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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 19:50

Angela Davis nous parle de son combat (Octobre 1975)


«Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants ; c'est l'indifférence des bons.»
 Martin Luther King

Prix Nobel en 1964

 





"C'est par la liberté
et par l'ampleur croissante des échanges que se réalisera peu à peu l'unité humaine".
Jean Jaurès             Jean Jaurès
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 19:39

 

Comment développer un mouvement émancipateur dans un pays en butte à l’intégrisme  ?

La diffusion d’une photo, en voile, de Majid Tavakoli, membre actif du mouvement étudiant, a déclenché une campagne de jeunes hommes voilés. En diffusant l’image de cet étudiant arrêté le 7 décembre 2009, à côté de la photo retouchée de Bani Sadr qui, dit-on, aurait fui le pays en vêtements de femme, les agents de la République islamique veulent mépriser les opposants. À ce mépris, des dizaines de jeunes hommes ont répondu en publiant leur photo voilée sur les blogs et des clips sur Youtube pour manifester leur solidarité envers Majid et lancer, en même temps, un défi politico-culturel sans précédent à la République islamique.

Que se passe-t-il  ? Avec cette image de l’étudiant militant en voile, les agents gouvernementaux disent aux opposants  : « Vous n’êtes que des "zaifés" », et la République islamique dont le voile obligatoire est l’un des piliers idéologiques  : « Notre régime veut des femmes "zaifés" (1). » Il devient alors évident que leur volonté de voiler les femmes ne vise qu’à consolider leur statut inférieur. Or l’image des hommes iraniens qui se mettent en scène voilés se moque du mépris des gouvernants et promet la déconstruction de cet État phallocrate dans lequel faire des femmes des sous-hommes revient à affirmer une virilité qui équivaut, elle, à la bravoure. En même temps, le zèle persistant des hommes à contrôler la sexualité des femmes révèle la grande fragilité de cette virilité supérieure et démontre la faiblesse d’un ordre dont l’identité culturelle se fonde sur la négation de la liberté des femmes. En fait, le voile des femmes, ce tissu dont on dit qu’il protège leur chasteté, ne dévoile que la faiblesse des hommes dont la vue de femmes dévoilées suffirait à leur faire perdre la raison.

Depuis trente ans, la préservation du voile amène à mépriser et à insulter quotidiennement les femmes et les hommes iraniens. Depuis trente ans, les agents du régime dressent, de mille manières, des frontières sexuelles pour préserver l’ordre étatique. Cet État totalitaire, sur lequel règne le guide religieux suprême, veut la soumission de tous les membres de la société. Cependant, par le contrôle des femmes, il offre aux hommes un champ de pouvoir et les rend complices de sa violence et de ses méfaits organisés. En effet, si la sanction de l’adultère peut aller jusqu’à la lapidation, l’institution de la polygamie et du mariage temporaire permet une sexualité multiple aux hommes et transforme les femmes en objets sexuels. La charia fait ainsi du corps des femmes un champ où dominent les pulsions sexuelles et le marque comme le territoire du diable. Sous prétexte de préserver le corps social des tentations diaboliques, le voile est en réalité un outil au service du pouvoir de ceux qui se prétendent les délégués de dieu sur terre.

En octobre 2007, le bureau politique des pasdarans a identifié le féminisme, au même titre que les défenseurs de l’« extrême modernité », les « satanistes », les partisans du pluralisme religieux, les bahaïs, les derviches et d’autres soufis, parmi les menaces sérieuses qui pèsent sur l’État islamique. Cette déclaration est sans doute vraie  : depuis 2000, le mouvement des femmes, avec sa campagne « 1 million de signatures pour l’abrogation des lois discriminatoires envers les femmes », développe un combat féministe fondé sur les valeurs universelles et revendique le changement pour l’égalité. En cela, il défie clairement les piliers idéologiques de l’ordre islamique qui, en idéologisant la religion, sacralise toutes les discriminations.

Dès le lendemain de l’arrivée des islamistes au pouvoir, après la répression de la manifestation des femmes contre le voile obligatoire, les femmes iraniennes défient le régime par le phénomène du mauvais voile qui traduit leur désobéissance quotidienne et grandissante. Jusqu’à aujourd’hui, des femmes, jeunes et moins jeunes, mettent clairement en question la philosophie du voile par leurs vêtements et leur maquillage. Elles sont désormais au-devant d’un mouvement populaire qui, depuis six mois, fait retentir le slogan  : « À bas la dictature » dans la société iranienne. Dans un contexte de répression de la liberté de parole et d’action politiques et sociales, les jeunes Iranien(ne)s procèdent à la déconstruction politico-culturelle et à l’inversion du symbole de la République islamique qu’aucune répression ne peut arrêter. Majid avait écrit dans la revue étudiante qu’il dirige  : « Personne n’est sacré. »

Aujourd’hui, la campagne des hommes voilés se transforme en une bataille sans précédent contre la misogynie sacralisée du régime islamiste. Pour les jeunes hommes iraniens qui mènent la campagne « We are all Majid », ce n’est pas se vêtir en femme qui est méprisant pour les hommes, mais le voile obligatoire. Ce qu’ils considèrent méprisable, ce ne sont pas les femmes, mais le voile, tant pour les hommes comme Majid que pour toutes les femmes, en Iran et ailleurs.

