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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 21:38

cial-Eco - le 11 Décembre 2013

 

Dans l'Humanité ce mercredi: Tefal a mis hors jeu l’inspectrice du travail

 

 

Gênée par l’action d’une inspectrice du travail, la société Tefal a fait pression sur le directeur départemental du travail pour l’écarter. L’Humanité s’est procuré les documents révélant cette atteinte à l’indépendance d’un agent de contrôle.

Extrait. A l’abri de « toute influence extérieure indue ». C’est ainsi que sont censés œuvrer les inspecteurs du travail, chargés de contrôler l’application du code du travail dans les entreprises, en vertu de la convention 81 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) qui définit leur mission. Mais entre le principe de cette indépendance, et la réalité, il y a parfois loin, comme le démontre une affaire révélée par le syndicat CNT des services de l’inspection du travail de Rhône-Alpes. Dans un tract diffusé la semaine dernière, le syndicat dénonce l’entreprise de déstabilisation organisée par la société Tefal contre une inspectrice de Haute-Savoie, par l’intermédiaire de son supérieur hiérarchique, le directeur départemental du travail.

Accord illégal

Le décor, c’est Rumilly, petite commune à 20 kilomètres au sud-ouest d’Annecy, qui a la chance de compter sur son territoire une des plus grosses entreprises du département, un site de production des fameux articles culinaires Tefal : poêles, casseroles, petit électroménager, balances et pèse-personne. L’usine compte 1.800 salariés, dont une majorité d’ouvriers à la chaîne, avec 300 cas de troubles musculo-squelettiques déclarés. C’est là qu’en janvier, à la demande d’un syndicat, l’inspectrice du travail en charge du site se penche sur l’accord 35 heures, le juge illégal, et demande à la direction de le renégocier. Celle-ci refuse, les semaines passent, le blocage perdure. La suite, l’inspectrice la raconte dans une saisine adressée fin novembre au Conseil national du l’inspection du travail (CNIT), l’instance de «sages» chargée de veiller au bon exercice de la mission de contrôle, et que l’Humanité s’est procurée. Lire la suite dans l'Humanité de ce mercredi

A découvrir aussi:

  • Cheminots contre l'éclatement du rail. La grève de ce mercredi se veut comme un coup de semonce au gouvernement qui, en vue de l'ouverture à la concurrence, veut découper en trois le système ferroviaire.
  • Quand la Fondation Abbé Pierre alerte sur les conséquences de la précarité énergétique sur la santé
  • Ukraine: le bras de fer perdure dans les rues de Kiev. Reportage de notre envoyé spécial
  • Culture: pages livres spéciales polar

Et dans notre supplément grinçant Cactus: Le FN et la presse, "suis moi, je te fuis"; J'ai deux ou trois choses à vous dire, par Pierre-Louis Basse; Le grain de sel de Charb; Frédéric Péchenard, le brontosaure sécuritaire de NKM à Paris....

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 20:57

 

Société - le 12 Décembre 2013

Libres-échanges

Racisme ordinaire, drame ordinaire

Par Nicolas Calvin, vingt-cinq ans, Roubaix (Nord).

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C’est un banal accident  «de seconde zone» qui a endeuillé ce vendredi matin de décembre 2013 une petite communauté rom, installée près de la station de métro Quatre-Cantons, en banlieue lilloise.

La mère est partie faire la manche, sans les enfants car cela est mal vu. Le père est « à la cantine », c’est-à-dire aux Restos du cœur, pour recevoir de quoi se nourrir. Le grand frère n’en peut plus de rester enfermé dans la caravane. Une brindille, un fétu de paille qui s’échappe du poêle hors d’âge, et la caravane prend feu. À l’intérieur, un enfant de deux ans et demi, peut-être trois. Les Roms sur le camp n’ont rien pu faire. Les pompiers ne sont pas arrivés à temps. L’enfant est mort, dévoré par les flammes.

Où est le corps?

