes et hommes neufs, honorablement connus, affranchis de la tutelle des partis établis, peuvent, en toute liberté, solliciter et obtenir la confiance de leurs concitoyens.

C’est pourquoi nous vous appelons à vous manifester dès demain en annonçant votre volonté d’être personnellement présent dans cette élection décisive. Nous vous demandons dès aujourd’hui d’être des candidats de rassemblement. Nous nous emploierons pour cela, avec tous ceux qui nous accompagnent, à vous procurer toutes les investitures dont vous souhaitez bénéficier, en adéquation avec la situation locale.

Nous mettrons à votre disposition toute notre expertise pour vous aider dans les formalités administratives, le financement et l’organisation de votre campagne, l’élaboration de votre argumentation. Nous vous fournirons des moyens, site personnalisé, maquettes de documents électoraux et d’articles de presse, collecte nationale de fonds. Nous organiserons un comité de parrainage des candidatures, vivier dans lequel vous puiserez les noms de vos soutiens nationaux. Nous vous proposerons un slogan commun, qu’il vous sera loisible d’utiliser à votre convenance.

Nous vous offrirons enfin, en plus des investitures que nous aurons pu réunir sur votre nom, un label de campagne, identique dans toute la France, qui vous permettra de bénéficier d’une dynamique nationale d’union et de vous préserver localement.

Avant l’été, dans tous les départements, nous devons être en ordre de bataille afin que vous puissiez aller à la rencontre des électeurs dès septembre. Le chemin sera long. Il y a donc urgence. Sans attendre, contactez-nous.

Le succès de nos idées, l’avenir de notre pays est entre vos mains.
Avec vous, avec nous,

Mouvement France Multiculturelle

http://france-multiculturelle.org
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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 14:10

  Ibrahima Sylla n'a-t-il pas la même valeur que notre concitoyen Ilan Halimi ?

  ⇒    Par la rédaction, le 01 avr : 10:38

 

JUSTICE - Il a peur que l'on finisse par l'oublier, par gommer de nos mémoires son indicible calvaire en bordure de route, à deux pas du campus de Luminy. "Et le juge, peste-t-il. Il n'a pas fait un acte depuis des mois!" Cheick Doukouré, président de l'association des étudiants guinéens d'Aix-Marseille, s'en est fait le serment : chaque année, tant que cette odieuse affaire ne sera pas résolue, il honorera la mémoire d'Ibrahima Sylla, disparu dans d'atroces circonstances, voici trois ans. Une marche silencieuse, la troisième depuis le crime, sera donc organisée demain. Le cortège partira à 12h30, des grilles du campus de Luminy et rejoindra les lieux du drame. Là même où, le 1er avril 2007au petit matin, le chien d'un riverain découvrait le cadavre supplicié de l'étudiant guinéen âgé de 27 ans. Battu à mort, à coups de pierre et de couteau, Ibrahima Sylla avait ensuite été jeté dans un fossé avant d'être partiellement incendié. L'agresseur, qui s'était particulièrement acharné sur son visage, avait laissé en évidence les papiers d'identité de sa victime.  L'enquête, confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire de Marseille, avait rapidement établi que le jeune homme avait été tué alors qu'il rentrait, à pied, de l'escale Borély, où il faisait la plonge dans un restaurant, afin de subvenir aux besoins de sa famille restée en Guinée. Si le mode opératoire a été rapidement élucidé, en revanche, trois ans après, le mobile reste encore bien mystérieux. Crime raciste ? Meurtre rituel ? Mauvaise rencontre ? Vengeance privée ? Les enquêteurs ont entendu des dizaines de personnes mais aucune piste n'a, pour l'heure, abouti.

 


Rien dans la vie de ce discret étudiant en mathématiques, jeune marié et futur papa, n'a permis de donner un début d'explication à cette fin tragique. "Un garçon lisse", selon le procureur de la République, à l'époque des faits. Aujourd'hui, Cheick Dukouré craint que le dossier ne soit jeté aux oubliettes et que "les assassins, qui courent toujours, restent impunis"."La façon dont il est mort est abominable, martèle-t-il. Et je n'ai pas l'impression que tout soit fait pour retrouver les tueurs!"

