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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 19:58
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 19:57

Toutes les nouveautés (initiatives, publications, notes en lignes, vidéos...) sur le site : www.gabrielperi.fr

Quelle histoire pour quel commun ?
Pistes pour un enseignement de l’histoire dans l’école commune

Avec Laurence de Cock, professeure d’histoire

jeudi 17 décembre 2015 à 18H30,
salle 25 (1er sous-sol)
Espace Oscar Niemeyer
2, Place du Colonel Fabien 75019 Paris (entrée Avenue Mathurin-Moreau)
Métro Colonel-Fabien, ligne 2

Inscriptions : inscription@gabrielperi.fr


Présentation :

Les récurrents débats sur les programmes d’histoire ont montré à quel point la question reste sensible et fortement politisée en France. On pourrait crier à l’instrumentalisation et moquer ces propensions d’éditorialistes à saisir sur le vif chaque prétexte à interroger l’identité française et à fustiger l’école.

Il faut toutefois reconnaître que peu de contenus d’enseignement sont aussi régulièrement débattus que ceux qui concernent l’histoire, et qu’il y a peut-être quelque chose ici à interroger de l’idée que l’on se fait de l’importance et de l’utilité de l’histoire dans la trajectoire scolaire ainsi que de la surpuissance régulièrement assignée à certains contenus (fait religieux, fait colonial, Shoah aujourd’hui par exemple).

La chose en devient d’autant plus étonnante que les travaux sociologiques ou didactiques sur les modalités d’apprentissage de l’histoire par les élèves témoignent d’ une très grande distance entre le prescrit et le réel, laissant supposer que les débats publics sur l’enseignement de l’histoire disent davantage des représentations sociales de l’utilité politique de l’enseignement de l’histoire que de la réalité de ce que les élèves en font.

Il en ressort que la participation de l’histoire scolaire à une culture commune ne relève pas simplement des thématiques "programmées" par les textes mais aussi - et peut-être surtout - d’une réflexion sur l’itinéraire des savoirs C’est dans cette perspective plus curriculaire donc que nous proposerons quelques pistes pour penser l’ensemble de la chaîne qui s’étend de la prescription par l’Etat à la restitution par les élèves.

Nous partirons d’une mise en miroir des débats récents avec les résultats d’une enquête sur les récits d’histoire de France par 6000 élèves de tous les âges à laquelle nous avons participé. Nous interrogerons alors les distorsions entre ce qui est supposé de la performativité des contenus d’enseignement et ce qui affleure dans les résultats de l’enquête. C’est de cette comparaison que nous lancerons quelques pistes pour une refonte non tant des "programmes" que des curricula d’histoire au regard de l’importance - Ô combien récemment rappelée - de l’acquisition d’une grammaire historique comme composante d’une culture commune.

http://www.democratisation-scolaire.fr/spip.php?article214

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 19:50

Communiqué de presse

État d'urgence : danger !
La France qui se revendique des Droits de l'Homme les bafoue

« Un peuple qui est prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre, et en général il perd les deux ». Benjamin Franklin.

L’état d’urgence décrété le 14 novembre, prolongé pour 3 mois par le Parlement est inscrit dans une loi du 3 avril 1955, adoptée en pleine guerre d’Algérie, donc dans un contexte de répression coloniale exercée sur un peuple entier. La loi a ensuite été utilisée à l'échelle de la France entière en 1961. L’état d’urgence a été proclamé en Nouvelle Calédonie en 1984. Elle fut encore appliquée du 8 novembre 2005 au début de janvier 2006 dans les banlieues des grands centres urbains.

Cet état d'urgence confère des prérogatives d'exception au pouvoir exécutif et administratif. Certes le décret prévu par la loi de 1955 qui permettait la censure de la presse a été supprimé mais le danger persiste. La loi du 3 avril 1955 permet de décréter un couvre-feu, dans certaines zones délimitées et pour certaines plages horaires. Les pouvoirs publics l'avaient amplement utilisée en 2005.