À mon arrivée sur place, peu après le drame il règne sur le campement une atmosphère lourde, pesante. On sent l’odeur du plastique, de la tôle, de la chair brûlée. La caravane est là, au milieu des autres. Un amas de débris béant, ouvert sur le ciel menaçant. On distingue çà et là des habits, des casseroles, une paire de chaussures, un vélo. Les jantes n’ont pas fondu, le poêle est intact. Où est le corps ? Nous n’aurons pas de réponse.

Des accidents comme celui-ci, il s’en passe tous les jours dans les communautés roms installées partout en Europe. Et ça, Monsieur Jousse, maire UMP de Roquebrune-sur-Argens, dans le Var, vous qui ironisiez il y a quelques jours à peine sur le fait que les pompiers étaient arrivés trop tôt sur un incendie du même type dans votre commune, ce n’est pas un « gag ». C’est une réalité qui échappe décidément trop souvent aux ors de la République.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 19:16

Nelson Mandela : le dernier héros de notre temps 

Raphaël PORTEILLA

Politologue, Université de Bourgogne

 

Au risque de choquer un peu, l'annonce du décès de Nelson Mandela est finalement un soulagement. Comme le disent les Zoulous en Afrique du Sud, « il est retourné dans sa maison » après une vie entière consacrée à la lutte pour une société démocratique. Le héros sud-africain a le droit de partir en paix. Il a le droit de se reposer.

Car sa vie a été particulièrement dense, parfois heureuse, souvent dramatique, toujours combative. Nelson Mandela a connu plusieurs vies qui en ont fait une icône vivante (son effigie figure depuis novembre 2012 sur les billets de banques sud-africains) aussi bien qu'un mythe, ce qu'il n'appréciait finalement que modérément ; il voulait que l'on se souvienne de lui non comme un prophète ou un messie mais simplement comme un être humain au service de son peuple.

 

Le jeune homme, le mari et le père

Né le 18 juillet 1918 à Mvezo dans le Transkei (aujourd'hui partie de la province du Cap est), Rolihlala (secoueur d'arbres/fauteur de troubles en Xhosa) Mandela a été à l'école de son village de Qunu. C'est là que son instituteur lui donna son second prénom Nelson. Confié aux soins du roi des Thembu au décès de son père en 1927, il est le premier à aller à l'école puis au lycée de Fort Beaufort où il rencontrera Oliver Tambo qui le suivra dans ses nombreux combats. A l'Université de Fort Hare, la seule accueillant des Noirs à cette époque, il resta un an (1939-1940), renvoyé pour avoir participé à une manifestation... déjà. De retour dans son village, pour échapper à un mariage arrangé, il décide de partir à Johannesburg et en 1941, il rencontre Walter Sisulu, l'autre grand compagnon de tous ses combats. Il reprend ses études universitaires en 1942/43 tout en commençant à assister aux réunions de l'ANC (créée en 1912). Sa vie personnelle se confond alors avec sa vie publique, la première pâtissant incontestablement de la seconde.

En 1944, alors qu'il se marie avec Evelyne Mase (cousine de W. Sisulu) dont il aura quatre enfants (trois sont morts à ce jour), il co-fonde la ligue de la jeunesse de l'ANC, dont il devient secrétaire national en 1948 puis Président en 1951. Pris entre son travail, ses études et son engagement politique, Mandela est trop souvent absent et la séparation avec sa femme est inéluctable ; le divorce est consommé en 1958. Un an auparavant, il rencontre Winnie Madikizela, jeune et jolie femme de seize ans sa cadette avec qui il se marie en 1958, en plein procès pour trahison. Leur vie privée est alors totalement tributaire de son entrée en clandestinité. Ils ne se voient qu'occasionnellement, toujours en secret. Ils ont deux filles nées avant le passage à l'action armée et son emprisonnement à vie. Durant sa détention, la photo de Winnie ne le quittera jamais et Mandela se fera beaucoup de soucis pour ses filles quand elle-même sera en prison. Ses geôliers ne l'épargneront jamais, à plusieurs reprises ils lui laisseront des coupures de journaux relatant les frasques de Winnie. Le plus dur sans doute fut la liaison avec un homme bien plus jeune qu'elle, ce qu'il ne pouvait pas croire ni accepter. Ruinant ainsi non seulement son mariage mais aussi sa lutte de libération, leur divorce sera acté en 1995, cinq ans après sa libération. Mandela aimait la compagnie des femmes et sa dernière cour, il l'a réservée à la veuve du Président mozambicain, Graça Machel, qu'il épousera à l'âge de 80 ans. « Je suis amoureux d'une dame remarquable. Je ne regrette pas les revers que j'ai subis dans ce domaine ». Tout au long de sa vie, Mandela a du choisir entre le devoir et l'amour, c'est le premier qui l'a souvent emporté car il n'y a guère de place pour l'amour dans la vie d'un révolutionnaire, d'un combattant ou d'un détenu.