À l'approche du troisième anniversaire de sa mort, des messages de colère fleurissent sur Internet, dénonçant notamment "le mutisme des médias et de toute la classe politique française dans l'affaire"... "La douleur des proches est double, souligne Me Alain Lhote, avocat de la partie civile. Non seulement Ibrahima a été assassiné dans des conditions particulièrement barbares mais il n'y a toujours pas de réponse. D'où l'intérêt de rappeler qu'un jeune homme est mort dans les rues de Marseille sans que l'on sache pourquoi. Il ne faudrait pas qu'Ibrahima rejoigne le cimetière des affaires non résolues". La marche silencieuse en mémoire d'Ibrahima Sylla aura lieu demain, à partir de 12h30. Le cortège partira des grilles du campus de Luminy et rejoindra les lieux du drame.

Laetitia SARIROGLOU
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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 13:52

PARIS, 1 avr 2010 (AFP)

 

- Le NPA a condamné jeudi l'évacuation d'une centaine de travailleurs sans-papiers par les forces de l'ordre d'un immeuble du VIe arrondissement de Paris, "témoignage d'un durcissement supplémentaire du pouvoir à l'égard des sans-papiers".
  

 "Au lieu de régulariser les travailleurs sans-papiers qui contribuent à produire des richesses que les patrons s'accaparent, le ministère n'a de cesse de traquer et d'expulser les sans-papiers", selon un communiqué du parti d'Olivier Besancenot.
   

Le NPA soutient les onze organisations et syndicats qui "revendiquent une nouvelle circulaire permettant une régularisation globale des travailleurs sans-papiers".
   

Encerclé par les gendarmes mobiles, le groupe a été évacué jeudi matin vers 06H30 des locaux du Fonds d'assurance formation des salariés de l'artisanat du BTP (FAF-SAB), situé rue du Regard (VIe arr.), qu'ils occupaient depuis le 15 décembre 2009.
  

 Pour le parti anticapitaliste, l'intervention policière est le "témoignage d'un durcissement supplémentaire du pouvoir à l'égard des sans-papiers".
  

 Selon la CGT et des élus du Front de gauche, des salariés sans papiers, qui avaient déjà été évacués d'une agence d'interim située sur l'avenue Daumesnil (XIIe arr.), et qui occupaient depuis un trottoir, étaient également en cours d'évacuation par les forces de l'ordre jeudi.
   jud/pr/ag


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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 08:36

Le peuple Emberá Katío du Haut Sinú sont aujourd'hui menacés par un second barrage qui menace d'inonder plus de 50.000 ha. Ils vous demandent leur soutien.
Agissez maintenant!

Les peuples de la famille linguistique Emberá peuplent le Nord-Ouest de la Colombie et le Sud-Est du Panama. Les Emberá Katío font partie de cet ensemble et sont installés dans le département de Córdoba, dans une réserve indigène située dans le bassin du Haut Sinú et de ses affluents. Quatre milles Emberá Katío y vivent, soit cinq cents familles.

En 1993 débute le projet de construction d’un méga-barrage hydroélectrique sur la rivière Sinú, « Urrá I ». Alors que la constitution colombienne prévoit la consultation des communautés indigènes avant tout projet de cette envergure, un consortium détenu à 80% par la société suédoise Skanska démarre la construction du barrage sans consultation.

 

7400 hectares de terres sont inondés. La plupart de ces terres sont fertiles mais des lieux sacrés sont également touchés. L’effet négatif du barrage ne s’arrête pas aux terres, l’hydrologie du fleuve est profondément perturbée. Le cycle du frai des poissons est irrémédiablement coupé et le nombre d’espèces et la taille baisse drastiquement. Les carences dans l’alimentation ainsi que l’apparition du paludisme augmentent les maladies et la mortalité des enfants. Ceux-ci, à la vue des militaires, tombent malade d’une maladie qu’ils nomment la « frayeur ». Les embarcations traditionnelles, peu adaptées au nouveau contexte sont troquées contre des barques à moteur, chères à ravitailler en carburant.

 

Comme si ce n’étais pas assez, l’argent des indemnisations finalement versées aux Emberá Katío amèneront rapidement un mal peu courant jusque alors dans cette société traditionnelles : l’alcoolisme. Des hommes quittent leurs foyers. Toute la société est déstructurées.