Voir le site de l’auteure : www.chahlachafiq.com (1) Ce mot désigne les femmes comme des êtres faibles.

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 19:27
 
 


 


HECTOR BERLIOZ


. Symphonie Fantastique

Anima Eterna Brugge. Dir. Jos Van Immerseel

Une version bluffante de la symphonie de Berlioz, qui éclipse toutes les interprétations antérieures.
Télérama


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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 15:10
  

Résumé de "Le Sacrifice Interdit"

"Depuis longtemps, Marie Balmary lit l'oeuvre de Freud et la Bible en même temps. Indifférente aux diverses traditions intellectuelles qui ont décrété l'hétérogénéité radicale de ces deux univers, elle s'efforce d'explorer les profondes analogies des récits fondateurs qui renvoient à l'expérience de l'inconscient et à celle de la Révélation. Certes, Freud s'était passé de Dieu pour dire l'homme, et la religion, souvent, se plaît à faire l'économie de l'humain pour révéler Dieu. Mais ne fallait-il pas tenter l'aventure d'une réflexion double et susceptible de saisir ce qui - dans le Testament dévoilé par Freud, l'inconscient, comme dans les Ecritures peut parler d'une même voix - Tel est l'objet de ce livre... Un y trouvera donc Adam et Eve, l'épisode de Babel, l'histoire d'Abraham dans ses étapes les plus décisives, de son départ à la guérison de Sarah et l'élévation d'Isaac... et, en résonance, des passages évangéliques; tous écoutés à partir de leur langue, comme un psychanalyste écoute un rêve. Il ne s'agit pas ici de traduire Freud dans le langage de ce qu'il tenait lui-même pour une illusion". Il a semblé plus urgent de bâtir une exégèse ouverte et multiple, ce dont cet essai s'acquitte avec rigueur et pertinence."


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Martine Valla - dans LIVRES
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 14:45


PARIS, 7 jan 2010 (AFP)
Besson : 29.000 étrangers en situation irrégulière expulsés en 2009

 Le ministre de l'Immigration Eric Besson a annoncé jeudi sur Europe 1 que 29.000 étrangers en situation irrégulière avaient été expulsés en 2009 alors que le chiffre qui lui avait été assigné dans sa lettre de mission par Nicolas Sarkozy était de 27.000.
  
 Il a précisé que douze afghans seulement avaient été expulsés alors que les
Britanniques ont "reconduit mille Afghans". 250 Afghans ont par ailleurs bénéficié de l'asile politique en France, a ajouté Eric Besson.

Le ministre de l'Immigration a dit d'autre part que 108.000 étrangers
avaient été naturalisés. 175.000 étrangers sont "entrés régulièrement en
France avec un visa long séjour, a-t-il précisé.

 

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 12:32

 

Grève illimitée pour les recalés du plan social et pour des embauches

jeudi 7 janvier 2010,


Un appel à la grève illimitée à Radio France Internationale (RFI) a été lancé par les syndicats SNJ-CGT, SNRT-CGT, FO, SNJ, à compter de jeudi pour demander à la direction d’accepter de faire partir l’ensemble des volontaires au départ dans le cadre du plan social et d’embaucher pour remplacer les départs supplémentaires.
Quelque 270 salariés de la station publique sont candidats au départ dans le cadre du plan social annoncé il y a un an et qui ne prévoit que 201 suppressions d’emplois sur un millier. Dans une lettre au PDG de RFI, le 28 décembre, 29 "recalés du volontariat" avaient fait part de leur "colère" face au "refus arbitraire" de les laisser partir. "Au cours de l’année 2009, vous avez incité les salariés à se porter volontaires au départ. 270 d’entre eux l’ont fait. 270 projets, 270 engagements vis-à-vis de l’extérieur, 270 changements de vie. Aujourd’hui nous voyons tous ces préparatifs réduits à néant", disent-ils, estimant avoir été "floués".
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 12:17


  PARIS, 6 jan 2010 (AFP) - Grande première dans la lutte des  sans-papiers en grève depuis mi-octobre pour obtenir leur régularisation: des  personnalités du cinéma, de la télévision et de la chanson dont Josiane Balasko, Antoine deCaunes et Cali ont partagé mercredi à Paris une galette de solidarité avec eux.
 
