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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 21:31

La Turquie doit mettre fin à l'utilisation abusive de la force et rendre public le nombre des blessés


La police a utilisé des gaz lacrymogènes de manière injustifiée sur les manifestants. © BULENT KILIC/AFP/Getty Images [04/06/2013]

Pour la troisième journée, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes dont Ankara, Istanbul et Izmir, où la police a riposté avec une violence sans précédent. Les autorités n'ont pas confirmé le nombre des blessés, qui s'élèverait à plusieurs milliers. Certains sont toujours hospitalisés dans un état critique.

Le nombre de militants qui ont été blessés à travers la Turquie du fait de l'utilisation abusive de la force par la police continuera à augmenter tant que les autorités n'auront pas pris des mesures pour que les méthodes policières soient conformes aux normes fondamentales en matière de droits humains.Le nombre de militants qui ont été blessés à travers la Turquie du fait de l'utilisation abusive de la force par la police continuera à augmenter tant que les autorités n'auront pas pris des mesures pour que les méthodes policières soient conformes aux normes fondamentales en matière de droits humains.

Trois jours après le début d'une répression policière jusqu'alors inégalée contre les manifestants, les autorités turques n'ont guère exprimé de regrets et n'ont fait état d'aucun changement dans les méthodes de la police

John Dalhuisen
Directeur du Programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International.

Il est fondamental que les autorités turques fassent cesser la violence policière et qu'elles en tirent des leçons pour le maintien de l'ordre lors de mouvements de contestation futurs. Il leur appartient aussi de publier une liste complète des personnes blessées à l'issue des manifestations et de la nature de leurs blessures, et de veiller à ce que les responsables soient tenus de rendre compte de leurs actes.

La police continue à viser les manifestants pacifiques
Lundi 3 juin, la police a continué à faire usage de la force contre des manifestants pourtant pacifiques : une force excessive aurait été utilisée contre des centaines d'entre eux dans la capitale, Ankara.
L'Union des médecins de Turquie a informé Amnesty International que jusqu'à 1 500 personnes, blessées lors des opérations policières contre les manifestations, ont été soignées dans plusieurs hôpitaux d'Istanbul ces deux derniers jours. Deux d'entre eux se trouvent entre la vie et la mort et cinq sont toujours dans les services de soins intensifs. Des informations antérieures, selon lesquelles au moins deux manifestants seraient morts après avoir participé à des mouvements de protestation à Istanbul, le 1er juin, se sont révélées sans fondement.
À Ankara, au moins 414 manifestants auraient été blessés, dont 15 grièvement.
D'après des informations fournies par l'association des médecins d'Izmir, au cours des deux derniers jours 420 blessés ont été admis dans les hôpitaux de l'ouest de la ville.
L'association a signalé que nombre des blessures avaient été occasionnées lorsque la police a fait usage de canons à eau et lancé des grenades lacrymogènes sur la foule. Elle craint que de nombreuses personnes n'aient perdu la vue du fait de ces méthodes policières.

Il n'y a pas lieu d'utiliser des canons à eau ni des gaz lacrymogènes contre des manifestants pacifiques. Il est particulièrement préoccupant que des gaz lacrymogènes soient utilisés dans des espaces confinés, où ils sont très dangereux pour la santé

JohnDalhuisen

Les autorités doivent veiller à ce que, lors d'une manifestation violente, la police n'intervienne que lorsque cela est strictement nécessaire pour protéger les personnes et les biens, conformément aux dispositions des normes internationales relatives aux droits humains. Amnesty International prie également les manifestants de ne pas se livrer à la violence.
Amnesty International invite les autorités turques à ouvrir rapidement des enquêtes indépendantes et impartiales sur les opérations de maintien de l'ordre menées au cours de ces manifestations, et à en rendre les résultats publics.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 21:20

Collection :
Revue S/A
Parution : 27/06/2013
ISBN : 9782365120265
128 pages
17 x 23
10 euros
Savoir/agir n°24


Politiques du logement

Collectif

« Au fil des époques successives, une répétition marque l’histoire du logement marchandise : c’est à la fois le lancinant problème de l’habitat populaire, et celui des difficultés de l’expansion du capitalisme dans le secteur immobilier. Les deux phénomènes sont intimement liés. Ils manifestent une contradiction structurelle à partir de laquelle on peut lire l’évolution des formes de production et de circulation du logement » Ces propos, écrits par C. Topalov il y a plus de 25 ans, pourraient être repris tels quels pour justifier la démarche qui caractérise tant ils semblent d’actualité. Le refrain de la « crise du logement », s’il est repris à l’unisson depuis quelques années, n’est pas nouveau. Il fait écho à un ensemble de dynamiques structurelles anciennes, liées notamment à un mouvement de marchandisation du logement, qui s’est intensifié ces dernières décennies après avoir été endigué partiellement dans l’après-guerre. Ce mouvement de marchandisation généralisée, en France et en Europe, tend à exclure les moins nantis, et confronte une proportion croissante des « classes moyennes » à une augmentation des prix et aux difficultés qui l’accompagnent.

Coordination : Fabien Desage (Lille 2/CERAPS, Université de Montréal) et Manuel Schotté (Lille 2/CERAPS)

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 21:17

Le peuple Bolivien méprisé


Le MRAP n'a certes pas vocation à intervenir dans les rapports diplomatiques mais ne peut non plus oublier que l'Amitié entre les Peuples est inscrite dans son sigle et au cœur de son histoire.