L’histoire se répète

Malgré l’engagement du gouvernement colombien de ne pas construire « Urrá II », un nouveau barrage, autrement nommé, est aujourd’hui envisagé. 57.000 hectares devraient être inondés. Des sociétés européennes sont impliquées dans le projet.

Si ce barrage est construit c’est la fin du peuple Emberá Katío. Beaucoup ne savent ni lire ni écrire. Un tel projet signifie concrètement le déplacement vers les villes de nombreuses personnes qui perdront des bonnes terres sans en retrouver. Quelques propriétaires terriens, aidés de paramilitaires, en profiteront.

 

Le futur projet se traduit déjà aujourd’hui par une militarisation accrue du secteur. Prétextant la présence de la guérilla dans la zone, Bogotá a renforcé la présence militaire afin de pouvoir parer à toute éventualité. Avec eux débarques également les Aigles noirs, héritiers des Autodéfenses Unies de Colombie, milice paramilitaire d’extrême droite.

 

Les revendications du peuple Emberà Katío sont les suivantes : l’abandon du projet de construction du barrage et la démilitarisation de leur territoire. Pour cela ils comptent sur vous et sur un réseau international d’organisations de soutien pour alerter et dénoncer l’assassinat de leur peuple. Ils mènent campagne en ce début 2010 et comptent bien se faire entendre.

En savoir plus

Notre thema d'Ikewan n°75 (février 2010) : Les Emberá Katío sous la menace d’un second barrage et Revendications du peuple Embera Katío de l'Alto Sinú

Agissez

Envoyez par courrier papier ou électronique votre avis aux autorités colombiennes.

Ce courrier informe le gouvernement colombien de votre soutien au peuple Embera Katío du Haut Sinú et déplore la construction du barrage Urrá I et les violations des droits de l’homme qui l’ont accompagné. Il affirme que la construction du barrage Urrá II condamnera le peuple Embera Katío à l’extinction. Il rappelle l’engagement en 2000 et 2005 du gouvernement à ne pas construire le barrage Urrá II et en appelle au respect de la convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail. Les demandes se résument comme suit :

  • La non construction du méga barrage Urrá II ou Projet rió Sinú,
  • La démilitarisation de la Resguardo, le retrait de tous les groupes armés et le respect du territoire comme zone de paix, exempte de toute opération militaire, avec le soutien international.
  • Que le gouvernement national assure l’application effective des droits à la vie, au territoire, à la souveraineté et à la sécurité alimentaire ainsi que qu’à la santé environnementale des communautés autochtones, des paysans et des pêcheurs du Haut et du Bas Sinú.

Envoyez un courrier électronique

Cliquez sur ce lien, votre client de courrier électronique devrait vous ouvrir le message prêt à envoyer. N'hésitez pas à modifier l'objet du message pour plus d'impact.

Si le lien ne fonctionne pas :

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Excmo. Sr. Presidente Uribe,

Las organizaciones y personas que firmamos la presente carta somos acompañantes solidarios y seguidores de las reivindicaciones por los derechos humanos de los Pueblos Indígenas de Colombia y en particular del Pueblo Embera Katío del Alto Sinú que habita en el Resguardo Indígena del mismo nombre en el departamento de Córdoba.

Como es de amplio conocimiento el Pueblo Embera Katío del Alto Sinú ha sido sometido a innumerables violaciones de sus derechos humanos desde 1993, año en que se inició la construcción de la Represa Urrá I y su posterior llenado en el año 2000.

A esto se añade el peligro que para este pueblo representa la posible construcción del mega proyecto Urrá II o proyecto río Sinú, el cual proyectaría inundar una extensión de 50.000 hectáreas aproximadamente, y que abarcaría 3 de sus principales ríos. Con ello, el Pueblo Embera Katío del Alto Sinú sería condenado a su exterminio como pueblo y como cultura, ya que el mencionado megaproyecto afectaría todo su territorio desde el punto de vista ambiental y sociocultural, obligándolos al desplazamiento. Con la extinción cultural del Pueblo Embera Katío del Alto Sinú, Colombia y el mundo perderían una cultura, una lengua, una cosmovisión y unos conocimientos ancestrales.