 L'actrice Juliette Binoche s'est interrogée: "qui sommes-nous, nous Français, pour vous faire vivre un tel calvaire?" avant d'espérer "que le gouvernement prendra les mesures pour arrêter de vous faire vivre cette indignité".
 
Au milieu d'un millier de sans-papiers, très majoritairement africains, rassemblés dans les locaux exigus du Fonds d'assurance formation des  salariés de l'artisanat et du BTP qu'ils occupent dans le VIe arrondissement de Paris,
les vedettes ont témoigné au micro de leur solidarité pour cette lutte soutenue par onze associations et syndicats, dont la CGT qui coordonne le mouvement.

Les prises de parole des personnalités alternaient avec les témoignages de sans-papiers, comme Konaté Kandioura, un de leurs porte-parole qui les a remerciées par ces mots: "votre présence nous soutient vachement et nous donne
du courage et de l'énergie, car on ne sait pas quel jour on finira la grève".  

 Pour l'acteur Charles Berling, "on n'est pas dans le cliché auquel on voudrait souvent nous faire croire: que les sans-papiers sont des  profiteurs et des voleurs de la société".  "On parle aujourd'hui de débat sur l'identité nationale, nous on
vient ici pour lancer le vrai débat: ne pas dénier aux travailleurs d'avoir leur  droits. C'est quelque chose de fondamental dans notre République", a-t-il ajouté.

Grace, une Africaine travaillant dans l'aide à domicile, a décrit son quotidien: "on a le code de l'appartement de nos patrons, les clefs et parfois le code de la carte bleue pour faire les courses, on élève les enfants  de ceux
qui n'ont pas le temps de le faire, mais on a une étiquette qui s'appelle +sans-papiers+, un épée de Damoclès, la menace du commissariat, du centre de rétention, de l'avion de l'expulsion".
 
Et Josiane Balasko a martelé: "il faut donner des papiers à des gens qui travaillent qui ont des fiches de salaires, paient des impôts mais n'ont droit à rien ce qui est insupportable".

Chaque prise de parole était suivie du slogan de la lutte des sans-papiers depuis près de trois mois: "on travaille ici, on vit ici, on veut rester ici! régularisation!".

Le chanteur Cali a remercié les journalistes présents, au nom de tous les sans-papiers: "le gouvernement musèle tous les médias et vous empêche de relayer cette cause là. Nous avons besoin de vous".

Depuis le 12 octobre 2009, quelque 6.000 sans-papiers, majoritairement Africains, occupent des chantiers et des entreprises d'interim pour appuyer leur revendication.

Pour Francine Blanche, secrétaire confédérale de la CGT, "on est dans un sujet de travail, et pas dans un problème de flux migratoires, il s'agit de salariés sans droits plutôt que de salariés sans papiers".

 Les sans-papiers exigent une nouvelle circulaire avec des critères "améliorés, simplifiés, appliqués dans l'ensemble du territoire".

Dans la salle, on notait aussi la présence de Laurent Cantet, Yvan Attal, Guy Bedos, Laurent Baffie, Philippe Lioret ainsi que
le président PS de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, accompagné d'Anne Hidalgo, maire-adjointe de Paris et tête de liste socialiste dans la capitale pour les régionales.




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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 21:57

Désormais, dans les ports et aéroports, nous devrons emprunter les couloirs des nationalités suspectes. Ce n’est pas tout à fait nouveau. Il y a longtemps que notre faciès, en premier, et notre origine ensuite, éveillent la vigilance des agents aux frontières.
Il fut une époque où seuls les islamistes d’entre nous bénéficiaient de l’accueil empressé réservé aux “minorités” tourmentées dans leur pays ! C’est d’ailleurs souvent bien au chaud dans des quartiers tranquilles de villes européennes que s’organise le financement des groupes, se planifie l’approvisionnement en armes et se préparent les attentats les plus spectaculaires. Des années après le 11 septembre, les frontières ne semblent pas encore constituer un obstacle majeur au déplacement des terroristes : en moins d’une année, l’auteur de l’attentat manqué contre le vol Amsterdam-Detroit venait d’effectuer un circuit de VRP sur… quatre continents (Le Caire, Sanaâ, Accra, Lagos, Amsterdam, Detroit) ! La communication électronique fait le reste pour la coordination entre les éléments de l’empire Al-Qaïda.
Le pouvoir algérien, qui cultive la règle de réciprocité, exploitera-t-il, ici, l’occasion de faire valoir le principe de symétrie, jusqu’ici sacré, avec ses partenaires dans le traitement des ressortissants respectifs ? En a-t-il encore les moyens diplomatiques ?
En tout état de cause, vue à travers la lorgnette des services de sécurité étrangers, américains et français en particulier, la frontière algérienne est donc relativement perméable à l’activité terroriste. Pour un régime qui a fait de “la réhabilitation du pays sur la scène internationale” et du “recouvrement de la dignité de l’Algérien à l’étranger” une de ses justifications anticipées, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’y est mal pris. Individuellement, l’Algérien a intégré, dans sa vie quotidienne, l’habitude de se soumettre aux rigueurs de la prévention sécuritaire. Des résidences, des rues, des abords d’institutions sont barricadés. Le portique, voire la fouille au corps s’imposent à lui à l’entrée du moindre hôtel classé et de bien des bâtiments administratifs. Les activités officielles, toujours placées “sous haute surveillance”, avec leur cohorte de déviations, de blocages de circulation, l’ont au demeurant habitué au principe de la primauté de la sécurité institutionnelle sur le confort du citoyen.
Il ne peut pas solliciter de l’étranger la considération qu’il n’a pas arrachée chez lui. Et un pouvoir serait mal inspiré d’exiger des autorités étrangères le tact qu’il ne s’impose pas lui-même à l’endroit de ses administrés.
Où est passée la cause de notre “izza ouel karama” ? Tant de sacrifices de patriotes, puis tant de privations de libertés et enfin tant de concessions aux islamistes pour se retrouver dans cet étrange attelage où s’alignent les États qui “soutiennent le terrorisme”, comme Cuba, l’Iran, la Syrie et le Soudan, et des territoires qui échappent au contrôle de ce qui leur tient lieu d’État, comme l’Afghanistan, le Yémen ou la Somalie !
Là comme ailleurs, la politique étrangère est le reflet de la politique intérieure.

