Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 12:17


  PARIS, 6 jan 2010 (AFP) - Grande première dans la lutte des  sans-papiers en grève depuis mi-octobre pour obtenir leur régularisation: des  personnalités du cinéma, de la télévision et de la chanson dont Josiane Balasko, Antoine deCaunes et Cali ont partagé mercredi à Paris une galette de solidarité avec eux.
 
 L'actrice Juliette Binoche s'est interrogée: "qui sommes-nous, nous Français, pour vous faire vivre un tel calvaire?" avant d'espérer "que le gouvernement prendra les mesures pour arrêter de vous faire vivre cette indignité".
 
Au milieu d'un millier de sans-papiers, très majoritairement africains, rassemblés dans les locaux exigus du Fonds d'assurance formation des  salariés de l'artisanat et du BTP qu'ils occupent dans le VIe arrondissement de Paris,
les vedettes ont témoigné au micro de leur solidarité pour cette lutte soutenue par onze associations et syndicats, dont la CGT qui coordonne le mouvement.

Les prises de parole des personnalités alternaient avec les témoignages de sans-papiers, comme Konaté Kandioura, un de leurs porte-parole qui les a remerciées par ces mots: "votre présence nous soutient vachement et nous donne
du courage et de l'énergie, car on ne sait pas quel jour on finira la grève".  

 Pour l'acteur Charles Berling, "on n'est pas dans le cliché auquel on voudrait souvent nous faire croire: que les sans-papiers sont des  profiteurs et des voleurs de la société".  "On parle aujourd'hui de débat sur l'identité nationale, nous on
vient ici pour lancer le vrai débat: ne pas dénier aux travailleurs d'avoir leur  droits. C'est quelque chose de fondamental dans notre République", a-t-il ajouté.

Grace, une Africaine travaillant dans l'aide à domicile, a décrit son quotidien: "on a le code de l'appartement de nos patrons, les clefs et parfois le code de la carte bleue pour faire les courses, on élève les enfants  de ceux
qui n'ont pas le temps de le faire, mais on a une étiquette qui s'appelle +sans-papiers+, un épée de Damoclès, la menace du commissariat, du centre de rétention, de l'avion de l'expulsion".
 
Et Josiane Balasko a martelé: "il faut donner des papiers à des gens qui travaillent qui ont des fiches de salaires, paient des impôts mais n'ont droit à rien ce qui est insupportable".

Chaque prise de parole était suivie du slogan de la lutte des sans-papiers depuis près de trois mois: "on travaille ici, on vit ici, on veut rester ici! régularisation!".

Le chanteur Cali a remercié les journalistes présents, au nom de tous les sans-papiers: "le gouvernement musèle tous les médias et vous empêche de relayer cette cause là. Nous avons besoin de vous".

Depuis le 12 octobre 2009, quelque 6.000 sans-papiers, majoritairement Africains, occupent des chantiers et des entreprises d'interim pour appuyer leur revendication.

Pour Francine Blanche, secrétaire confédérale de la CGT, "on est dans un sujet de travail, et pas dans un problème de flux migratoires, il s'agit de salariés sans droits plutôt que de salariés sans papiers".

 Les sans-papiers exigent une nouvelle circulaire avec des critères "améliorés, simplifiés, appliqués dans l'ensemble du territoire".

Dans la salle, on notait aussi la présence de Laurent Cantet, Yvan Attal, Guy Bedos, Laurent Baffie, Philippe Lioret ainsi que
le président PS de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, accompagné d'Anne Hidalgo, maire-adjointe de Paris et tête de liste socialiste dans la capitale pour les régionales.