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Envoyer des courriers papier

Vous pouvez en faire plus et envoyer un courrier papier aux autorités brésiliennes. Imprimez les courriers ci-dessous, signez-les et envoyez-les à l'adresse indiquées dans l'entête

  • Président de la République, Álvaro Uribe Vélez : PDF - ODT - DOC
  • Vice-Président de la République, Francisco Santos : PDF - ODT - DOC
  • Programme Présidentiel pour les Droits de l’Homme et le Droit International Humanitaire : PDF - ODT - DOC
  • Ministère de l’Intérieur et de la Justice : PDF - ODT - DOC
  • Ministère de la Défense Nationale : PDF - ODT - DOC
  • Ministère de l’Environnement, du Logement et du Développement territorial : PDF - ODT - DOC
  • Ministère des Relations Extérieures : PDF - ODT - DOC
  • Procureur Général de la Nation : PDF - ODT - DOC
  • Défenseur du Peuple au niveau national : PDF - ODT - DOC

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 08:29

 

Des paroles et des actes...ou poisson d’avril ?

mercredi 31 mars 2010

Lutter contre les nuisances, réduire la dépendance pétrolière et limiter le réchouffement global du climat constituent des fondements d’une véritable politique du développement durable.

Aujourd’hui, on dispose de toutes les solutions pour réduire les trafics routiers et aériens. On peut par exemple contenir la circulation automobile dans les centres des agglomérations grâce aux innovations récentes (développement des transports collectifs, de l’usage du vélo, des aires piétonnes ; inter-modalité, covoiturage, auto-partage, tram-train, cadencement des TER…) On peut également réduire le nombre de camions grâce au plan fret d’avenir mais à condition de renoncer à l’abandon programmé de 60% de l’activité wagon isolés par la SNCF. Mais à quoi assiste-t-on dans les faits ?

A des reports d’investissements de transport collectif, à des suppressions de services urbains avec fortes hausses de tarifs qui découragent les automobilistes prêts à changer de comportement (+ 1% de voyageurs/Kms et plus 4,8% de parc automobile en 2009) et à la fermeture de triages et centres ferroviaires.

Le phénomène de périurbanisation n’est pas maîtrisé et engendre des trafics nouveaux, souvent routiers, sur des distances de plus en plus longues.

De très nombreux projets incohérents d’infrastructures ressurgissent : parkings dans les centres (Orléans), pont-levant de Bordeaux, contournement autoroutier de Strasbourg, déclaration d’utilité publique pour la mise à 2 x 3 voies Perpignan/Le Perthus alors que l’infrastructure ferroviaire parallèle rouille, autoroute A45 Lyon-Saint Etienne, sur dimensionnement de l’aéroport de Notre Dame des Landes, gares TGV à la campagne... Ces projets ne sont pas soumis aux critères de la loi Grenelle 1 pourtant votée à l’unanimité et la construction d’un schéma national multimodal d’infrastructures a été mise en sommeil, laissant de coté la grille d’indicateurs de validation des projets à l’aulne du Développement Durable.

L’abandon du fret diffus et de proximité par la SNCF va provoquer, selon une étude « Carbone 4 » commanditée par la SNCF, des rejets supplémentaires de gaz à effet de serre de l’ordre de 300 000 tonnes éq CO2/an. C’est un contresens absolu avec les objectifs du Grenelle de l’environnement.

A cet égard, il est extrêmement révélateur que la semaine du Développement Durable, concoctée par le gouvernement s’exonère totalement du sujet du transport de marchandise. Comment convaincre et mobiliser sur du simple affichage, ou en ne s’évertuant à agir que sur de la sensibilisation individuelle. Les actes qui sont de la responsabilité de la politique publique doivent être concrets, visibles et cohérents. Sans innovation plus radicale, la situation n’évoluera pas de manière décisive dans les dix ou vingt ans à venir, et l’objectif, inscrit dans la loi Grenelle 1, de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre du secteur transport d’ici 2020 ne pourra être atteint.

L’innovation technique concernant les matériels roulants (tramways sur pneus et transports par câble, voiture électrique, moteurs « propres »…) ou les nouveaux usages de l’automobile (projet parisien Autolib), ne saurait permettre, à elle seule, d’atteindre ces objectifs. C’est de réorientation effective du système de transport, comme en avait convenu la négociation du Grenelle de l’environnement, avec adaptation et reconversion progressive de l’industrie liée et d’une réforme fiscale permettant d’aller vers une fiscalité écologiquement efficace et socialement juste, dont il doit être question.