 

La vie publique ou la vie privée... de liberté : du résistant au détenu

Bien qu'engagé au sein de l'ANC dès le début des années 40, c'est en 1952 que son combat pour la libération entre dans une nouvelle phase, celle du résistant plusieurs fois arrêté par le gouvernement d'apartheid. Bien que frappé de bannissement en 1952 et interdit de toute activité politique, il ouvre avec O. Tambo le premier cabinet d'avocats africains. Dès lors, Mandela conçoit la stratégie des futures opérations clandestines de l'ANC dans le cadre de la lutte non-violente. La rédaction de la Charte de la liberté en juin 1955 adoptée par le Congrès du Peuple (regroupement de quatre organisations de lutte contre l'apartheid) à laquelle il assiste depuis le toit d'un magasin voisin, fixe pour l'avenir le contenu et le sens de son combat : « l'Afrique du Sud appartient à tous ceux qui y vivent, Noirs et Blancs». Renforçant la dimension non-raciale de sa ligne de conduite Mandela, alors influencé par les idées africanistes d'Anton Lembede, s'est pourtant opposé à la fin des années 40, à l'entrée des Blancs ou des communistes à l'ANC, ce qu'il regrettera plus tard, car de fait le combat du parti communiste sud-africain (SACP créé en 1921) et celui de l'ANC sont plus que convergents ; l'apartheid étant aussi un laboratoire du capitalisme.

A nouveau emprisonné en 1960 au lendemain du massacre de Sharpeville (21 mars), l'ANC et le PAC étant alors déclarés illégaux, Mandela, acquitté en 1961, optera dès lors pour une autre stratégie : « nous avons toujours cru à la stratégie de la non-violence. Quand les conditions exigeaient de s'en tenir à la non-violence, nous le faisions ; quand les conditions nous dictaient de dépasser la non-violence, nous le faisions ». Après avoir convaincu non sans mal les dirigeants de l'ANC du passage à l'action armée, Mandela est chargé de créer le bras armé de l'ANC, le MK (la lance de la nation). Dès décembre 1961, des actions ont lieu mais peu fidélisé au maniement des armes, Mandela part début 1962 se former à l'étranger suivre un entraînement militaire et chercher des soutiens. Plus d'une vingtaine de pays l'accueillent ainsi que certains de ses compagnons d'armes. A son retour en Afrique du Sud mi-1962, il est arrêté et condamné à cinq ans de prison pour incitation à la grève et pour avoir quitté illégalement le pays.

Le 11 juillet 1963 une descente de police dans la ferme de Liliesleaf à Rivonia (près de Johannesburg) conduit à l'arrestation des principaux leaders du MK. Mandela, déjà détenu, sera joint à leur procès (le fameux procès de Rivonia) qui durera jusqu'en juin 1964. La déclaration lue par Mandela (alors considéré comme terroriste) sera reprise et largement diffusée faisant connaître au monde la lutte morale contre l'apartheid : «  J'ai condamné le racisme toute ma vie, je le combats aujourd'hui et je le combattrai toute ma vie jusqu'à mon dernier souffle. J'ai défendu l'idéal d'une société démocratique et libre dans laquelle tous les individus vivront en harmonie et bénéficieront de chances égales. C'est un idéal pour lequel j'espère vivre et que j'espère voir se réaliser. Mais c'est aussi un idéal pour lequel je suis prêt à mourir ». Tous furent finalement condamnés à la prison à perpétuité et conduits à Robben Island (sauf Goldberg qui était blanc).