Les deux principaux volets mis en œuvre actuellement concernent les perquisitions administratives et les interdictions de manifestations et rassemblements.

Les perquisitions de domicile peuvent être menées à toute heure du jour ou de la nuit, sans mandat judiciaire. Elles peuvent s'accompagner d'assignations à résidence. Les pouvoirs publics viennent de faire un ample usage de cette possibilité, surtout en direction – selon leurs intentions déclarées – de certains courants de ce qui est appelé désormais « l’islam radical ».

L’interdiction de rassemblements peut concerner des manifestations en plein air, mais également des réunions ou représentations dans des salles de spectacle. Le gouvernement peut dissoudre des associations jugées dangereuses pour l'ordre public.

Déjà les « bavures » et les dérives sont nombreuses.

À tel point que le mercredi 25 novembre le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a cru devoir inviter les préfets à mener les perquisitions « dans le respect du droit », preuve qu'il n’a pas toujours été respecté.

Suivant le journal « Le Monde » (24 novembre), les cibles des perquisitions vont bien au-delà de la mouvance djihadiste. Dans certains cas, les observateurs et observatrices ont d’ailleurs bien du mal à saisir la raison de certaines perquisitions, leur lien avec une menace terroriste quelconque. C’était le cas de la perquisition musclée d’un restaurant halal à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise).

Le 27 novembre, la Ligue des Droits de l'Homme a souligné qu'après avoir interdit les manifestations citoyennes autour de la COP21, le ministre de l’Intérieur a assigné à résidence un des responsables de la coalition climat 21, nouvel exemple que l’état d’urgence est un danger pour les libertés publiques et que la lutte contre le terrorisme n’est ici qu’un prétexte pour interdire toute voix dissonante.

Des avocats et avocates impliqués notamment dans la défense des personnes assignées à résidence rapportent le manque de motivation de ces mesures. Ainsi, en région toulousaine les autorités se sont contenté d'un « Vu l’état d’urgence… ».

Les manifestations des 28 et 29 novembre à Paris et en régions ont été interdites au motif qu'elles pourraient constituer des « cibles » et que les forces de l'ordre sont occupées à autre chose que leur protection. Mais en même temps, le gouvernement ne demande ni la fermeture des centres commerciaux, ni celle des complexes cinéma ou des musées, ni l'annulation des marchés de Noël et des manifestations sportives.

Le MRAP dénonce en particulier les 58 signalements effectués par la police au parquet – en vue de poursuites – suite à la manifestation pour les droits des migrants qui s’est tenue, malgré une interdiction, le dimanche 22 novembre. Certaines des 58 personnes ne se trouvaient même pas à Paris au moment de la manifestation. La police semble s’être servi de fichiers préalablement constitués et d'une vidéo journalistique. De même, l’arrestation , Place de la République à Paris, dimanche 29 novembre, de plus d’une centaine de personnes a touché des militants syndicaux, des militants associatifs, des militants écologiques qui exerçaient leur droit à revendiquer pour la justice climatique.

Poursuivre des citoyen-ne-s qui manifestent leur solidarité avec des migrants et des réfugiés est un affront à l’esprit civique. Si ces poursuites devaient aboutir, cela laisserait augurer de sinistres perspectives, d’autant plus que certain-e-s n’hésitent pas à créer un amalgame insupportable entre migrants et terroristes.

Toutes ces dérives sont dramatiquement confirmées par la décision du gouvernement français de renoncer à ses obligations liées à la convention européenne des Droits de l'Homme.

Extrêmement préoccupé par les entorses aux Droits de l'Homme et aux libertés fondamentales, individuelles et collectives le MRAP appelle à la levée de l’état d’urgence et demande que soit garanti le droit de manifester et de s’exprimer publiquement. Il continuera à affirmer haut et fort sa solidarité avec les migrant-e-s et les réfugié-e-s, et toutes les victimes de discriminations.