C’est l’innovation politique qui est nécessaire : elle n’est visiblement pas envisagée à ce jour. La semaine du Développement Durable qui s’ouvre le 1er avril est loin de pouvoir s’en prévaloir. Est-ce un poisson d’avril ?

Cette innovation urgente doit permettre de passer de la parole aux actes et radicalement inverser la politique d’investissements, aujourd’hui en faveur du transport individuel et routier.

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 08:25

 

Reclassements à 137 euros en Tunisie

mardi 30 mars 2010, par Frédéric Dayan

Les indécentes propositions de reclassement faites par des entreprises à leurs salariés dans le cadre de plans "sociaux" ont maintes fois défrayé la chronique et sucité l’écoeurement. Cette fois, c’est le fabricant de pneumatiques Continental qui vient de proposer à ses salariés de l’usine de Clairoix (Oise), licenciés dans le cadre d’un PSE, des postes au sein du groupe en Tunisie à 137 euros par mois.
 
Evidemment, cette proposition est qualifiée de "provocation" par la CGT de l’usine. Il faut dire que Continental ne se contente pas de cette "offre" lamentable. Elle se targue en effet de se mettre dans les clous du code du travail : "Il y a une obligation de proposer tout poste disponible en interne correspondant aux compétences des salariés et pour lesquels la langue n’est pas une barrière", tente de justifier un responsable de la communication du groupe. Selon lui, l’entreprise s’expose soit à des poursuites devant les tribunaux si elle ne propose pas ces postes, soit à l’indignation du grand public si elle fait ces propositions jugées indécentes.
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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 08:21

L'aviation pakistanaise tue 26 taliban près d'Orakzai

Par Reuters, publié le 30/03/2010 à 09:47

 

ORAKSAI, Pakistan - L'aviation pakistanaise a pilonné des positions taliban dans le région d'Orakzai, dans le nord-oest du pays, faisant 26 morts, indique un responsable gouvernemental.

Orakzai, l'une des sept régions tribales pakistanaises qui bordent la frontière avec l'Afghanistan, est le théâtre d'attaques militaires accrues depuis ces derniers mois. Les militaires visent des taliban qui y ont trouvé refuge après avoir été chassés du Sud-Waziristan.

La région est également considérée comme un fief du chef des taliban pakistanais, Hakimullah Mehsud, qui aurait été tué par une attaque au missile menée par un drone américain au Sud-Waziristan en janvier dernier.

Le responsable gouvernemental pour la région, Asghar Khan, a précisé à Reuters que les avions avaient bombardé plusieurs zones de la province.

Hassan Mehmood, Pascal Liétout pour le service français

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 08:13
Au secours, Sarkozy nous représente aux Etats Unis !
Il l’a eu son dîner, avec photo et une presse française relayant complaisamment l’évènement. Mardi soir, Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse Carla, a soupé avec le couple Obama dans leur salon « privé » de la Maison Blanche. En France les parlementaires UMP attendaient leur rencontre, mercredi à l’Elysée, avec le Monarque.

L'agitation à l'UMP

La mise en scène était rodée. La semaine dernière, députés et sénateurs UMP ont pu vidé leurs sacs de reproches après le résultats des élections régionales. Lundi après midi, François Fillon les a revu, à Paris. Les rangs étaient éparses, plus de 150 parlementaires avaient séché la rencontre. Interdiction, cette fois-ci, de communiquer par textos ou Twitter avec l’extérieur, comme ce fut le cas mardi 23 mars. Les dissonances sont toujours là. Fillon et Bertrand refusent le concept de « nouveau pacte majoritaire » défendu par Copé. Alain Juppé a regretté, mardi matin, l’abandon de la taxe carbone et souhaite la suspension du bouclier fiscal, ce que Xavier Bertrand n’a pas supporté.