Le matricule 466/64 reçu par Mandela à Robben Island est aujourd'hui célèbre mais à cette époque, il était un numéro de prisonnier comme un autre, soumis au silence, aux conditions de détention les plus dures et les plus inhumaines, le but étant de briser les prisonniers politiques Dépouillés de presque tout, la prison a été pour tous le lieu d'une épreuve extrême, celle du confinement, du dénuement maximal, du travail quasi-forcé. Ce fut aussi le lieu d'une formidable (« université de ») résistance luttant pied à pied pour ne pas perdre leur humanité : «  la prison loin de nous briser a renforcé notre détermination à poursuivre le combat jusqu'à la victoire ». Pendant ces 27 années sombres, d'abord à Robben Island, puis à la prison de Pollsmoor et enfin à celle de Victor Vorster près de Paarl, Mandela et ses amis ont obtenu des petites victoires, quelques améliorations, mais jamais ils ont accepté de discuter avec le gouvernement sud-africain tant qu'ils n'étaient pas libres.

Cette obstination, conjuguée aux résistances et luttes en Afrique de Sud, au large mouvement de solidarité internationale, aux (timides) prises de positions de la société internationale (pour plusieurs pays, il était un « terroriste »), ont commencé à éroder l'apartheid. De rencontres secrètes en réunions plus officielles, Mandela, avec l'accord de l'ANC, obtint de réelles négociations et la libération des prisonniers. Tout d'abord en octobre 1989 pour huit de ses compagnons, puis le 11 février 1990, il sort de prison le poing levé au côté de Winnie : «  Free at least ». Son discours au balcon de l'hôtel de ville du Cap le jour même situe d'emblée son ambition, ouvrant sur une nouvelle période...de sa vie et de l'Afrique du Sud.

 

Du réconciliateur au premier Président noir d'Afrique du Sud

Bien qu'affaibli par ces années de détention et de maladies, Mandela s'engage dès le 2 mai 1990 dans les négociations avec De Klerk. Ces années sont éprouvantes car non seulement il doit discuter des conditions de la transition à venir en passant des compromis mais doit aussi se montrer très ferme avec son propre camp et envers De Klerk dont le « double agenda » entretient au quotidien des tensions souvent mortelles (en soutien du parti zoulou de Buthelezi par exemple). Loin de l'homme de paix que d'aucuns se plaisent à imaginer, De Klerk entend faire durer cette période de négociation aussi longtemps que possible, voire faire déraper le processus en cours. C'est dans ce contexte que Mandela, sur proposition de Joe Slovo en 1992, ancien Secrétaire Général du SACP, avance l'idée du partage du pouvoir pour un temps limité afin de mettre fin aux tensions. Contraint, De Klerk accepte cette proposition, engageant l'ultime phase du processus de transition politique ; démarche qui vaudra à Mandela et à De Klerk le prix Nobel de la paix en 1993.

En votant pour la première fois à l'âge de 75 ans en avril 1994, après une campagne électorale elle aussi éprouvante, Mandela sait que le chemin vers la liberté est encore long et sinueux. Elu premier Président noir de la nouvelle Afrique du Sud, il se met tout entier au service de « sa » cause : bâtir une Afrique du Sud pour toutes et tous, libérée de l'apartheid et de la division. La création de la Commission Vérité et Réconciliation confiée à Desmond Tutu, autre grande figure de la lutte, consacre son immense humanité et compassion: « pardonner mais ne pas oublier ».

Dès le début de sa présidence, Tata (pére ou grand-père) Madiba (nom de son clan) comme les sud-africains l'appellent affectueusement dorénavant, entend maintenir le cap de la réconciliation, seul chemin possible à ses yeux. Il y consacrera toute son énergie à la tête d'un gouvernement d'union nationale, puis à partir de 1996, sous l'empire d'une nouvelle constitution, sans doute à l'époque, l'une des plus progressistes du monde. Plusieurs de ses actes témoigneront de sa volonté de réconciliation envers les Blancs, signes évidents du triomphe de l'espoir et de l'avenir sur l'injustice.