Repost 0
6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 21:57

Désormais, dans les ports et aéroports, nous devrons emprunter les couloirs des nationalités suspectes. Ce n’est pas tout à fait nouveau. Il y a longtemps que notre faciès, en premier, et notre origine ensuite, éveillent la vigilance des agents aux frontières.
Il fut une époque où seuls les islamistes d’entre nous bénéficiaient de l’accueil empressé réservé aux “minorités” tourmentées dans leur pays ! C’est d’ailleurs souvent bien au chaud dans des quartiers tranquilles de villes européennes que s’organise le financement des groupes, se planifie l’approvisionnement en armes et se préparent les attentats les plus spectaculaires. Des années après le 11 septembre, les frontières ne semblent pas encore constituer un obstacle majeur au déplacement des terroristes : en moins d’une année, l’auteur de l’attentat manqué contre le vol Amsterdam-Detroit venait d’effectuer un circuit de VRP sur… quatre continents (Le Caire, Sanaâ, Accra, Lagos, Amsterdam, Detroit) ! La communication électronique fait le reste pour la coordination entre les éléments de l’empire Al-Qaïda.
Le pouvoir algérien, qui cultive la règle de réciprocité, exploitera-t-il, ici, l’occasion de faire valoir le principe de symétrie, jusqu’ici sacré, avec ses partenaires dans le traitement des ressortissants respectifs ? En a-t-il encore les moyens diplomatiques ?
En tout état de cause, vue à travers la lorgnette des services de sécurité étrangers, américains et français en particulier, la frontière algérienne est donc relativement perméable à l’activité terroriste. Pour un régime qui a fait de “la réhabilitation du pays sur la scène internationale” et du “recouvrement de la dignité de l’Algérien à l’étranger” une de ses justifications anticipées, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’y est mal pris. Individuellement, l’Algérien a intégré, dans sa vie quotidienne, l’habitude de se soumettre aux rigueurs de la prévention sécuritaire. Des résidences, des rues, des abords d’institutions sont barricadés. Le portique, voire la fouille au corps s’imposent à lui à l’entrée du moindre hôtel classé et de bien des bâtiments administratifs. Les activités officielles, toujours placées “sous haute surveillance”, avec leur cohorte de déviations, de blocages de circulation, l’ont au demeurant habitué au principe de la primauté de la sécurité institutionnelle sur le confort du citoyen.
Il ne peut pas solliciter de l’étranger la considération qu’il n’a pas arrachée chez lui. Et un pouvoir serait mal inspiré d’exiger des autorités étrangères le tact qu’il ne s’impose pas lui-même à l’endroit de ses administrés.
Où est passée la cause de notre “izza ouel karama” ? Tant de sacrifices de patriotes, puis tant de privations de libertés et enfin tant de concessions aux islamistes pour se retrouver dans cet étrange attelage où s’alignent les États qui “soutiennent le terrorisme”, comme Cuba, l’Iran, la Syrie et le Soudan, et des territoires qui échappent au contrôle de ce qui leur tient lieu d’État, comme l’Afghanistan, le Yémen ou la Somalie !
Là comme ailleurs, la politique étrangère est le reflet de la politique intérieure.

M. H.

Repost 0
6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 21:34

Les 6000 grévistes reçoivent le soutien de personnalités


mardi 5 janvier 2010, par Frédéric Dayan

Le mercredi 6 janvier à 17 heures sur un des piquets de grève des salariés du BTP (8 rue du Regard à Paris 6ème au M° St-Placide), plusieurs personnalités (*) seront présentes pour marquer leur soutien aux travailleurs-euses sans papiers en grève en partageant la "galette des rois" avec eux.

Ils sont aujourd’hui plus de 6000 travailleuses et travailleurs sans papiers en grève pour demander une circulaire reconnaissant leurs droits et leur dignité de travailleurs. Les syndicats et les associations (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA, Femmes Egalité, Cimade, LDH, RESF, Autremonde, Droits Devant) exigent un texte qui définisse des critères de régularisation par le travail "améliorés, simplifiés et appliqués sur l’ensemble du territoire". 


(*) Seront présents, entre autres : Josiane Balasko, Valérie Lang, Carole Achache, Mona Achache, Michel Andrieu, Yvan Attal, Guy Bedos, Charles Berling, Cali, Laurent Cantet, Antoine de Caunes, Ariane Doublet, Dan Frank, Hamé (La Rumeur), Philippe Lioret, Christian Olivier (Têtes Raides), Omar (Omar et Fred), Patrick Pelloux, Ramzy (Eric et Ramzy), Jean-Henri Roger, Christophe Ruggia, Jean-Pierre Thorn, Lilian Thuram.
Repost 0
6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 20:52

Point de vue psychologique possible du racisme : un encrage archaïque.

Nous pouvons donner des explications psychologiques à ce phénomène. Des personnes fragilisées dans leur identité peuvent avoir peur de tout ce qui est étrange, voir étranger. Ces sujets ne maîtrisant pas ce qu’ils sont réellement ne peuvent qu’avoir peur de ceux qui viennent de l’extérieur.

Si l’identité de l’accueillant est trop faible il aura peur d’être effacé, par contre si sa notion identitaire est trop forte il aura tendance à effacer l’identité de la personne étrangère ou vécue comme telle. Le mieux, est que chacun ait une identité vivante prête à bouger, à évoluer.