Dès le 16 novembre, le président François Hollande a annoncé l’élaboration d’un projet qui devrait inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, sans limitation de durée. Jusqu’ici, l’état d’urgence était réglé par une loi ordinaire (celle de 1955) et non par la Constitution elle-même, cette dernière ne prévoyant que l’état de siège, situation encore plus grave.

Non content de vouloir s'affranchir de l'état de droit en demandant aux députés de ne pas saisir le Conseil Constitutionnel, le premier ministre M. Valls, considère que « Nous allons vivre longtemps avec cette menace terroriste » (16/11/15). On perçoit aisément le danger qui consiste à créer un dispositif d’exception… qui risque de devenir rapidement la norme, et dont on ne sortira plus.

L'état d'urgence, "gravé dans le marbre" de la Constitution pour une utilisation illimitée pourrait tomber dans des mains d'un gouvernement dont les objectifs liberticides seraient un danger gravissime pour les droits et libertés, un gouvernement qui n'aurait qu'à utiliser les lois et mécanismes mis en place par ce gouvernement pour imposer son idéologie, réprimer toute opposition démocratique. Le risque est réel de voir le Front National participer à un gouvernement avec une partie de la droite. Fin 2012, les journalistes Eric Mandonnet et Ludovic Vigogne ont rapporté qu’entre les deux tours de l’élection présidentielle des conseillers de N. Sarkozy lui avaient suggéré… de proposer le ministère de l’Intérieur à Marine Le Pen. Pour imposer son idéologie et combattre ses adversaires, pour réprimer toute opposition démocratique, le Front National n’aurait qu'à utiliser les lois et la constitution existantes.

Le MRAP appelle tous les citoyens à s'opposer aux dérives actuelles et à en soutenir les victimes, tous les parlementaires à s'opposer fermement à la « constitutionnalisation » de l'état d'urgence.

Le MRAP appelle toutes les organisations démocratiques à s'unir pour exiger le respect des Droits de l'Homme et des libertés fondamentales individuelles et collectives.

Paris, le 2 décembre 2015

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:48
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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:43
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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:39
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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:38
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 22:01
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 21:51

Régionales : Clan Le Pen et Front National

le MRAP appelle à un sursaut démocratique

Le Front National retourne aux sources de la vieille extrême-droite totalitaire :

Marine Le Pen et sa nièce Marion Le Pen peuvent, à défaut d'un sursaut démocratique, conquérir deux régions de France. Cette perspective est d'une extrême gravité pour la démocratie.

Elles illustrent toutes deux la duplicité du parti d'extrême-droite : si elles partagent en commun un même socle xénophobe et raciste d'un FN hérité de l'ancien tortionnaire en Algérie, elles savent aussi gommer les provocations les plus outrancières du patriarche. Mais le leurre est quand même tombé.

Derrière la démagogie vaguement sociale : l'ultra libéralisme économique et la société inégalitaire.

Le Front National tente de rallier une partie de l'électorat qui souffre de difficultés économiques et sociales, qui doute des solutions politiques proposées par les gouvernements, Mais l’extrême droite n’a, jamais et nulle part, été synonyme de progrès social et économique dans l’histoire humaine, bien au contraire. L'histoire nous a appris que le discours social de l'extrême-droite n'est qu'un leurre le temps d'une conquête du pouvoir, elle se retourne toujours contre les couches populaires dès qu'elle a pris le pouvoir.

Marine le Pen développe encore, pour peu de temps, un discours vaguement socialisant et anti-libéral mais elle confie déjà à sa nièce le soin de rallier le soutien des secteurs ultra-libéraux.

Quand la cadette dénonce ainsi sur RMC « L'Etat nounou » elle vise la protection sociale et économique qui protège les citoyens et notamment les plus humbles. En fustigeant l’État « omniprésent dans le cadre du marché et dans le secteur privé » elle entend restreindre le rôle régulateur de l'Etat au profit d'une loi du marché aveugle.