Sarkozy, présidentiel... aux Etats Unis

La presse américaine n’a pas retenu grand-chose de la venue de Sarkozy à New York. Un tabloid, le New York Post, a qualifié Carla Bruni de « chaude et italienne », comme la machine à espresso que Sarkozy a exigé d’avoir sur place à l’université de Columbia. Le Monarque français fut qualifié de « pointilleux » sur ces petits détails protocolaires. D’autres ont relevé que Carla Bruni avait adopté le nouveau sac Dior de la collection hiver 2010-2011. Elle a profité de cette escapade pour annoncer un programme d'échanges France/USA entre écoles d'art, avec le soutien de sa fondation, car « savoir, c’est pouvoir ». Quel programme ! Sarkozy a confirmé, lors d'une réception dans une institution américaine privée, la French Institute Alliance Française: « la Fondation de Carla va développer un programme ambitieux de scolarisation dans les milieux défavorisés, marié à un projet culturel d'envergure ». Ce programme, doté de 1,5 million d'euros offerts à la Fondation Carla Bruni-Sarkozy par un couple américain, financera les études d’une cinquantaine d’étudiants (25 Américains en France, 25 Français aux Etats-Unis), et ce pendant 3 ans.

Sarkozy, donneur de leçons

A l'université de Columbia, Sarkozy démarra son intervention par une curieuse pirouette expliquant qu’il ne lirait pas de discours, car, dixit le Monarque, « Si on vient pour lire un discours, y qu’a envoyer le discours et faire l’économie du voyage ». Pour un président aussi prolixe que lui, qui a multiplié depuis 3 ans les déplacements sur le terrains pour des exercices encadrés de discours préparés (parfois même copiés-collés d’une visite à l’autre, comme sur l’identité nationale et l’agriculture en février puis octobre 2009), la blague frise le second degré. S'en suivit 28 minutes de discours faussement improvisé, un recueil de leçons pour un Monarque désavoué il y a peine 9 jours par son électorat. « A travers vous, je veux parler au grand peuple des Etats-Unis d’Amérique », car « nous devons travailler ensemble. »

Evidemment, « En Europe, on vous admire. » «mais en Europe, on veut que les Etats-Unis d’Amérique nous entendent, nous écoutent. » Passés les compliments, les leçons fusent : « Vous devez réfléchir à cela : que signifie être la première puissance du monde ? » Le Monarque a ses idées : «la première puissance doit porter un leadership ». Mais il ajoute immédiatement qu'au 21ème siècle, une seule puissance ne peut diriger le monde, la force impose le dialogue. Le message sarkozyen est anachronique. La présidence Obama est largement moins interventionniste à l'étranger que l'administration Bush, coupable d'une guerre contre le mal. Sarkozy adorait Bush. Il ne pense pas à cela. Il a été heurté de la résistance d'Obama lors de la crise de 2008. Le président américain voulait parler relance. Sarkozy, coincé en France par ses déficits, voulait parler paradis fiscaux. Le Monarque français commet une autre bévue, en expliquant que seules l'Europe et les Etats Unis sont à même d'imposer de nouvelles idées pour réguler le monde. «Europe et Etats-Unis, nous pouvons inventer les règles de l'économie de demain». Exit les pays émergents, la Chine si créancière des finances publiques occidentales surendettées ! Sarkozy conserve un tropisme presque colonial, en tout cas occidental. Triste sire. Son narcissisme prend le dessus. «J'ai voulu que la France revienne dans l'OTAN totalement.» On se souvient du faux débat parlementaire, en urgence, pour discuter de cette volte-face sarkozyenne, en 2008 : «Pourquoi l'ai-je voulu ? Parce que je voulais un dialogue franc, sans arrière pensée, avec les Etats Unis».

Sarko le gaucho... à New York
Devant les étudiants de Columbia, Sarkozy a retrouvé ses accents de gaucho: «est-ce que vous croyez qu'on pourra défendre le capitalisme, avec autant d'injustices ? Moi je crois qu'on ne pourra pas le défendre». En France, Sarkozy s'acharne à défendre le bouclier fiscal d'une centaine d'ultra-privilégiés. Ne cherchez pas le paradoxe. Il saute aux yeux. Sur place, Sarkozy a ainsi fait la leçon, à distance, à Barack Obama et à l’Amérique : «Nous avons besoin que le grand peuple américain comprenne que l'absence de règles tue la liberté». Ou encore : «La régulation économique mondiale ne peut plus demeurer ce qu'elle est. Nous ne pouvons plus accepter un système capitaliste où il n'y a pas de règles, il n'y a pas de régulation (...) L'économie de marché et le marché sans règles, ce sera la mort du capitalisme». Finalement, Nicolas Sarkozy s'est tout autant amusé à attaquer le leadership américain. «Copenhague fut l'échec d'une méthode de façon caricaturale». Tiens, Copenhague fut un échec. Sarkozy dénonça la mauvaise gouvernance mondiale. Pourquoi pas ? Il a listé tous les pays ou continents qui sont absents du Conseil de Sécurité de l'ONU (Brésil, pays arabes, Afrique, Japon, etc). «Les Etats-Unis et l'Europe, nous devons demander une réforme de la gouvernance mondiale».