Le fantasme d’une personne raciste serait de "bétonner" son identité, c’est à dire de la fermer complètement afin que personne ne l’atteigne. C’est une personne qui se replie sur elle-même, elle est contre toute forme de métissage.

La conduite raciste se traduit en somme par deux mouvements complémentaires : refuser l’Autre et s’affirmer soit même. Il faut se fortifier contre l’autre. D’un point de vue psychanalytique, le racisme permet d’affirmer le Moi individuel et collectif. Le racisme est certainement un point critique du rapport à l’autre, et si cet Autre n’apparaît plus, il faut l’inventer pour le haïr. En haïssant cet Autre on se persuade de son existence . Le raciste projette sa propre agressivité sur sa victime et il l’attaque parce qu’il est persuadé que, s’il ne le fait pas, c’est lui même qui se fera agresser. Il prend en quelque sorte les devants. "La haine de la différence est directement proportionnelle au sentiment que le raciste a de la faiblesse de son propre moi"Léon Poliakov. "Le racisme". Editions Seghers. Col. Point de Départ 1976, page 117.

 

Repost 0
6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 19:28

République Démocratique du Congo

 

Mortalité infantile : 45,8%
Espérance de vie à la naissance : 43,3 ans
IDH : 0,414 ; rang : 168/177
PIB/habitant : 714 $
Sources de financement : AFD, Fubon, Gates/Africare, mairie de Paris, UBS, UNICEF, PNUD, Fonds mondial, MFS, MAAIONG, 9e FED UE, ECHO, MdM


Malgré de multiples richesses, le système économique, social et sanitaire de la RDC a drastiquement ralenti depuis les années 1980, puis a périclité lors des deux guerres interafricaines.

Un long processus électoral appuyé par la communauté internationale a porté Joseph Kabila à la présidence, sans apporter, pour autant, la stabilité politique, économique et sociale dans le pays.

Les combats ont repris dans l’Est et à la frontière rwando-ouganaise en août 2008, et le processus de régionalisation n’a toujours pas pu être mis en œuvre.
L'association Mèdecins du monde a plusieurs projets en perspective en collaboration avec d'autres organisations

 

Projet 1: Protéger les enfants des rues Kinshasa

 

LES ACTIVITÉS

Le projet vise à réinsérer et socialiser les enfants des rues grâce à un partenariat avec une ONG locale et au travers d’un réseau d’acteurs. La « porte d’entrée » étant le soin et la prévention, en particulier du Sida, les activités sont donc axées sur la mise en place de consultations de soins de santé primaire et des séances de sensibilisation sur les IST et le VIH/Sida, le référencement des enfants vers les structures sanitaires adéquates pour le dépistage et les soins des IST et du VIH/Sida, ainsi que le soutien de dispensaires pour l’accompagnement psychosocial des enfants vivant avec le VIH/Sida. Enfin, le projet met l’accent aussi sur la réinsertion des enfants des rues.

 

Projet 2: Lutter contre le VIH

Districts de Goma et de Karisimbi

 

LES ACTIVITÉS

Notre action répond de manière intégrée à l’épidémie de sida en participant à la construction et au renforcement des acteurs locaux, en contribuant à bâtir une réponse collective et complémentaire par le soutien des actions de prévention et de sensibilisation destinées à l’ensemble de la population comme aux groupes spécifiques vulnérables. La mission travaille aussi à améliorer l’accès à la prise en charge des IST dans la zone de santé de Goma, ainsi qu’à favoriser le recours au dépistage volontaire. Enfin, MdM apporte un soutien médical, psychologique et social aux personnes vivant ave le VIH et développe la prévention et le soin pour les adolescents.

 

Projet 3 : Soutien aux femmes victimes de violences

Province du Nord-Kivu

 

LES ACTIVITÉS

Depuis 2004, l’intérêt croissant de la communauté internationale présente sur place et des ONG pour la thématique des violences sexuelles a donné lieu à une initiative conjointe, impliquant ministères (Santé et Justice), agences des Nations unies, ONG internationales et commissions provinciales de lutte contre les violences sexuelles. Ce programme s’inscrit dans le cadre du projet intégré de lutte contre le VIH à Goma. Il vise le renforcement des capacités des acteurs locaux et son volet opérationnel contribue à l’amélioration des conditions psychiques des victimes.

 

Projet 4: Appuyer le système de santé local

District de Tanganyika (11 zones de santé), province du Katanga

 

La province de Katanga est vaste et se divise en deux parties : la région Sud, riche de ses mines de cobalt et la région au nord, plus pauvre (Tangamite). Le choléra est endémique dans ces régions lacustres et fluviales et a ressurgi depuis la crise.