C'est aussi sans doute à ce moment que Mandela choisit de s'effacer progressivement de la vie politique - il ne fera qu'un mandat - et laissera son vice-Président, T. Mbeki, diriger le pays. S'occupant essentiellement de la lutte contre le Sida (il perd un de ses fils en 2005 de cette maladie), délaissant la vie publique, rattrapé par la maladie, Mandela annonce qu'il se retire de la vie publique en 2004.

La vie de « patriarche » qu'il mène ensuite est consacrée à sa famille - ce qui lui a le plus manqué en prison -, à des œuvres de charité ou autres institutions/fondations, tout en conservant au moins pendant quelques années, une réelle influence morale et politique. Mais la maladie - une infection pulmonaire - se faisant de plus en plus présente amenuise ses dernières forces depuis 2010. Hospitalisé à quatre reprises depuis 2013, toujours combatif mais épuisé, il s'éteint le 5 décembre au milieu des siens, à l'âge de 95 ans.... « Rest In Peace ».

 

L'héritage de Mandela 

Les journaux sud-africains n'ont pas attendu son décès pour dresser l'inventaire de ce que l'Afrique du Sud, mais aussi le monde, doit à Madiba. Nombre de valeurs dont il a été porteur, mais aussi son humour, son sens tactique, (« ses chemises »), l'ont incontestablement élevé au rang de « patrimoine commun de notre Humanité », à l'instar du concept africain d'Ubuntu dont il ne s'est jamais départi.

Mandela est devenu le symbole universel (avec d'autres avant lui) de la résistance, de la lutte, de liberté et de la réconciliation. On ne compte plus les places, rues, sites, institutions (le 18 juillet a été déclaré par l'ONU journée internationale Mandela) qui portent son nom ou ses déclinaisons, lesquels ont d'ailleurs fait l'objet d'une protection juridique spécifique pour ne pas être dévoyés par de sordides utilisations...

C'est aussi tout le sens de l'avenir de ce pays et des jeunes sud-africains « born frees » pour qui Mandela demeure sans aucun doute un mythe puissant (un père ou un fils) mais dont l'effet pourrait s'estomper avec sa disparition, si ses successeurs ne parviennent pas à transformer le rêve politique de la réconciliation en réalité émancipatrice de la justice sociale.

 

Cette chronique est réalisée en partenariat rédactionnel avec la revue Recherches internationales à laquelle collaborent de nombreux universitaires ou chercheurs et qui a pour champ d’analyse les grandes questions qui bouleversent le monde aujourd’hui, les enjeux de la mondialisation, les luttes de solidarité qui se nouent et apparaissent de plus en plus indissociables de ce qui se passe dans chaque pays.

6, av. Mathurin Moreau; 75167 Paris Cedex 19

Site : http://www.recherches-internationales.fr/

Abonnements 4 numéros par an : 55 Euros, Étranger 75 Euros

 

 

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 19:02

Monsanto s’apprête à célébrer son plus grand tour de passe passe mais nous avons jusqu’à ce week-end pour renverser ses projets.

Le partenariat transpacifique (PTP, ou TPP en anglais) est un immense accord ultrasecret passé entre douze grands pays, qui s’apprêtent à donner aux entreprises un pouvoir inouï: celui de faire appel à de nouveaux tribunaux internationaux pour attaquer en justice les gouvernements qui adoptent des lois qui nous protègent mais réduisent leurs bénéfices! Et cela peut avoir des répercussions dans tous les domaines, de l’étiquetage des aliments contenant des OGM à la liberté sur Internet. WikiLeaks a fait fuiter les documents de travail et une vague d’opposition est en train de se soulever très rapidement, mais les pays signataires se dépêchent afin de signer d’ici 48 heures.