Sarkozy s'amuse aussi à porter la dérision contre le G8. Il semblait incroyable, à Columbia, d'entendre Sarkozy, ce président qui plomba si souvent la cohérence européenne au profit de ses envies de gloire personnelle, parler autant d'Europe. A Columbia, Sarkozy compara les « fous » qui ont fait exploser des métros à Moscou et les « insensés » qui ont laissé des avions contre les tours jumelles de New York. Sarkozy fait un parallèle douteux entre les attentats du 11 septembre 2001 et ceux qui ont frappé Moscou cette semaine. La Russie est une démocratie, dixit Sarkozy à New York. «Quand New York a été attaqué, ce sont toutes les démocraties du monde qui ont été attaquées. Et quand Moscou est attaqué, c'est nous tous qui sommes attaqués. Face au terrorisme nous ne pouvons pas nous diviser».

Pour conclure, Sarkozy termine par un dernière leçon :  « jamais vous ne devez vous recroqueviller. » Il laissa ensuite la place à une vingtaine de minutes pour des questions.

Première d'entre elles, un étudiant demande ses projets sur le plateau ... de Saclay, en ile-de-France. Retour au pays. Sarkozy se jette sur le sujet. Oubliés les accents gauchisants ! Le monarque loue la liberté de choisir ses professeurs, la compétition des universités françaises entre elles, et critique la fermeture des bibliothèques de facs le dimanche.

On retrouve notre Sarkozy, le temps d'une réponse. La suivante concerna la réforme de l’assurance maladie aux Etats-Unis. Sarko le gaucho était aussi Sarko le condescendant : «Si vous voulez que je sois vraiment sincère, quand on voit les débats américains, on du mal à y croire. (...) On ne peut pas laissez mourir les gens comme ça.» Il n’a pu s’empêcher cette remarque : « Bienvenue dans le club des Etats qui ne laissent pas tomber les gens malades». Nicolas Sarkozy pourrait pourtant apprendre beaucoup de son homologue américain : il a mis en œuvre le désengagement américain en Irak – même si on peut trouver le retrait lent et progressif ; fait voter une réforme capitale pour l’assurance maladie de millions d’Américains, un projet devenu loi sur lequel s’était brisée la présidence Clinton en 1993 ; et, surtout, garder le cap de ses promesses malgré un contexte économique tout aussi défavorable aux Etats-Unis. En Sarkofrance, les revirements se sont succédés aux voltes-faces depuis l’été 2008. Et Nicolas Sarkozy l’a payé cher aux dernières élections régionales. « L’école Obama »,
note un journaliste canadien, pourrait être une bel exemple pour le président français.

De retour en France, Nicolas Sarkozy s'expliquera avec ses parlementaires. Il lui faudra aussi gérer la contestation du bouclier fiscal à droite, le départ de la Fondation Hulot des séances de travail du Grenelle de l'Environnement, la polémique sur les 116 000 euros de voyage en jet privé de son secrétaire d'Etat à la Coopération, le fidèle Alain Joyandet, pour une conférence à Haïti, ou le Conseil d'Etat qui refuse l'interdiction totale de la Burqa.
 
 
 
 
Rédigé par juan sarkofrance le Mercredi 31 Mars 2010 à 07:01 |

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 08:02
Greenpeace investit la base de Kleine Brogel (Belgique) pour y dénoncer la présence obsolète d'armes nucléaires
 

50 militants se sont rassemblés avec des ballons autour de la base militaire avec l'intention d'empêcher les F16 de décoller.