C'est donc avec consternation qu'il a appris l'interdiction faite au président Bolivien de survoler la France, d'emprunter - comme tout autre vol
- l'espace aérien français. Le MRAP ne peut que condamner ce qui constitue une violation des lois du trafic aérien international.

C'est la Bolivie et son peuple qui se voient ainsi méprisé à travers le traitement indigne qui a été appliqué à son président le mardi 2 juillet 2013.

Jamais le gouvernement français ou ses homologues italien, portugais et espagnol, n'auraient appliqué une telle décision au chef d'état d'une grande puissance. Ce grave incident traduit une certaine conception de la suzeraineté des rapports entre les peuples, que le MRAP réprouve.

En effet, cette décision s'inscrit dans une étrange démarche d'allégeance aux Etats-Unis, à l'heure précise où cette grande puissance est prise en flagrant délit d'ingérence et de mépris pour des peuples - en particulier, mais pas seulement - européens qui se voient mis "sous surveillance" des services secrets de l' "allié" américain.

La relation franco-américaine - avant tout ancrée dans les histoires solidaires des révolutions américaines et françaises - en sort singulièrement dégradée.

Le MRAP exprime toute sa profonde solidarité au peuple Bolivien ainsi méprisé.

Paris, le 4 juillet 2013

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 16:25

Société - le 1 Juillet 2013

C'est un scandale!

Deux jeunes enfants victimes de la chasse aux étrangers

Des parents serbes et leurs enfants de cinq et un an sont enfermés depuis jeudi au centre de rétention de Lyon.

C’était une famille invisible, comme des dizaines de familles en demande d’asile qui sont actuellement assignées à résidence en France et qui, dans 90 % des cas, se voient refuser l’accueil, puis menacées d’expulsion. Monsieur et madame Osmani vivaient avec leurs deux enfants, âgés de cinq an et un an et demi, à Annecy, dans un centre d’accueil de demandeurs d’asile. Depuis jeudi soir dernier, le couple et leurs deux garçons, Rion et Laurian, dorment au centre de rétention de Lyon Saint-Exupéry, en attente d’une expulsion vers leur pays d’origine, la Serbie. Inconnue du Réseau éducation sans frontières, la famille a été interpellée à son domicile par des policiers, le 26 ou 27 juin, qui avaient pour ordre de l’expulser par avion. Les parents s’y sont opposés et ont été placés au centre de rétention de Lyon Saint-Exupéry. Rion, l’aîné, était scolarisé à l’école Les Fins à Annecy et Laurian est né en France, en avril 2012.

Pour Catherine Tourier, militante de RESF Rhône, cette situation d’enfermement d’enfants en bas âge n’est pas tenable. « La politique migratoire de la France n’est autre qu’une philosophie de la chasse aux étrangers indésirables. Car la mise en rétention de très jeunes enfants montre les limites de l’assignation à résidence. Incarcérer des enfants relève d’une pratique barbare. Et si on les enlevait à leurs parents, cela le serait tout autant. »

La famille Osmani est arrivée en France en janvier 2010, pour demander l’asile. Sa demande a été rejetée. La préfecture de Haute-Savoie lui délivre alors une obligation de quitter le territoire français (OQTF), le 27 mars 2013, confirmée par le tribunal administratif, le 30 mars 2013. « Personne ne les a informés de leurs droits, de leur possibilité de recours… Sans lien avec des associations, ils ont donc continué à vivre “normalement”, jusqu’à l’arrivée des policiers chez eux », explique Catherine Tourier. L’assignation à résidence est plus que trompeuse. Les demandeurs d’asile n’ont pas conscience du danger qu’ils courent. Ils ne savent pas que seules 10 % des demandes sont acceptées. « La question de fond, poursuit la militante de RESF, c’est de savoir ce qu’il advient des familles déboutées du droit d’asile. Malheureusement, la réponse de ce gouvernement de gauche n’est autre que l’expulsion. » Pourtant, en 2012, le candidat Hollande s’était engagé à restaurer le droit d’asile...

Aujourd’hui, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, annonce un raccourcissement des délais pour les demandes d’asile et une expulsion rapide des déboutés. Des mesures qui risquent, d’après RESF, « de porter une atteinte grave à la possibilité de trouver un refuge pour tous ceux qui fuient des persécutions ou des zones de guerre ».

Ixchel Delaporte

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 15:59

cc

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URGENT URGENT URGENT
APPEL A LA SOLIDARITE
Les ASL (agent des services logistiques) de la clinique mutualiste de St etienne sont en grève depuis lundi 1er juillet.
Mouvement lié à la réorganisation du service imposé par la direction avec des suppressions de postes et aggravation des conditions de travail
Le mouvement est soutenu par la CGT et FO
La direction joue le mépris total, refuse de discuter, pire, entrave le processus de consultation du CE
Un référé au tribunal va être lancé mais en attendant, elles ont décidé de reconduire le mouvement.
Cependant, certaines risquent de ne pas tenir longtemps pour des raisons financières évidentes.
Nous lançons un appel à la solidarité financière
Vous pouvez envoyer vos dons à l’USD 42 , nous les remettrons immédiatement aux salariés.
Merci de nous faire connaitre vos intentions au plus tôt, la reconduction du mouvement en dépend.
Merci à tous

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 13:21
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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 13:16
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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 13:07
un dossier très intéressant..

un dossier très intéressant..

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 13:06
une très bonne nouvelle..enfin!!!
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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 13:05
et voilà encore et encore...!!
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