C’est insensé et pourtant nous avons une chance de tout arrêter. Trois pays hésitent, et s’ils se retirent immédiatement, tout pourrait s’effondrer. Inondons les dirigeants chiliens, néo-zélandais et australiens de nos appels à la résistance, et nous pourrons bloquer ce coup d’État orchestré par les grandes firmes avant que Monsanto ne débouche le champagne. Signez la pétition maintenant et envoyez-la à tous vos proches:

http://www.avaaz.org/fr/no_champagne_for_monsanto_loc/?bRiNudb&v=32175

Quan
d on examine les documents de travail qui ont fuité, on croit lire une immense liste au Père Noël rédigée par les grandes multinationales. L’accord prévoit que les entreprises puissent imposer leurs volontés sur nos institutions démocratiques par le biais d’un système judiciaire opaque. Ces tribunaux pourraient limiter l’accès aux médicaments génériques, moins chers, pour favoriser les médicaments de marque, et même autoriser les cigarettiers à attaquer les pays qui imposent des mesures antitabac et qui, selon eux, réduisent leurs bénéfices. C’est presque trop fou pour être vrai.  

Mais presque personne n’a entendu parler du PTP. Les négociations sont si secrètes que même nos élus ne savent pas ce qu’elles recèlent – seuls les négociateurs et 600 lobbyistes les connaissent. Les textes qui ont fuité ont choqué les responsables politiques et les citoyens du Chili, de Nouvelle-Zélande et d’Australie. Et ils tentent de lutter contre les intimidations des multinationales et contre les États-Unis, qui restent déterminés à faire adopter l’accord avant d’attirer l'attention des citoyens.  

Le PTP nous touche tous: il bafoue nos droits et torpille nos démocraties pour protéger les profits des entreprises. Et nous n’avons que quelques jours pour l’arrêter. Ajoutez votre voix à notre appel et parlez-en tout autour de vous: 

http://www.avaaz.org/fr/no_champagne_for_monsanto_loc/?bRiNudb&v=32175

On p
eut facilement se sentir minuscule devant les grandes multinationales qui mènent nos pays à la baguette. Mais ce n’est pas l’argent qui détient le pouvoir, ce sont les citoyens. Notre mouvement a prouvé à de nombreuses reprises que quand nous nous rassemblons pour protéger nos droits contre la cupidité des entreprises, nous pouvons gagner. Arrêtons maintenant cette menace sans précédent contre nos institutions démocratiques.  

Avec espoir,

Alice, David, Jooyea, Alex, Aldine, Julien, Ricken et toute l’équipe d’Avaaz

PS: Nombreuses sont les campagnes Avaaz lancées par les membres! Démarrez la vôtre maintenant et remportez une victoire sur un sujet qui vous tient à coeur, qu'il soit local, national ou mondial: http://www.avaaz.org/fr/petition/start_a_petition/?cl=3654927423&v=32175

POUR
EN SAVOIR PLUS : 

Quand WikiLeaks menace un traité économique (Les Echos)
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0203144680631-quand-wikileaks-menace-un-traite-economique-631946.php

Mondialisation : le grand dessein d'Obama (Le Point)
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/nicolas-baverez/mondialisation-le-grand-dessein-d-obama-05-12-2013-1764988_73.php

Le traité transatlantique, un typhon qui menace les Européens (Le Monde diplomatique)
http://www.monde-diplomatique.fr/2013/11/WALLACH/49803  

Le Partenariat transpacifique, nouvel outil de l’hégémonie de Washington (Mémoire des luttes)
http://www.medelu.org/Le-Partenariat-transpacifique  

L’entente commerciale la plus préjudiciable de toute l’histoire en matière d’accès aux médicaments (MSF.ca)
http://www.msf.ca/fr/campaigns/partenariat-transpacifique/  

The Trans-Pacific Partnership treaty is the complete opposite of 'free trade' (en anglais) (The Guardian)
http://www.theguardian.com/commentisfree/2013/nov/19/trans-pacific-partnership-corporate-usurp-congress 


 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 21:01

Des paroles et des actes ou une circulaire inappliquée ?

 

La circulaire du 26 août 2012 prévoit de rechercher des solutions alternatives aux bidonvilles et aux squats, principalement par l’établissement d’un diagnostic global (autour des problématiques telles que la situation administrative, l’état de santé, le logement, l’emploi, la scolarisation, etc.) autant qu’individualisé (autour des problématiques de chaque familles et de leur projet).