 

LES ACTIVITÉS

Les activités s’articulent autour de la mise en place d’un dispositif permettant des formations et l’accessibilité des populations aux services de santé, l’implication des communautés dans la gestion des programmes de santé, l’appui aux organisations communautaires de base, des séances d’éducation à la santé et la formation des acteurs de santé. MdM soutien aussi les bureaux centraux dans la gestion des zones de santé, et apporte un appui-conseil aux équipes cadres. Un plaidoyer auprès des bailleurs, notamment sur la gratuité des soins aux plus vulnérables est en préparation pour 2010.


Projet 5: Prévenir et lutter contre les épidémies


District de Tanganyika, province du Katanga

 

LES ACTIVITÉS

Dans ces régions lacustres et fluviales, le choléra est endémique et a resurgi depuis la crise. Le projet vise à améliorer l’état de santé des populations par la formation, la supervision des équipes de vaccination, la sensibilisation des populations et le renforcement de la chaîne du froid. MdM assure aussi la dotation de structures en recueil de données, la formation de relais communautaires à la surveillance des maladies, ainsi que l’organisation de séances d’animation. Enfin, le projet comprend la réhabilitation des centres de traitement du choléra, la dotation des bases en intrants thérapeutiques, la chloration préventive de l’eau et le prépositionnement d’intrants de première urgence.

Repost 0
6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 17:56


"Register" signifie "résister" en latin, ce mot témoigne de la foi et de la détermination de Marie Durand.

Représentation de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen de 1789

 

1848 : l'abolition définitive

    « Nulle terre française ne peut plus porter d'esclaves » : un débat à l'Assemblée nationale constituante le 1er décembre 1848

Rétabli sous Bonaparte par la loi du 27 floréal an X (17 mai 1802), l’esclavage est définitivement aboli le 27 avril 1848. Le décret du Gouvernement provisoire du 4 mars 1848 créant la commission d’abolition de l’esclavage précise que « nulle terre française ne peut plus porter d'esclaves » (voir le décret du Gouvernement provisoire du 4 mars 1848instituant une commission pour l'émancipation des esclaves dans toutes les colonies de la République et l'arrêté fixant la composition de la commission).

Selon les considérants du décret d'abolition du 27 avril 1848, « l'esclavage est un attentat contre la dignité humaine ; [...] en détruisant le libre arbitre de l'homme, il supprime le principe naturel du droit et du devoir ; [...] il est une violation flagrante du dogme républicain : Liberté, Égalité, Fraternité. L'abolition de l'esclavage s'applique dans toutes les colonies et possessions françaises dans les deux mois de la promulgation du décret dans chacune d'elles. 250 000 esclaves noirs ou métis aux Antilles, à la Réunion et au Sénégal sont ainsi  libérés.

Le décret du 27 avril 1848 interdit absolument « tout châtiment corporel, toute vente de personnes non libres ». Il interdit à tout Français, même en pays étranger, de posséder, d'acheter ou de vendre des esclaves, et de participer, soit directement, soit indirectement, à tout trafic ou exploitation de ce genre. Toute infraction à ces dispositions entraînerait la perte de la qualité de citoyen français ». L'article 7 précise que « Le sol de France affranchit l'esclave qui le touche. »


 


Plaque posée en 1979 par des Juifs sauvés, au Chambon-sur-Lignon

L'ensemble des habitants du Chambon-sur-Lignon a reçu la distinction de "Justes parmi les nations".
C'est le seul exemple d'attribution collective. Il n'y eut en effet pas une dénonciation. Tous participèrent au sauvetage.

Sur la plaque est inscrit en français et en hébreu au Chambon Sur Ligon et à Yad-Vashem.

"LE SOUVENIR DU JUSTE RESTER POUR TOUJOURS " Ps CXII  v 6

"HOMMAGE A LA COMMUNE PROTESTANTE DE CETTE TERRE CEVENOLE
ET A TOUS CEUX ENTRAINES PAR SON EXEMPLE
CROYANTS DE TOUTES CONFESSIONS ET NON CROYANTS
QUI PENDANT LA GUERRE 1939-1945
FAISANT BLOC CONTRE LES CRIMES NAZIS
ONT AU PERIL DE LEUR VIE SOUS L'OCCUPATION
CACHE PROTEGE SAUVE PAR MILLIERS
TOUS LES PERCECUTES.

LES JUIFS REFUGIES AU CHAMBON SUR LIGNON ET DANS LES COMMUNES AVOISINANTES."



   

Repost 0