Toujours les mêmes ressorts de l'exclusion et de la haine raciale.

Si le patriarche procédait d'un racisme de soudard, Marine le Pen et le Front national de 2015 enveloppent leur haine xénophobe et l'islamophobie de précautions sémantiques qui ne trompent plus. Bon nombre des candidats FN aux élections se livrent d'ailleurs aux pires débordements racistes, tout particulièrement islamophobes

Dans la tradition réactionnaire : les menaces contre les droits des femmes.

En annonçant, devant un parterre d'homophobes, de pro-life et d'intégristes chrétiens de la « manif pour tous », la suppression des subventions au planning familial au cas où elle serait élue, Marion Maréchal Le Pen visait le droit à l'IVG et la loi Veil.

Dans le cadre de la répartition des tâches électorales, Marine le Pen feint de désapprouver sa nièce pour ne pas s'aliéner la droite moins conservatrice en ce qui concerne le droit des femmes, mais en janvier 2014 c'est elle-même qui théorisait sur une supposée banalisation de l'IVG.

Derrière le masque républicain, les libertés de tous menacées.

La démocratie est en danger. Le Front National est contre le droit de grève, contre les syndicats qui « ne pensent qu'à bloquer l'économie ». N'oublions pas que Steeve Briois, élu à Hénin Beaumont en 2014, a immédiatement annoncé la couleur : la Ligue des Droit de l'Homme et le Secours Populaire (qualifié d' "association gauchiste") immédiatement avisés qu’ils étaient expulsés de leurs locaux, tout comme à Mantes la Ville le maire FN Cyril Nauth a décidé d'expulser la LDH de son local occupé depuis plus de 20 ans.

Sur le plan international

N'oublions pas les projets d'alliances avec les partis d'extrême droite européenne en vue de la constitution d'un groupe au Parlement européen, son soutien aux dictatures pour lesquelles Marine Le Pen manifeste d'ailleurs quelques sympathies quand elle décerne un brevet de respectabilité à Bachar El Assad en déclarant qu'il « n'est pas un barbare » (comme Jean Marie Le Pen avait en son temps soutenu Sadaam Hussein).

Deux régions peuvent donc passer sous la coupe de la famille Le Pen à l'occasion des prochaines élections régionales. Au Front National on se transmet fidèlement l'héritage intact de l'extrême-droite de toujours, le MRAP appelle à un sursaut démocratique pour empêcher cette catastrophe

Paris, le 30 novembre 2015

 
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 21:50

Communiqué de presse
Dans une démocratie, manifester est un droit, pas un délit
!

Préparée depuis plusieurs mois, la journée du 29 novembre devait être l’occasion d'une mobilisation citoyenne, à la veille de l'ouverture de la COP21, pour le climat et l'avenir de notre planète.

Après les attentats du 13 novembre, le gouvernement a décidé d’interdire l’ensemble des manifestations sur le territoire français… alors qu’il autorisait les marchés de Noël et les manifestations sportives.

A Paris, des dizaines de milliers de citoyen(ne)s ont organisé une chaîne humaine, autorisée, entre la Place de la République et la Nation.

Alors que des centaines de manifestant-es se trouvaient encore place de la République, pacifiquement, la police les a encerclés. Le but était clairement de déclencher une réaction pour justifier une action policière. Les forces de l’ordre ont chargé la manifestation et ont lancé des lacrymogènes sur la foule. Ils ont procédé à l’arrestation de plus d’une centaine de personnes parmi lesquelles des militants syndicaux, des militants associatifs, des militants écologiques qui exerçaient leur droit à revendiquer pour la justice climatique.

Le MRAP réaffirme sa demande que soit respecté le droit légitime dans toute démocratie de manifester.

Il demande la libération et la relaxe de l’ensemble des militant-es arrêtés.

Paris, le 30 novembre 2015

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Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples
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