 

Le 2 décembre au matin à Lyon, les forces de l’ordre, intervenues pour l’évacuation d’un immeuble, ont dispersé violemment, avec l’usage de gaz lacrymogènes et de matraques, les familles et ceux qui leur apportaient leur soutien.

 

Le 30 novembre à Villeurbanne, la police avait contraint les habitants d’un squat à recevoir des familles qu’elle venait d’expulser de leur lieu de vie en toute illégalité.

 

Le 28 novembre à Nantes, deux terrains avaient été évacués et les personnes qui les occupaient ont été, là aussi, accompagnées par la police vers des terrains déjà occupés par d’autres familles et y avaient été installées de force.

 

Faut-il voir une convergence entre ces événements ?

 

Une nouvelle étape semble avoir été délibérément franchie dans le harcèlement des familles roumaines qui se réfugient dans des squats ou des bidonvilles.

 

Curieuse interprétation de la circulaire du 26 août 2012 qui prévoit la recherche de solutions alternatives aux bidonvilles et aux squats, et non le déplacement forcé de l’un à l’autre, imposant - autant aux expulsés qu’à ceux qui sont contraints de les accueillir - un inacceptable arbitraire policier.

 

Le MRAP dénonce cette politique inhumaine d’expulsions systématiques, avec atteintes aux droits les plus élémentaires des personnes, qui s’accompagne maintenant de violences policières.

 

 

Paris, le 3 décembre 2013.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 13:48
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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 13:48
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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 12:11
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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 23:16

Marchons contre le racisme, le 30 novembre 2013 à Paris, en France et dans les Dom Tom

Un climat nauséabond s'installe dans notre pays. Le garde des Sceaux, Ministre de la Justice, Christiane Taubira, a subi ces dernières semaines des attaques racistes venues de temps obscurs que l’on croyait révolus. Les déclarations racistes d’une candidate du Front national, les invectives d’enfants, téléguidés par leurs parents, traitant la ministre de la Justice de «guenon », sont une souillure pour la République. Ces propos attaquent frontalement des millions d’êtres humains originaires d’Afrique, des Caraïbes, des Amériques, de l’Océan indien, citoyens français ou non et dont les aïeux ont été jadis martyrisés du fait de leur couleur de peau. Ils constituent une atteinte violente contre toutes et tous car ils visent au cœur le pacte républicain.

Nous condamnons solennellement cette dérive raciste, de même que les actes et propos qui en ont permis la maturation. Nous n’admettons pas que des millions de personnes soient déniées dans leur humanité et leur citoyenneté, que ce soit en raison de leurs origines, de leur situation sociale, de leur culture, de leur religion... Nous ne supportons pas que des boucs émissaires soient désignés comme les responsables de nos maux et comme des menaces sur notre avenir.

Alors que la France doit affronter les énormes défis liés à la dégradation économique, au chômage et aux inégalités, face à ceux et à celles qui veulent aviver les souffrances sociales, les peurs et les colères, nous nous dressons pour affirmer avec force : la République n’a d’avenir qu'égale, solidaire et fraternelle.

C’est pourquoi nous appelons toutes celles et ceux qui ont à cœur les valeurs de l’humanité, toutes celles et ceux qui veulent opposer l’égalité et la fraternité aux visages hideux du racisme à participer à une marche le 30 novembre 2013 à Paris, dont le rendez-vous est donné à 14h30, place de la République, ainsi que partout dans l'hexagone et dans les territoires ultramarins.

A l’initiative des associations antillaises Collectifdom et CM98

Signatures :
Ligue des Droits de l’Homme
SOS Racisme
MRAP
France Terre d'asile
CFDT
CGT
UNSA
FSU
Union syndicale Solidaires
UEJF
FIDL
UFAT
UNEF
UNL
R=Respect
EGAM
FNASAT
Banlieues du Monde
Ni Pute Ni soumise
Collectif des écrivains nègres
Association ultramarine de France
Les amis du PPM en France
Association culturelle de musulmans de Drancy Conseil de Coordination des organisations armeniennes La Maison des potes _____ Liste externe au MRAP diffusant les communiqués officiels Pour se désinscrire :
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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 20:30

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