Kleine Brogel, le 30 mars 2010 : une cinquantaine de militants de Greenpeace se sont rassemblés ce matin autour de la base militaire de Kleine Brogel avec l'intention d'empêcher les F-16 - susceptibles de transporter des armes de destruction massive - de décoller. Des ballons marqués du double slogan « Nukes out of Europe! Cold War is over » ont été déployés à 50 mètres de hauteur, aux extrémités de la piste d'atterrissage de la base. Certains militants ont pu atteindre le tarmac de la piste.

Cette action de protestation est le prélude à l'action européenne contre les bases nucléaires du 3 avril prochain, à laquelle le collectif 'non au missile M51' participera. Cette manifestation revêt cette année une importance particulière, 2010 étant une année cruciale pour le désarmement nucléaire. Des décisions sont attendues dans le cadre de la révision de la stratégie sur les armes nucléaires aux États-Unis (US Nuclear Posture Review), du Traité de non-prolifération nucléaire (NPT) et enfin dans le cadre de la révision du concept stratégique de l'OTAN.

« De nombreuses voix (1) en faveur du désarmement nucléaire se sont récemment élevées en Belgique, commente depuis Kleine Brogel Eloi Glorieux, de la campagne nucléaire de Greenpeace. Plusieurs résolutions sur le désarmement nucléaire ont été prises en ce sens, à la Chambre et au Sénat. Nous pensons qu'il faut écouter ces voix et agir pour rendre le retrait des armes nucléaires effectif en Belgique. Dans ce contexte spécifique, pourquoi des F-16 chargés de bombes devraient-ils décoller de Kleine Brogel ?»

Une majorité d'Européens semblent partager ce point de vue. Un sondage d'opinion mené par Stracom pour Greenpeace dans six pays européens abritant des bombes nucléaires a révélé que près de 70% des Européens étaient en faveur du désarmement nucléaire (2).

Le 22 avril prochain, les ministres des Affaires étrangères de l'OTAN se réuniront à Tallin, en Estonie. Ce pourrait être l'occasion de remettre en question la présence d'armes nucléaires américaines en Europe et en Turquie.

Contact sur place : Eloi Glorieux - campagne Nucléaire 0475/98.20.93

Notes
1) Quatre ministres d'état se sont publiquement exprimés sur la question. Le premier ministre belge Yves Leterme plaide également pour mettre le retrait de l'armement nucléaire à l'agenda de l'OTAN.
2) Les six pays sont : Allemagne, Belgique, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni et Turquie. Résultats du sondage Greenpeace :
http://www.greenpeace.org/international/press/reports/nuclear-weapons-in-europe-survey
la publication du sondage s'accompagnait de la publication d'un rapport rappelant les dangers de l'armement nucléaire. Rapport Greenpeace : http://activism.greenpeace.org/documents/NATOfr.pdf

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 07:56

"Les mains limpides"

Je n’aurai pas vécu dans la bénédiction de l’outil.

Je n’aurai vu que les reflets de la lumière et le reflux du temps de la proximité.

Je n’ai pas consenti à ma fertilité, mon lieu fut dans l’imaginaire

Avec les privilèges du parleur et les propriétés du texte.

Que de murs pour ne pas voir ce qui résiste, que de gants pour me préserver du vivant.

Mères des mains lucides, terre formée de la matière même du soleil

Délie nos mains d’images

Avec tes mains de terre.

 

Henry Bauchau

 

 

"Les paumes"

à Dominique

Le corps est entouré par des chemins de terre

L’esprit est soulevé par des puissances d’arbres

Et le roucoulement des ramiers.

Ce pays de verre et de vent

Selon l’esprit de Dominique

Et ses fées de pierre dormant

Sous les chapelles de bruyères

Le vent vert, l’eau verte du temps

C’est aussi le pays errant.

Le monde est un désir et le terrible est sa lumière

Sa folie n’entre pas dans cet horizon d’arbres.

Tu es perdu parmi ces vérités contraires

Tu es souvent perclus parmi les vérités de la lumière.

Va donc t’asseoir à la lampe commune

Toi, ignorant du savoir de la main

Va te réchauffer dans les paumes

De ce pays d’ardoise où le coeur est gardé.

 

Henry Bauchau

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Martine Valla - dans Poésie
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