M. H.

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 21:34

Les 6000 grévistes reçoivent le soutien de personnalités


mardi 5 janvier 2010, par Frédéric Dayan

Le mercredi 6 janvier à 17 heures sur un des piquets de grève des salariés du BTP (8 rue du Regard à Paris 6ème au M° St-Placide), plusieurs personnalités (*) seront présentes pour marquer leur soutien aux travailleurs-euses sans papiers en grève en partageant la "galette des rois" avec eux.

Ils sont aujourd’hui plus de 6000 travailleuses et travailleurs sans papiers en grève pour demander une circulaire reconnaissant leurs droits et leur dignité de travailleurs. Les syndicats et les associations (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA, Femmes Egalité, Cimade, LDH, RESF, Autremonde, Droits Devant) exigent un texte qui définisse des critères de régularisation par le travail "améliorés, simplifiés et appliqués sur l’ensemble du territoire". 


(*) Seront présents, entre autres : Josiane Balasko, Valérie Lang, Carole Achache, Mona Achache, Michel Andrieu, Yvan Attal, Guy Bedos, Charles Berling, Cali, Laurent Cantet, Antoine de Caunes, Ariane Doublet, Dan Frank, Hamé (La Rumeur), Philippe Lioret, Christian Olivier (Têtes Raides), Omar (Omar et Fred), Patrick Pelloux, Ramzy (Eric et Ramzy), Jean-Henri Roger, Christophe Ruggia, Jean-Pierre Thorn, Lilian Thuram.
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 20:52

Point de vue psychologique possible du racisme : un encrage archaïque.

Nous pouvons donner des explications psychologiques à ce phénomène. Des personnes fragilisées dans leur identité peuvent avoir peur de tout ce qui est étrange, voir étranger. Ces sujets ne maîtrisant pas ce qu’ils sont réellement ne peuvent qu’avoir peur de ceux qui viennent de l’extérieur.

Si l’identité de l’accueillant est trop faible il aura peur d’être effacé, par contre si sa notion identitaire est trop forte il aura tendance à effacer l’identité de la personne étrangère ou vécue comme telle. Le mieux, est que chacun ait une identité vivante prête à bouger, à évoluer.

Le fantasme d’une personne raciste serait de "bétonner" son identité, c’est à dire de la fermer complètement afin que personne ne l’atteigne. C’est une personne qui se replie sur elle-même, elle est contre toute forme de métissage.

La conduite raciste se traduit en somme par deux mouvements complémentaires : refuser l’Autre et s’affirmer soit même. Il faut se fortifier contre l’autre. D’un point de vue psychanalytique, le racisme permet d’affirmer le Moi individuel et collectif. Le racisme est certainement un point critique du rapport à l’autre, et si cet Autre n’apparaît plus, il faut l’inventer pour le haïr. En haïssant cet Autre on se persuade de son existence . Le raciste projette sa propre agressivité sur sa victime et il l’attaque parce qu’il est persuadé que, s’il ne le fait pas, c’est lui même qui se fera agresser. Il prend en quelque sorte les devants. "La haine de la différence est directement proportionnelle au sentiment que le raciste a de la faiblesse de son propre moi"Léon Poliakov. "Le racisme". Editions Seghers. Col. Point de Départ 1976, page 117.

 

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